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archives de novembre 2003

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dimanche 30 novembre 2003
par Denis Boudreau

Ouvrir la lumière dans un placard

Retour sur webÉducation. Au cours de sa présentation de jeudi dernier sur l'organisation que représente le W3C et les enjeux majeurs que celle-ci défend, Karl abordait en ces termes l'accessibilité universelle au Web (reconstitution de mémoire somme toute fatiguée) :

L'accessibilité, c'est la possibilité de permettre à une personne autrement enfermée dans un placard, de tirer la ficelle reliée à une ampoule afin de jeter un peu de lumière sur l'univers qui l'entoure et découvrir le monde des idées et des couleurs. C'est lui offrir l'opportunité de sortir de son isolement pour quelques instants, de s'évader et de prendre contact avec l'univers qui l'entoure... d'échanger, d'être entendu, d'apprendre. Au même titre que les autres.

Évidemment, Karl ne parlait pas seulement d'aveugles, lien que nous sommes tous trop souvent rapides à faire lorsqu'on parle d'accessibilité. Il parlait autant d'handicapés physiques que de simples populations viellissantes. Néanmoins, il est vrai que le cas de l'aveugle versus le médium Web est un exemple terriblement parlant. Son discours m'a inspiré un renouvellement de mon engagement à promouvoir ce dossier... et à me questionner une fois de plus, moi qui n'en ai aucun (peut-on considérer le daltonisme comme un handicap ?) , sur les raisons qui m'amenaient à tant prendre cette cause au sérieux.

Autre qu'un simple appel à l'excellence dans un domaine de travail qui est le mien, je considère que le droit à l'information revient d'emblée à tout citoyen et est aussi légitime que ne l'est la liberté elle-même. Contrairement à une multitude d'autres causes auxquelles je pourrais me consacrer et pour lesquelles je disposerais d'un poids argumentaire faible avec ma petite personne, j'ai l'impression qu'en matière d'accessibilité ou encore de normalisation qui entraîne automatiquement un certain niveau d'accessibilité, je suis positionné pour accomplir un peu plus. Que ce soit en terme de visibilité, d'expérience ou de motivations morales n'a que peu d'importance. C'est surtout le fait que quotidiennement, je peux sentir la portée de mon geste, et la répercussion de celui-ci sur les gens qui m'estiment assez pour me prêter oreille.

Il y a aussi le fait indéniable que personne n'est à l'abri d'un coup du destin et que je détesterais, du jour au lendemain, de perdre mon Web chéri dû à l'incompétence ou l'insensibilité des uns ou encore, au manque de ressources ou de connaissances des autres.

Le lien que je vous propose aujourd'hui n'a rien de neuf, je crois même vous l'avoir présenté par le passé. Il vous permettra de vous faire une tête sur ce que peut représenter l'utilisation d'un lecteur d'écran pour naviguer le Web. Révélateur d'une problématique largement ignorée. La conférence de presse de mardi prochain qui accompagnera l'étude de la Fondation des Aveugles du Québec entend bien poser la première pierre d'un édifice visant à solutionner ce problème. Si chaque coin de Terre faisait de même, avant longtemps, le problème pourrait n'être qu'un mauvais souvenir.

Denis Boudreau | 2003.11.30 @ 08:30 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 29 novembre 2003
par Denis Boudreau

Guide pratique d'accessibilité universelle

Sylvain Carle me faisait récemment part que l'IRDPQ, rendait dernièrement public un guide pratique sur l'importante question de l'accessibilité universelle. Composé de 12 fiches PDF et d'un manuel d'utilisation accompagnateur visant à proposer une optimisation significative des espaces publics pour les personnes handicapées, ce guide se veut également porteur de propositions pour offrir un meilleur environnement d'utilisation à tous les citoyens.

Les fiches ont été conçues en fonction d'observations portant sur les déplacements d'une personne vers un édifice, dans un édifice ainsi que dans des espaces publics extérieurs. Chaque fiche traite d'un seul sujet mais renvoie à des fiches complémentaires.

Vraisemblablement en cours de production (on y parle d'édition actuelle), il est à espérer que ce guide d'accessibilisation incluera éventuellement un autre espace public tout aussi important, mais virtuel celui-là, soit le Web.

Si jamais le son de cloche fait écho à l'IRDPQ, le collectif W3Québec est tout à fait disposé à les y aider, en leur assurant support et conseil technologique. Il suffit simplement de communiquer avec moi par l'intermédiaire de ce formulaire.

Denis Boudreau | 2003.11.29 @ 07:49 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 28 novembre 2003
par Denis Boudreau

webÉducation : les standards Web et le W3C

Et voilà, c'est chose faite ! Après trois semaines à ne plus dormir et à remuer chaque coin du Web à la recherche de sources d'informations pertinentes pour monter en catastrophe deux présentations d'une heure, la journée de webÉducation n'est plus qu'un heureux souvenir.

Comme je vous l'annonçais sommairement ce mercredi, la plus récente édition des journées conférences webÉducation avait lieu hier à Québec devant les webmestres du gouvernement québécois. Le thème de la journée, "Les standards du Web et le W3C" réunissait trois conférenciers, dont moi-même. Le sujet ne pouvait pas mieux tomber. En effet, ceux-ci ayant reçu l'annonce des résultats de l'étude sur l'accessibilité de la Fondation des Aveugles (disponibles mardi prochain pour le grand public) étaient particulièrement intéressés à voir en quoi les standards Web pourraient les aider à rectifier le tir et offrir des services en ligne plus accessibles, non seulement pour les aveugles, mais pour l'ensemble de la population...

Ça tombait bien, Sylvain Carle, Karl Dubost et moi étions là pour ça, bien préparés et prêts à faire face à la musique.

En ce qui me concerne, c'était une première expérience de ce type, une première vraie journée de conférences devant un auditoire de plus d'une centaine de personnes. Inutile de vous dire que j'étais assez nerveux. Faut dire que ça fait drôlement changement des petites salles d'une douzaine de personnes auxquelles je m'étais habitué. Heureusement, tout s'est très bien déroulé, malgré une nuit de sommeil de trois heures, mon inexpérience notable d'orateur et une surcharge d'information pour le temps qui m'étais alloué (deux présentations de 60 ascétates, c'est tout dire !).

L'auditoire fut très agréable, chaleureux, réceptif et surtout interpellé personnellement par la thématique. C'est toujours un privilège extraordinairement gratifiant de se retrouver en face de gens qui éprouvent le même type d'incertitudes que celles par lesquelles on est nous-mêmes passés et d'être en mesure de leur fournir un peu de lumière pour les aider à éclaircir tout ça. Une ambiance appréciable, et surtout la chance de rencontrer de parfaits inconnus, mais aussi des gens avec qui j'ai plaisir à communiquer depuis un moment, question de mettre des visages sur des noms et entreprendre un second niveau de relation de partage et d'échange.

