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samedi 05 avril 2003
par Denis Boudreau

Rédiger efficacement pour le Web

Mercredi dernier, je suis allé suivre une formation portant sur la rédaction optimisée pour le médium du Web. Portée par une philosophie allant dans la même veine que la présentation de Nick Usborne (auteur Montréalais de NetWords, une référence sur l'écriture Web) qui avait eu lieu le 29 janvier dernier à l'UPA et l'article de Mark Bernstein pour le compte du magazine Alistapart, cette formation présentait les différences fondamentales entre le médium imprimé et le médium Web.

Cette formation donnée par François Hubert, rédacteur de son état, spécifiait entre autres choses pourquoi il était si important d'adapter son écriture pour le bénéfice et le plus grand confort de l'utilisateur qui, contraint sur l'écran à une résolution beaucoup plus limitée que le papier, ne jouissait pas des conditions optimales lorsque lisant directement sur Internet.

Une discipline de plus en plus prise au sérieux à une époque où l'on passe enfin de l'ère du contenant à l'ère du contenu, la rédaction Web soulève dans mon esprit une question des plus fondamentales :

Comment se fait-il que le Web soit le seul médium existant où le message est éclipsé par la technologie ? En effet, que l'on pense à la télévision, à l'imprimé, à la radio ou à n'importe quel autre vecteur d'information, le message est toujours l'aspect le plus fondamental et le plus mis de l'avant. La technologie, dont le but est d'abord et avant tout de supporter le message et d'en bonifier l'impact, lui est toujours secondaire.

Curieusement sur le Web, il en va tout autrement. Combien de fois en effet êtes-vous tombés en face d'un site Web qui n'avait rien à dire, et dont on tentait de dissimuler, parfois très adroitement d'ailleurs, l'absence de message derrière une éticellante façade de tappe-à-l'œil toute de Flash construite ou au DHTML impressionnant par son dynamisme à couper le souffle ? Une tendance qui perd heureusement de la vitesse, alors que l'on commence à se rendre compte que, si tout les sites peuvent prétendre à un usage technologique de première classe, bien peu sont ceux qui peuvent se vanter d'effectivement avoir quelque chose d'intelligent à dire...

Ainsi donc, pour une multitude de raisons, l'internaute est réticent à lire sur le Web, préférant largement imprimer un texte pour le lire sur papier que de se le farcir à l'écran. Cette constatation, dont nous connaissions tous la réalité, n'est pas sans rappeler le mythe du bureau sans papier auquel je faisais mention en février dernier. Toutefois, avec l'amélioration du support informatique et le déploiement de la résolution écran (qui n'est encore pour l'instant que de 72 dpi pour un PC et 96 dpi pour un Mac), tout porte à croire qu'avec le temps et une certaine restructuration de l'approche de la rédaction, l'utilisateur pourrait en arriver à développer une habitude de lecture à l'écran aussi confortable que sur papier.

À mon humble avis, ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas que l'internaute n'est pas intéressé à lire sur le Web, c'est plutôt que le modèle d'écriture, calqué sur celui de l'imprimé, n'est pas encore adapté au médium. Est-ce donc dire que si l'information était structurée différemment et présentée dans un autre format, les gens seraient plus portés à lire et moins portés à simplement survoler les blocs de contenus pour n'en retirer que l'essentiel ? C'est un pari que les tenants de la rédaction adaptée font, et que je soutiens pour ma part sans l'ombre d'un doute.

Denis Boudreau | 2003.04.05 @ 21:17

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