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mardi 08 février 2005
par Denis Boudreau

Logiciels libres ou propriétaires ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que voilà une question qui se retrouve depuis quelques mois sur les lèvres d'un nombre grandissant de gestionnaires d'entreprises ! Voilà également la question que posait ce matin monsieur Louis Fortier du CRIM, dans un article publié dans la version électronique du Journal Les Affaires.

En somme rien de bien neuf sous le soleil pour ceux d'entre vous qui baignez déjà dans l'univers du libre depuis des lustres, mais néanmoins une sortie intéressante. Considérant que cet article a probablement été lu par des milliers de gestionnaires québécois aujourd'hui, fort est à parier que la plupart sont justement aux prises avec des solutions propriétaires leur coûtant les yeux de la tête à maintenir d'années en années. À mon sens, c'est exactement le genre d'articles qui peut faire une différence dans la balance décisionnelle, justement parce qu'il présente les pours et les contres.

Un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche, avant de vous laisser vous faire une tête sur la question :

Pour répondre à cette question, mettons-nous à la place d'un gestionnaire en technologies de l'information et de la communication qui doit trouver la solution qui répond adéquatement aux besoins. Cette solution doit être adaptée au contexte de l'entreprise et doit pouvoir évoluer dans le temps. Elle doit également s'harmoniser aux processus d'affaires de l'organisation, au marché et à l'avancement de la technologie, tout en minimisant le coût total d'acquisition et de maintenance.

Plutôt éclairé comme point de vue, vous ne trouvez pas ? J'en profite également pour souligner que j'ai ajouté le Journal Les Affaires à mes lectures quotidiennes depuis une semaine environ et que je ne le regrette vraiment pas. On y trouve, entre autres, une veille appréciable de l'univers techno québécois.

Denis Boudreau | 2005.02.08 @ 22:04

Alors, qu'en pensez-vous ?

Voici ce que vous aviez à en dire... vos impressions, recueillies à vif.

2005.02.09 @ 04:52 par Normand Lamoureux

«La qualité des logiciels libres est variable, dit l'auteur.» En fait, ce qu'il veut dire quand on lit la suite, c'est que la qualité d'un logiciel libre peut laisser à désirer.

Soit. Mais n'est-ce pas la même chose avec les gratuiciels propriétaires qu'on trouve en abondance sur le Web?

Il me semble que l'auteur confond ici deux choses: libre et gratuit.

Un logiciel gratuit peut plus facilement se permettre d'être médiocre, et ce, qu'il soit libre ou propriétaire. Alors qu'un logiciel payant...

Voilà, c'était mon grain de sel. Reste que l'article mérite effectivement d'être parcouru.

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2005.02.09 @ 04:57 par Normand Lamoureux

L'argument «contre» nº3 n'est pas plus consistant que le premier:

«Il existe souvent une incertitude sur le choix d’une solution. À moyen terme, s’il y a une compétition entre différentes technologies, on peut se retrouver à long terme avec la solution la moins répandue et qui évoluera moins rapidement.»

C'est vrai, on ne peut le nier. Mais la même dynamique se retrouve dans le marché des logiciels propriétaires. Il n'y a donc là rien qui soit propre au libre.

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2005.02.09 @ 05:02 par Normand Lamoureux

L'argument «contre» nº4 appelle aussi un commentaire:

«Le projet original de développement peut s’arrêter pour diverses raisons ou encore se diviser en deux projets différents.»

Comme si l'arrêt de développement d'un logiciel n'existait pas aussi dans le marché du logiciel propriétaire... Vous voulez des noms?

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2005.02.09 @ 05:08 par Normand Lamoureux

Plus que tout, c'est l'argument «contre» nº5 qui me fait douter de la profondeur de vue de l'auteur:

«La sécurité d’un logiciel libre peut être compromise. La participation libre au développement ouvre la porte à des personnes mal intentionnées qui pourraient incorporer du code malicieux.»

Et quand le code est scellé, tenu secret et protégé par brevet, c'est plus sûr? Au contraire, me semble-t-il: l'absence d'ouverture et de transparence ne rend que plus facile pareille entreprise. La différence, c'est que là on connaîtrait tout de suite le coupable.

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2005.02.09 @ 05:18 par Normand Lamoureux

Dernier commentaire, promis. Cette fois, touchant l'argument «contre» nº9:

«Il peut être difficile de fonctionner dans un environnement où cohabite du logiciel libre et du logiciel propriétaire, principalement si des fichiers et des données doivent être échangés entre ces derniers. C’est le cas par exemple de la compatibilité entre les fichiers MS Office et Open Office.»

C'est indéniable. Reste qu'il aurait été intéressant de dire que cet état de fait s'explique par l'emploi de formats fermés dans le cas de MS Office, alors qu'OpenOffice n'utilise que des formats ouverts.

L'absence de compatibilité est à attribuer aux *formats* utilisés (documentés, publics et accessibles dans un cas, privés, secrets et protégés dans l'autre) et non au fait que le *logiciel* soit libre ou propriétaire.

Bien que ce soit rare, il y a aussi des logiciels libres qui utilisent des formats fermés.

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2005.02.09 @ 16:23 par Stephan

Monique soulignait (je ne sais plus où) que certains documents créés sur Office97 devaient être ouverts avec OpenOffice parce que Office2000 refusait de les traiter. Enfin, elle confirmera si elle passe dans le coin...

Bon je vais lire l'article...

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2005.02.11 @ 12:50 par Monique

Bonjour,

> Monique soulignait (je ne sais plus où)

Moi non plus... ;-)
En fait c'est le contraire. J'en suis restée à Office 97 et quand je reçois un fichier créé avec une version plus récente, je peux l'ouvrir mais je perds une bonne partie des informations...
Si je n'avais pas disposé d'Open Office, j'aurais été obligée de choisir : payer ou renoncer à consulter les documents dans leur totalité :-(

A propos des logiciels libres : dans le cadre de la Fête de l'Internet, le Parlement de la Communauté française organise un colloque sur le thème 'Logiciels libres : services publics indépendants ?'
Je donne donc rendez-vous (le 17 mars) à tous les Belges qui passent par ici http://www.fete-internet....

Amicalement,
Monique

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