Je vous épargne le compte-rendu de cette journée pour passer directement à ce qui pourrait vraiment vous y intéresser, soit le programme lui-même. Vous trouverez sous chacune de mes présentations un lien vers la version officielle hébergée sur mon serveur. Il y a bien sûr celle que vous connaissez déjà depuis mercredi, mais aussi la seconde que je vous promettais à ce moment. Lorsque j'aurai en main les liens pointant vers celles de mes compagnons, je les ajouterai à ce billet.

9h35 - Panorama des navigateurs Web en 2003

par Denis Boudreau, Cybercodeur.net

Le conférencier dressera le panorama actuel des navigateurs afin de conscientiser sur les alternatives envahissant le marché et qui transforment radicalement le paysage Web. Il exposera ensuite la migration des habitudes des internautes et du marché vers ces alternatives et expliquera en quoi il est maintenant contre-productif de coder des sites Web optimisés pour des configurations précises à l'intérieur du paradigme MSIE/Netscape.

Panorama des navigateurs Web en 2003

10h55 - Le W3C, son rôle, son action, ses réalisations

par Karl Dubost, W3C

Après un peu plus de 10 ans d'existence, l'infrastructure du Web a atteint une certaine maturité maintenue par le World Wide Web Consortium (W3C). Karl Dubost nous présentera cet organisme en détail, son fonctionnement, ainsi que les nombreux enjeux d'internationalisation, d'accessibilité, d'interopérabilité qui sont au cœur du développement harmonieux des technologies.

13h30 - Intérêt des standards Web au 21e siècle

par Denis Boudreau, Cybercodeur.net

Lors de cette présentation, monsieur Boudreau démontrera l'intérêt d'une méthodologie de conception Web standardisée, basée sur des normes ouvertes et libres, comme celles proposées par le Consortium W3. Il identifiera les avantages concrets d'un tel virage, la problématique de la situation actuelle en matière de développement Web et quelques solutions pérennes pour évoluer vers la conception du vingt-et-unième siècle qui se veut portable et interopérable.

Intérêt des standards Web au 21e siècle

14h45 - Les standards en action sur gouv.qc.ca

par Sylvain Carle, Groupe Interstructure

Sylvain Carle nous présente les étapes pour l'amélioration d'un site existant afin de se conformer de façon progressive aux normes du W3C. À l'aide d'exemples tirés du site http://www.gouv.qc.ca, il propose une stratégie pour aborder la problématique, suivie d'exemples concrets de solutions, avec les pour et les contre. Méthode et code ponctué d'échanges avec la salle et les deux autres conférenciers invités de la journée.

Au passage, je tiens à remercier les organisateurs de l'événement, messieurs Benoît Girard et Jean-François Picard du MRCI qui ont rendu cette journée possible et bien sûr, tous ceux qui se sont déplacés pour entendre ce que nous avions à dire et qui ont eu d'aussi bons mots à notre égard. Je tiens également à remercier tous ceux parmi vous qui avez commenté la première présentation et ceux qui commenteront la seconde. Ma boîte de courriel croule littéralement sous les messages à ce sujet. Je les lirai tous dans les prochains jours et apporterai les modifications qui s'imposent dans le but de les faire évoluer. Ces présentations n'en seront que meilleures, grâce à votre apport...

Parce que bien sûr, maintenant que j'ai goûté aux joies des conférences, j'entend bien répéter l'expérience dans un avenir rapproché ! ;)

Denis Boudreau | 2003.11.28 @ 16:49 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 26 novembre 2003
par Denis Boudreau

L'évolution des navigateurs Web

Ça a peut-être pas paru tant que ça (surtout après d'aussi longs billets que celui d'hier), mais j'ai été beaucoup moins présent sur le Web ces dernières semaines. Ceux d'entre vous qui m'avez envoyé des messages et qui n'ont pas encore obtenu réponse s'en sont probablement plus rendus compte que les autres. Ce n'est pas que je prenais une pause du Web, loin de là (ou que je vous évitais). C'est simplement que j'ai investi tout mon temps à préparer deux conférences sur les normes que je livre cette semaine, dont une que je présentais ce midi même dans le cadre des activités de dîners-conférences organisés par mon employeur.

Intitulée prétentieusement "Panorama des navigateurs Web en 2003 - Transformation du paysage Web et enjeux stratégiques majeurs", cette présentation d'une heure portait sur l'évolution des agents utilisateurs depuis les débuts du Web jusqu'à aujourd'hui et servait sournoisement de prétexte pour faire émerger la nécéssité d'enfin commencer à coder en conformité avec les normes, maintenant que ces mêmes navigateurs les supportent de manière décente.

À mon grand plaisir, le tout s'est très bien déroulé. Les gens étaient réceptifs et même captivés d'apprendre que cet univers était beaucoup moins passif qu'ils ne le croyaient à prime abord (c'est qu'il n'y a pas que MSIE dans la vie vous voyez). Avec le document ainsi produit, je compte rédiger bientôt un article de fond sur le sujet, une sorte de trace stratégico-historique, question de renflouer le coffre d'OpenWeb, auquel je n'ai rien contribué depuis ce printemps. Si le comité de rédaction l'accepte bien sûr ! :)

Bientôt, oui... mais pas avant d'avoir rattrapé le temps perdu avec ceux que j'aime, les traductions en cours promises pour Pompage ou pour C², les projets personnels pressants, les discussions entamées mais malheureusement demeurées en suspend (oui Anubis et Darken, c'est à vous que je pense) et tous ces emails qui égorgent mon ThunderBird chéri. Je pense donc que ça nous amènera en janvier, ce qui n'est pas si mal et plutôt raisonnable, quand on y pense bien.

Si vous avez envie de consulter cette présentation, ne vous gênez pas pour la commenter, je compte bien la resservir un de ces quatres. Du fait, je compte l'améliorer, notamment pour y inclure tout le volet Eolas, qui a tant fait parlé ces derniers temps. Je pense que je pourrais très bien m'en préparer deux ou trois, que je servirais à l'occasion. C'est un très bon arsenal à conserver sous le bras.

Bon, c'est pas tout ça, il faut que j'aille finaliser l'autre présentation, que je présente en tandem demain avec celle-ci. Non, ne me demandez pas ce que c'est, je vous réserve la surprise. Probablement demain soir, avec un compte rendu de ma première journée officielle de conférencier invité à webÉducation, en compagnie de messieurs Karl Dubost et Sylvain Carle.

Vivement, que je respire un peu ! ;)

Denis Boudreau | 2003.11.26 @ 17:10 | 11 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 25 novembre 2003
par Denis Boudreau

Conférence de presse sur l'accessibilité

On pourrait croire que depuis quelques temps, le W3Québec roupille paisiblement au gaz. Et pourtant non, les apparences sont trompeuses parce que jamais dans sa courte existence notre collectif n'a été aussi actif sur la scène québécoise du multimédia. Un des projets auquel a participé le W3Québec au cours des derniers mois a consisté à offrir un conseil technique au déploiement d'une étude menée par Jean-Marie D'Amour, pour le compte de la Fondation des Aveugles du Québec. Portant sur l'accessibilité des sites Web québécois d'intérêts publics, cette étude sondait au total 200 sites, analysés sur un ensemble de quatre pages chacun, notamment en ce qui avait trait à leur page d'accueil, un formulaire et deux autres pages, prises plus ou moins au hasard.

Quel a été le rôle de W3Québec dans cette étude ? Dans les faits, il a été plutôt mince mais à long terme, compte tenu que nous avons simplement débattu avec le représentant de l'équipe de la Fondation des Aveugles sur l'aspect robustesse du support des normes. Pas question pour nous de diriger l'évaluation ou encore de tester les sites uns à uns... de toute manière, cette responsaibilité ne nous incombait pas et ne cadrait nullement dans le mandat ou la mission que nous nous sommes donnés, soit de promouvoir de la manière la plus active et la plus significative possible l'application de normes au niveau de l'industrie québécoise du multimédia.

C'est clair, une telle étude se devait d'être réalisée et rendue publique, dans le meilleur intérêt du Web, ou encore, de ses populations handicapées ou vieillisantes qui souffrent de plus en plus de la fracture numérique. Certains égos en seront malheureusement froissés, mais ce devait d'être fait un jour ou l'autre.

L'analyse à proprement parler a été conduite par l'équipe interne de la Fondation. Cependant, en tant que spécialistes de la question de l'application des normes et en fonction du lien direct que le respect de celles-ci impose aux principes d'accessibilité, nous avons été tenus dans le secret des Dieux et avisés avant tout le monde de la triste mais prévisible tournure des événements. De toute manière, comme vous le constaterez dans quelques lignes, le simple fait de s'y impliquer activement aurait constitué un conflit d'intérêt peu enviable et même scandaleux.

Du lot de sondés, j'eus l'insigne honneur et la trépidante surprise de voir CYBERcodeur figurer à l'échantillonage, bien en vue avec les sites gouvernementaux et les sites bancaires. Orgueilleux comme je suis (on a les qualités de nos défauts), il n'était pas question que je m'en laisse imposer avec une faible note, vous vous en doutez bien. Quelques resserrements du code par-ci par là, tard le soir et le petit monsieur a fait ses devoirs, se gardant bien d'en causer publiquement... jusqu'à maintenant.

Les résultats de l'étude sont sortis dernièrement et comme on pourrait être en droit de s'y attendre, c'est dans le très navrant. En fait, c'est plus que navrant puisque la presque totalité des sites échouent lamentablement au passage même du niveau le plus primaire du WCAG, le barême d'évaluation soutenu pour l'étude (conformité de niveau A). En double fait, il n'y a qu'un site qui se mérite une note parfaite, frappant pleinement dans le mille sur tous les points d'évaluations. Quel est-il ce site ? Oh, un carnet Web québécois quelconque, qui parle de normalisation du Web et d'accessibilité sur une base régulière... rien de bien important pour les populations handicapées donc, ce qui ne fait que dramatiser davantage les résultats obtenus.

Ainsi donc, en tant que fondateur de W3Québec et responsable du seul site québécois se méritant les honneurs de l'étude, je suis convié à faire une courte allocution d'une dizaine de minutes le 2 décembre prochain, jour de la conférence de presse où Jean-Marie exposera l'ampleur du désastre. Je ne peux malheureusement pas dévoiler les résultats de l'étude pour le moment, mais dès le 2 décembre, je vous exposerai tout ça dans ces petites pages.

Entre-temps, je vous laisse avec le communiqué de presse qui sort ce matin pour inviter les journalistes et les médias à l'événement. Qu'on se le dise !

C O M M U N I Q U É

AVIS DE CONVOCATION

Dévoilement des résultats d'une étude sur les normes d'accessibilité au Web

Montréal, le 24 novembre 2003 - La Fondation des aveugles du Québec et ses partenaires, le collectif québécois pour la promotion des standards Web , W3Québec et l'Institut Nazareth & Louis-Braille, convoquent les représentants des médias à une rencontre de presse, la veille de la journée internationale des personnes handicapées, durant laquelle seront révélés les résultats d'une étude sur l'accessibilité au Québec de 200 sites Web francophones.

L'étude chapeautée par la Fondation des aveugles du Québec, démontre nettement que les normes d'accessibilité des sites Web ne sont pas respectées. Il faut se demander pourquoi. Est-ce un manque d'engagement, un manque de connaissances ou tout simplement nous avançons-nous dans de nouveaux terrains ?

L'objectif de l'accessibilité est d'éliminer les obstacles sur les parcours de navigation qui peuvent rendre les sites partiellement ou entièrement inutilisables. Internet est un moyen de participation sociale essentiel parce qu'il permet de compenser en partie les incapacités: accès à l'information, transaction en ligne plutôt que déplacements, communication en ligne plus facile qu'en langage gestuel pour ne citer que quelques exemples.

L'Internet est trop souvent un parcours d'obstacles, mais avec un peu d'information et de bonne volonté, il pourrait devenir plutôt une rampe d'accès et un moyen de participation sociale. Peut-on penser que l'accessibilité aux sites Web sera à la Toile ce que les rampes d'accès ont été aux fauteuils roulants ?

DATE: Mardi, le 2 décembre 2003
HEURE: 10 heures
ENDROIT: Centre St-Pierre
1212 rue Panais (coin René-Lévesque) Salle 203, Montréal
Téléphone : 514.524.3561

RSVP

-30-

Pour renseignements: Joanne Gosselin, relationniste
Fondation des aveugles du Québec (joanne@aveugles.org)
Tél. : 514.259.9470 cell. : 978.0793

Petit fait à noter : l'évaluation des sites se faisait strictement sur le support des niveaux A et AA du WCAG. Imaginez un peu s'il eut fallu pousser l'audace à évaluer pleinement ces sites selon trois niveaux de conformité. C'est donc dire que C², lui non plus, n'est probablement pas 100% accessible au sens propre et hérétique du terme.

Remarquez, cela confirmerait toutefois merveilleusement bien la règle... il y a toujours moyen de s'améliorer dans la vie.

Il serait également digne de mention de spécifier qu'à ma connaissance, tous les efforts ont été mis en place pour préserver l'intégrité des développeurs frappés par cette étude, compte tenu des dispositions souvent difficiles dans lesquelles ils développent leurs sites Web. Mais en même temps, on ne fait pas d'omelettes sans casser les œufs.

Denis Boudreau | 2003.11.25 @ 11:33 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 24 novembre 2003
par Denis Boudreau

Ainsi parlait Zeldmanthoustra, 4

Toujours dans la veine des paroles imprégnées de sagesse de mon maître du prêt-à-penser par excellence, j'ai nommé le grand Zeldmanthoustra, voici une réflexion pleine de bon sens sur la direction dans laquelle l'industrie du multimédia au sens large à évolué jusqu'à présent :

Is this trip really necessary ?

"You'd probably rather read about graphics and motion design, new thinking in site architecture, and usability than about the changing technological underpinnings of the Web. I would rather write about those things. But our best efforts in design, architecture, and usability will be wasted if our sites stop working in browser X or device Y. There could be no filmmaking without industry-wide agreement on frame rates, lenses, and audio recording techniques. Likewise, the continued health of Web design and development depends on the adoption of Web standards. Without these standards, there can be no true usability and no coherent approach to design.

In terms of acceptance, the Web got off to a faster start than any other medium ever introduced. But it's commercial success preceded the development of industry standards, throwing all of us into the perilous position of creating products (websites) that were continually made obsolete by one proprietary browser or device innovation after another. We were all so busy producing that we had no time to question the way we worked. Today, if we intend to keep working and producing, we must question and modify our methods.

Web standards are the tools with which all of us can design and build sophisticated, beautiful sites that will work as well tomorrow as they do today."

Ainsi parlait Zeldmanthoustra, DWWS, introp21-22.

Curieusement, il est toujours déstabilisant et démoralisant de constater que des empires incontournables du Web se sont construits sur une industrie qui n'est même pas en mesure de correctement livrer un produit véritablement de qualité (c'est-à-dire, basé sur des normes éprouvées de qualité et de performance). Avec une industrie peuplée de gens caractérisés par un manque abbérant de largesse de vision ou aveuglés par l'appât du gain immédiat, dont la compréhension du médium est faussée par la signature du prochain contrat, il n'est pas surprenant de constater que des concepts comme les normes et l'accessibilité ne trouvent pas facilement preneurs.

Ceux d'entre vous qui ont connu l'expérience du marché dans les années '90 ou qui continuent au jour le jour à en subir l'étroitesse comprendront bien de quoi je parle. Pour les autres, je dirai simplement que j'envie aujourd'hui votre innocence.

Fort heureusement, autres temps, autres moeurs. À force de marteller le même discours sans cesse, on finit par observer de timides résultats pointant à l'horizon. Reste à espérer que certaines personnes influentes de l'industrie comprennent bientôt le message et commencent à voir en quoi les normes peuvent leur permettre de rentabiliser plus encore leur expérience de l'Internet. Après, le reste viendra tout seul.

Et pour ceux qui se poseraient la question, non, je n'ai pas eu une mauvaise journée... ;)

Denis Boudreau | 2003.11.24 @ 23:29 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 23 novembre 2003
par Denis Boudreau

Ma position actuelle sur DHTML

C'est avec plaisir que je réalise qu'il y a de plus en plus d'inscrits sur la liste de diffusion de W3Québec. C'est donc dire que notre collectif suscite de plus en plus d'intérêt ! Ainsi donc, quelqu'un réagissait aujourd'hui à un truc que j'écrivais plus tôt à propos de DHMTL, et qui allait comme suit :

DHTML commence à sérieusement perdre de son intérêt, pour des considérations statistiques, ergonomiques et fonctionnelles.

Ainsi, au passage, cette personne en profitait pour poser la question suivante, à laquelle je me suis empressé de répondre, avec beaucoup trop de mots bien entendu ;\

La question de johpa

Donc, qu'en est-il de ce standard offrant à la fois du gadget, mais aussi des fonctions utiles ?

Ma réponse à sa question

J'hésite à qualifier DHTML de norme. En tout cas, ce n'en est pas une selon le W3C, mais bien une pratique mise en place à partir de trois normes distinctes : (x)HTML, CSS et DOM, par l'intermédiaire de JavaScript ou ECMAscript.

Dans la mesure ou ce JavaScript est codé selon le DOM W3C, DHTML peut effectivement s'avérer fonctionnel et utilisable sur toutes les plateformes, mais comme 99% du DHTML que l'on retrouve sur le Web est codé pour répondre aux exigences syntaxiques propriétaires des navigateurs les plus populaires (notamment document.all de MSIE et document.layers de Netscape), on est souvent en face d'un DHTML très lourd du type 'usine à gaz', qui exclut d'office tous les navigateurs alternatifs.

Toutefois, même lorsqu'il est conforme au DOM W3 (donc plus léger et portable sur tous les agents utilisateurs récents), DHTML posera toujours un grave problème d'accessibilité pour ceux qui ne supportent pas JavaScript (13% des internautes) pour une raison ou une autre.

Parmi ceux-ci, notons les gens qui le désactivent volontairement, ceux qui utilisent un navigateur texte ou encore, les personnes handicapées qui utilisent une technologie alternative en surcouche de leur navigateur et qui, dès lors, sont incapables de supporter correctement le DOM, peu importe sa saveur.

Certaines études ont d'ailleurs tendance à mettre en doute la pertinence de DHTML pour les menus qui explosent et offrent plusieurs niveaux de navigation simultanés. D'un simple point de vue d'utilisabilité et d'ergonomie, il appert que l'utilisateur moyen est souvent perdu dans ce dédale navigationnel. Surprenant et difficile à croire pour des gens comme nous qui sommes habitués à ce genre de techniques à tous les jours n'est-ce pas ?

Est-ce à dire que DHTML devrait être mis de côté ? Ça dépend probablement des goûts, mais en ce qui me concerne, je l'utilise le moins souvent possible maintenant (j'en ai beaucoup abusé par le passé). J'ai réalisé avec le temps qu'une bonne analyse et une bonne architecture navigationnelle arrivent toujours à permettre d'éviter DHTML.

Lorsque je l'utiliserai à l'avenir, ce sera d'une manière intrinsèquement reliée au backend de sorte que le dynamisme soit assuré par un langage de programmation côté serveur, pas côté client (je peux vivre avec les rafraîchissements d'écrans mais pas avec les utilisateurs qui ne peuvent naviguer dans mes sites).

J'ignore toutefois si on peut parler de DHTML si on en traite le dynamisme en backEnd par contre...

Et pour ce qui est de faire tomber de la neige dans l'écran, de faire brasser la fenêtre du navigateur ou tout autre inutilités du genre, je préfère me passer de commentaires.

Évidemment, ces opinions n'engagent que moi.

Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ? DHTML est-il aussi mort à vos yeux qu'il l'est aux miens ?

Denis Boudreau | 2003.11.23 @ 18:13 | 20 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 21 novembre 2003
par Denis Boudreau

Pourquoi vous intéresser au RSS ?

Voilà un petit moment que je me proposais de vous refiler cet article de marketingProfs qui se veut une introduction à la syndication des contenus par RSS, mais, pour une raison ou une autre, j'attendais une occasion particulière pour le faire, dans un contexte donné qui m'échappait encore. Peut-être parce qu'à un moment, j'en avais beaucoup parlé (suffit d'abuser de l'engin de recherche), ou simplement par oisive passivité, ce qui ne me surprendrais pas outre mesure non plus.

Et bien, voilà que ce contexte tant attendu, c'est l'ami Clément qui me l'a offert aujourd'hui, alors qu'il m'annonçait par ICQ la mise en ligne de son propre fil RSS, qui, du coup, s'est rapidement retrouvé dans mon aggrégateur préféré. Clément a beau douter de l'intérêt de la chose, des utilisateurs qui, comme moi, consomment massivement le Web ne peuvent plus s'en passer. Grâce à ce petit ajout, je serai beaucoup plus à même de suivre le développement de son site, et j'en suis bien heureux.

Note à moi-même : Ce qui n'est pas sans me faire rappeler que plus le temps passe, moins mon blogRoll est à jour... il est peut-être temps de le dynamiser, et de servir également le lien du site qui offre le fichier de syndication. Tiens, je me demande s'il serait possile de faire converger aggrégateur et site Web vers un même point de ravitaillement ?

Denis Boudreau | 2003.11.21 @ 15:56 | 13 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 20 novembre 2003
par Denis Boudreau

Veille sur les actualités des normes

Y'a pas à dire, il y a vraiment des courriels "non-sollicités" qui plaisent plus que d'autres. Non, bandes de petits voyous, je ne fais pas allusion aux inlassables promotions pharmaceutiques destinées à durcir ou amplifier l'attribut physique distinctif de l'homo (de moins en moins) erectus, mais bien de courriels venant de connaissances que l'on attend pas et qui font d'autant plus plaisir. Ce fut le cas ce matin, alors que parmi la vingtaine de spams interceptés par mon vigilant ThunderBird s'en trouvait un de Vincent Gardet, seul maître à bord du site CeForWeb, dont je vous parlais récemment.

C'est que l'ami Vincent vient de mettre en place un mini centre d'aggrégation de contenus assez intéressant, qui regroupe certains billets pré-sélectionnés, provenant de plusieurs carnets de veille sur les standards Web, dont celui-ci. Bien que l'initiative ne soit pas révolutionnaire en soi (elle n'est pas sans rappeler celle d'Arkepolis de François Hodierne, mais dans un créneau plus précis), elle a tout de même le mérite de réunir à une seule adresse plusieurs voix d'un même choeur, ou encore, un one-stop shop qui ne vend rien, mais qui offre beaucoup.

À surveiller, surtout si vous ne maîtrisez pas encore la technologie des fils de syndication de contenu par XML et que vous souhaitez tout de même converger votre veille sur quelques points précis, plutôt que de faire la tournée des grands ducs tous les jours.

Denis Boudreau | 2003.11.20 @ 12:14 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 19 novembre 2003
par Denis Boudreau

Comme le temps file !

Incroyable ! Voilà une année déjà que mon cousin Français et moi-même sommes entrés en contact pour la première fois par weblogs interposés. Bien loin de moi à l'époque l'idée que nous évoluerions de la sorte dans la défense et la promotion des standards, ou encore, qu'autant de projets et de personnes de qualité se joindraient à nous pour unir nos efforts comme nous l'avons fait cette année. Quand je pense à la manière dont C² est devenu ce qu'il est devenu, je ne peux m'empêcher d'être véritablement surpris et fier à la fois.

Des projets comme OpenWeb, Pompage ou encore simplement ce site ne seraient jamais devenus réalité pour moi si ce ne fut de l'influence initiale de Tristan Nitot et de son StandBlog. Jamais je n'imaginais que ce site prendrait autant d'ampleur dans ma vie. Tant de choses ont été accomplies en une seule année, tant de connaissances, de réalisations et de découvertes sont venues se greffer à mon bagage d'expérience ! Quel sera le bilan que nous en dresserons l'année prochaine ? J'ose à peine l'imaginer ! :)

Denis Boudreau | 2003.11.19 @ 21:06 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 19 novembre 2003
par Denis Boudreau

La Valeur commerciale des standards du Web

Allez, pourquoi pas, j'en rajoute une autre couche. Après tout, c'est gratuit et c'est pour votre bien... On parlera de d'autre chose demain, c'est promis ! :)

Je parierais ma chemise que vous ne vous rappelez probablement pas de ce billet signé il y a quelques temps en cet humble lieu d'échange, mais j'ai bon espoir que vous vous souviendrez de l'article auquel je faisais référence, rédigé par Jeffrey Veen sur la valeur commerciale des standards Web. Oui, vous vous en souvenez ? Et vous l'avez fait circulé ? Parfait !

Tristan nous mentionnait justement pas plus tard qu'hier que l'article en question, qui avait fait tout un tabac à sa sortie, a récemment été traduit par les bons soins de Clark, collaborateur au site minet.net, de l'association étudiante informatique de l'INT. Encore une fois, de la dynamite à laisser traîner sur les coins de table au bureau. Et pendant que vous y êtes, laissez-y aussi une copie de l'article de Tristan, sorti quelques temps avant celui de Veen, qui dressait également un très bon portrait des enjeux de cette valeur commerciale. De quoi recharger à bloc vos munitions !

En plus, ce qui est bien de ce genre d'explosifs, c'est qu'ils ne blessent personne et ne causent aucun dommage, bien au contraire. En fait, ils vous permettent même de contribuer à la construction d'un monde meilleur. Pourquoi s'en passer alors ? De l'armement de ce type, j'en enverrai bien quelques caisses à deux ou trois points du globe, pas vous ?

Denis Boudreau | 2003.11.19 @ 18:49 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 19 novembre 2003
par Denis Boudreau

WaSP : entrevue avec Dan Cederholm

Poursuivons dans la veine des standards et de leur intégration dans les cultures d'entreprises avec une entrevue accordée par Dan Cederholm de SimpleBits à Dave Shea, dans le cadre d'une nouvelle rubrique dirigée par ce dernier pour le compte du WaSP. Dans cette entrevue des plus efficaces et révélatrices, Cederholm raconte quelle a été sa démarche pour passer les sites FastCompany et Inc.com, de véritables sites à vocation corporative (pas des petits sites personnels comme celui-ci) aux standards ouverts du W3C.

Véritablement, de l'or en barre pour rassurer tous ces décideurs qui sentent la soupe chaude et qui n'osent toutefois pas encore prendre concrètement d'actions dans le dossier de la refonte de leurs sites Web.

En plus d'y retrouver sensiblement la démarche d'actualisation de ces sites, on y apprend que la dite transition s'est réalisée avec un retentissant succès, en comptant sur une équipe limitée (donc à coût relativement contrôlé). En plus des avantages rapidement identifiables, comme l'économie substantielle de bande passante et la réduction significative du volume des fichiers générés, on y note également des faits intéressants, comme celui à l'effet que les utilisateurs de Netscape 4.x auquel on sert dorénavant une version allégée des sites ne s'en portent pas plus mal pour autant au final. Au contraire, on pourrait même assumer sans crainte de se tromper qu'ils bénéficient dorénavant, eux aussi, de sites beaucoup plus performants !

Quand on sait que le support de tous ces irréductibles utilisateurs constitue toujours un frein non-négligeable dans la prise de décision réfléchie d'une refonte aux normes (donc aux navigateurs les supportant), force nous est de se rendre à l'évidence qu'eux aussi peuvent en bénéficier à leur manière.

Si tout le monde y gagne, si l'on économise du temps et de l'argent, si on gagne en portabilité et si on rejoint un public élargi alors, que diable attend t-on pour entreprendre ces transitions plus massivement et sauter à deux pieds dans le vingt-et-unième siècle ?

C'est que j'en connais d'autre experts moi, qui pourraient les aider ces décideurs à bien conduire de tels projets. Suffit de demander ! ;)

Denis Boudreau | 2003.11.19 @ 11:40 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 18 novembre 2003
par Denis Boudreau

Les standards Web pour l'entreprise

Une autre pierre à l'édifice d'OpenWeb, cette fois offerte par Padawan lui-même, j'ai nommé François Nonnenmacher qui signe un article très intéressant sur les avantages d'adhérer aux standards Web dans les projets Internet des entreprises... À lire, mais surtout à laisser traîner sur les coins de tables au bureau, pour que vos patrons puissent les y trouver, les lires et découvrir l'illumination nirvanesque.

Parce que faire des sites selon les normes du W3C, c'est pas juste un truc de geeks en manque de renommée virtuelle, c'est aussi un excellent moyen de rentabiliser ses investissements en technologie, de se démarquer de la compétition avec un produit plus performant à moindre coût et de se rendre disponible et plus visible sur un plus large éventail de plateformes d'accès au Web.

Denis Boudreau | 2003.11.18 @ 16:09 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 17 novembre 2003
par Denis Boudreau

SXSW 2004 : le concours est lancé

Voilà des mois que je me demande si je serai du nombre à asssister au prochain SXSW Interactive 2004 qui se tiendra du 12 au 16 mars prochain, à Austin, Texas. Tout ce questionnement a bien évidemment commencé au moment où j'ai entendu parler de l'événement pour la première fois par une amie qui y a assisté l'année dernière, mais s'est violemment ravivé lorsque j'ai rencontré Bleizig ce printemps et que j'ai appris qu'il demeurait à Austin, la ville même où se tient annuellement le prestigieux événement. Par la suite, ce fut au tour d'Ian Lloyd de me demander si j'en serais, ce qui ne fit que confirmer mon ardent désir d'y participer.

Malheureusement (ou fort heureusement, cela dépend de l'angle par lequel on observe la chose), puisque ma copine, enceinte, attend notre second enfant pour début avril 2004, j'ai jugé préférable de ne pas prendre d'engagements à l'étranger pour cette période. Faut quand même mettre ses priorités aux bonnes places... En fait, je m'imagine très mal à des milliers de kilomètres de Montréal, me rongeant les ongles en me demandant si elle est sur le point d'accoucher ou si j'ai le temps de finir cette conférence passionnante avec Zeldman avant de sauter sur un téléphone une huitième fois dans la journée pour m'assurer que tout est toujours sous contrôle... pas facile d'apprécier l'événement dans ces conditions ! ;)

C'est donc dire qu'il n'y aura pas de SXSW 2004 pour moi, mais qu'il y aura très certainement un SXSW 2005. À ce propos, je suis déjà en pour-parlers avec mon employeur afin qu'il défraie pour moi les coûts de déplacements et d'admission (parce que c'est pas donné tout de même et que ça entre très bien dans les budgets de formation de l'entreprise). Voilà une chance en or de rencontrer toutes ces personnalités qui font du développement Web selon les normes l'art que j'essaie bien humblement d'améliorer quotidiennement, et de vendre comme moyen de rentabilisation à mes décideurs.

Entre-temps, parce que qui ne risque rien n'a rien, j'ai quand même décidé de prendre mon courage à deux mains et de souscrire CYBERcodeur au concours des meilleurs sites Web de SXSW 2004. Je trouve ça un peu prétentieux, mais j'ai envie de tenter l'expérience. Tristement, parce que C² existe depuis 2002, je ne suis éligible qu'à la catégorie classic, qui daigne considérerles vieux site Web. J'ai beau leur dire qu'il a réellement commencé à exister en 2003 sous sa forme actuelle, rien n'y fait. "Jeune homme, la loi c'est la loi", aurait dit madame Laliberté, ma garde-chiourme au primaire. Ah !, la vie, plus ça change, plus c'est pareil. :)

Déjà que je doute énormément de nos chances de gagner quoi que ce soit parce que le site est en français, je trouve dommage de ne pouvoir concourir dans d'autres catégories plus actuelles. Mais qu'à cela ne tienne, le Web est multilingue et il me semble que cela devrait commencer à se réfléter dans les événements aussi importants que celui-là. De plus, je ne détesterais pas afficher une petite bannière "primé par SXSW 2004" sur la porte d'entrée ! :)

Je vous invite donc à faire de même, et à inscrire votre site au concours. La plupart d'entre vous en ont de bien plus beaux que le nôtre, qui mériteraient largement d'y être présentés. Créons ensemble une French Connection dans les années à venir pour SXSW Interactive. C'est bien beau (et fort souhaitable) de vouloir créer des mouvements et des synergies entre nous, francophones du monde entier comme le suggère Padawan, mais faut aussi essayer de sortir de notre cour et regarder ce qui se passe de l'autre côté de la rue.

Denis Boudreau | 2003.11.17 @ 08:20 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 16 novembre 2003
par Denis Boudreau

Erreurs récurrentes en utilisabilité

Dites-moi, selon vous, quelles seraient les principales règles d'utilisabilité les plus fréquemment violées par les designers Web lors de la conception des interfaces des pages d'accueil de sites Web ? Jakob Nielsen, dans son plus récent AlertBox, nous offre la réponse. Je constate encore une fois à mon grand étonnement que je ne peux qu'être d'accord avec le Guru des gurus de l'utilisabilité... mais où diable sont passées ses grandes lancées réductrices et limitatives d'antan ? Tant mieux dans le fond, tout porte à croire qu'il se modernise le monsieur.

Oh !, et en parlant de modernisation, les résultats du concours reUse-it pour redesigner la page d'accueil du site de Nielsen sont tombés. Allez voir qui l'a remporté. Peut-être que contrairement à moi, vous ne serez pas déçus. :)

Denis Boudreau | 2003.11.16 @ 23:46 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 15 novembre 2003
par Denis Boudreau

Quand la déprime fait place à l'indignation

Oui, je sais, ce weblog est supposé traiter des enjeux stratégiques de normalisation du Web, pas des enjeux écologiques reliés à la planète, notre avenir et notre santé. Quoiqu'il en soit, il me semble avoir ouvert dernièrement une boîte de Pandore qui ne veut plus se refermer. Les liens se bousculent dans mon navigateur Web, les livres s'empilent sur mon bureau. La déprime commence progressivement à laisser place à l'indignation et petit à petit, tous ces discours auxquels j'ai fait la sourde oreille par le passé me reviennent au visage, seulement pour me rapeller à quel point je suis ignorant de ce qui se passe autour de moi. Je me rend compte que je ne connais rien aux enjeux reliés à la mondialisation, aux alter-mondialistes, à rien de rien quoi !

Et s'il y a un truc que je supporte difficilement, c'est bien de constater l'étendue de ma propre ignorance. Croyez-moi, j'ai bien l'intention que ça change... et de prendre des actions concrètes pour faire ma part.

Avant de retourner à notre programmation régulière donc, je tenais à vous présenter un lien découvert par hasard ce matin qui m'a littéralement scié les jambes et qui a profondément changé mon regard sur la vie qui m'entoure. Sur trame de fond de la Matrice, ce petit film Flash en surface très drôle (oui, voici enfin un exemple pertinent et justifié de l'utilisation de Flash) dresse un portrait assez révoltant de l'industrie alimentaire.

Si vous souhaitez demeurer dans l'ignorance et poursuivre votre petite vie paisible, prenez la pilule bleue. Si vous préférez connaître toute la vérité, prenez la pilule rouge, mais sachez que vous ne regarderez plus jamais la viande que vous achetez au supermarché de la même manière. Considérez-vous comme prévenus.

Now, do you want to know what the Meatrix is ?

Denis Boudreau | 2003.11.15 @ 15:34 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 14 novembre 2003
par Denis Boudreau

Toujours aussi déprimé

En rédigeant le billet d'hier sur le réchauffement de la planète, inspiré des écrits de l'honorable Tristan, j'avais également en tête une conversation icq-enne que j'avais tenu avec Olivier "DotClear" Meunier il y a un certain temps, dans laquelle il me faisait part de ses récentes lectures sur le sujet. Comme je ne me souvenais plus exactement hier des chiffres qu'il m'avait avancé à l'époque, j'ai décidé de ne pas en parler. Mais voilà que justement, l'ami Olivier (merci vieux) ramène le sujet ce matin, et c'est toujours aussi inquiétant :

Certains relativisent en pensant que 5°C d'augmentation de température, c'est rien. Pas si sûr. Une telle augmentation ferait fondre les glaces avec des conséquences à peu près certaines comme la fonte des permafrost et la libération de quantités de méthane hallucinantes (le méthane c'est 100 fois le CO2 pour l'effet de serre, mais il ne dure que dix ans). Une autre conséquence de la fonte des glaces, c'est la destruction des courants marins comme le Gulf Stream, celui là même qui nous réchauffe. L'augmentation de la température c'est la fin des courants Jet (atmosphériques) qui régulent le climat et font des hivers enneigés et pas trop froid en Europe. Aujourd'hui le réchauffement a déjà coupé le courant Jet en deux lorsqu'il arrive sur l'Europe, raison presque certaine des tempêtes passées et de la fin de la neige en Angleterre.

Si vous cherchez des manières concrètes de faire votre différence à petite échelle, portez une attention toute particulière au commentaire de David dans le billet précédent parce que, comme l'a si bien soulevé Greut, en citant on-ne-sait-plus-qui :

"Il faut protéger la Terre, pas parce qu'elle nous a été donnée par nos parents mais parce qu'elle nous est prêtée par nos enfants."

Denis Boudreau | 2003.11.14 @ 12:02 | 5 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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jeudi 13 novembre 2003
par Denis Boudreau

Ça y est, je suis déprimé

Pourquoi ? Parce que je viens de lire sur le StandBlog un passage qui m'a glacé le sang :

La température moyenne de la terre, actuellement de 15°, pourrait monter de 2° à 6° d'ici 2100. Ca n'a pas l'air comme cela, mais 5° (en moins), c'est ce qui nous sépare du pic de la dernière glaciation, il y a 18.000 ans, à l'époque des hommes de Lascaux. Les calottes glacières descendaient jusqu'à Lyon, le niveau des mers était 100 mètres plus bas, une bonne partie de la planète était invivable. Le dégel qui a suivi, et l'extraordinaire clémence des dix mille ans qui nous précedent ont permis l'essor de l'humanité et des civilisations.

Aucun chercheur n'ose donc imaginer les conséquences d'un scénario à plus 5°, qui est plausible si nous nous obstinons à modifier la composition chimique de l'atmosphère. Soyons juste certains, dit le spécialiste des nuages Robert Kandel, dans un euphémisme d'homme de sciences, que de tels lendemains seraient très désagréables...

Je veux bien croire que je serai mort depuis longtemps en 2100 (probablement d'un cancer de la peau comme vous tous), mais maintenant que j'ai des enfants, l'avenir après mon départ pour un monde meilleur où tout le monde code selon les normes du W3C me semble beaucoup plus important. Concrètement, qu'est-ce qu'on peut bien faire pour préserver notre planète et faire entendre raison aux entreprises qui maintiennent leurs intérêts financiers avant ceux de l'humanité ?

Denis Boudreau | 2003.11.13 @ 21:30 | 12 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Bleizig

mercredi 12 novembre 2003
par Bleizig

Enfin les trackbacks !

Depuis le temps que je voulais d'abord comprendre ce qui se cachait derrrière ce mot et ensuite les mettre en place sur ce site ... voilà c'est enfin fait. Vous pouvez maintenant, quand vous mentionnez nos carnets, nous le faire savoir et dorénavant, nous ferons de même quand nous mentionnerons les vôtres.

Mais tout d'abord, qu'est ce qu'un trackback? Pour mieux comprendre ce qu'ils sont et leur intérêt dans le monde des weblogs, examinons un cas concret tout récent :

  1. J'écris le carnet intitulé 'ZePHPspamKiller 1, SpamBots 0' ;
  2. Jean L., un utilisateur du site, tombe sur ce carnet et décide d'en écrire un sur son site personnel qui en parle ;
  3. Etant un utilisateur de trackbacks, il décide de nous avertir qu'un de nos carnets est mentionné dans un des siens (pour ce faire, il utilise le lien affiché après les commentaires de notre carnet) ;
  4. Un trackbacks vient d'être créé, et il s'affiche automatiquement après les commentaires du carnet mentionné ;

Ainsi un trackback représente un lien entre deux carnets de deux blogs différents, il permet de prolonger la conversation d'un site à un autre. Ils ont été inventés par les créateurs de MovableType en Août 2002 et devant leur succès grandissant, plusieurs codeurs ont décidé d'implémenter leur propre version basée sur les recommandations techniques publiées par MovableType.

Le protocole est tout simple, vous postez à une adresse définie par le site dont vous voulez mentionner le carnet, les informations suivantes : l'url du carnet, son titre, un extrait, le nom de votre blog. Dans le cas de CYBERcodeur, l'url est la suivante:

http://cybercodeur.net/tb/?id=xxx où xxx represente l'identifiant du carnet (vous pouvez retrouver cette url après les commentaires)

Dans notre cas, j'ai créé une page contenant un formulaire qui permet de poster ces informations, je suppose que pour les utilisateurs de MovableType cette interface doit déjà exister quelque part (voici leur tutorial). Si tout se passe bien, vous recevrez une réponse xml de la forme :

<response> <error>0</error> </response>

Dans ce cas, le site à bien recu votre trackbacks et l'affichera désormais à la suite des commentaires du carnet. Si l'erreur est à 1, alors l'opération à échoué et vous obtenez un message d'erreur explicatif. Si vous voulez, vous aussi, permettre à votre site de les supporter, voici un tutorial que j'ai utilisé tout du long : il est très bien fait et permet de comprendre en détail leur fonctionnement. Si vous avez des problèmes pour les mettre en place, n'hésitez pas à me contacter et je me ferai une joie de vous dépanner.

J'ai essayé de trouver le mot 'officiel' pour désigner trackbacks en français mais je n'ai pas trouvé grand chose : 'mention', 'rétro-lien', 'pisteur', quelqu'un a-t-il une idée du mot correct à employer ?

Bleizig | 2003.11.12 @ 20:51 | 12 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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mercredi 12 novembre 2003
par Denis Boudreau

Lancement du site pourriel.ca

Puisque nous sommes présentement dans l'esprit de condamnation du spam ces jours-ci chez C², je m'en voudrais de passer sous silence le prometteur pourriel.ca qui inaugurait justement sa lancée ce lundi en grandes pompes avec une annonce dans Bénéfice.net. Le site de Jean Lalonde, président d'Amélioraction, se veut un weblog ayant pour but de suivre l'évolution de cette plaie sur le Web :

Ce tout nouveau site rendra compte des efforts pour éradiquer le pourriel. "Si on laisse la situation continuer à se détériorer sans rien faire, les utilisateurs perdront confiance en cet outil qui constitue le fer de lance du réseau Internet, indique Jean Lalonde. Pourriel.ca sera un canal pour faire connaître les outils et les initiatives qui se mettent en place pour libérer le courriel !"

Hummm... je me demande bien ce qu'il penserait de zephpspamkiller, ce piège-à-cons que l'on vient tout juste d'installer sur le site... Je ne manquerai pas de le lui demander lorsque je le rencontrerai ! :)

Le spamming, un combat à finir !

Denis Boudreau | 2003.11.12 @ 16:43 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 11 novembre 2003
par Bleizig

ZePHPspamKiller 1, SpamBots 0

Les commentaires qui ont suivi le précédent carnet nous ont permis de découvrir une idée originale pour lutter contre cette plaie qui ravage toutes nos boîtes aux lettres: le spamming (pardon Denis, je voulais dire pourriel ;-)

Pour pouvoir envoyer des courriels non sollicités en masse, il faut bien sûr avoir une base de donnée d'adresses énorme et un moyen efficace pour se la constituer est d'utiliser un robot. Le robot est un simple programme informatique qui va se connecter sur une première page d'un site et récupérer les adresses de courriel postées sur ce site, il va aussi récupérer tous les liens hypertexte contenus sur cette page et récursivement se connecter sur toutes les pages pointées par ces liens et ainsi de suite. De cette manière, il est donc très facile de brasser des quantités énormes de sites en peu de temps.

Alors un jour, ZeDude s'est dit "Pourquoi pas créer une page sur mon site qui contienne plein d'adresses bidon et pointer vers cette page partout sur mon site?", ainsi quand un robot arrivera sur le site, il se connectera à coup sûr sur la liste d'adresses bidon et les sauvera toutes: au final, il aura recupéré 1001 adresses dont 1000 inutilisables. C'est ainsi que ZePHPspamKiller est né. La mise en place du système est très simple et ne vous prendra que quelques minutes :

  • Téléchargez le script générant les adresses bidon et copiez le dans un coin de votre site (en le renommant sous un nom plus anonyme genre 'contact.php' ;
  • Ajoutez sur chacune de vos pages un lien du genre <a href="scriptEmailsBidon.php" style="display:none">contact</a> qui pointera vers ce script.

J'ai mis en place ce système sur CYBERcodeur, j'espère que si beaucoup de personnes s'y mettent, ça portera ses fruits.

Bleizig | 2003.11.11 @ 22:51 | 14 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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mardi 11 novembre 2003
par Bleizig

Filtres visuels anti-robots inaccessibles

J'avais mentionné dans un précédent carnet les problèmes liés aux filtres anti spammeurs et autres loustics du genre. Ces filtres, qui vous ont testé sûrement plus d'une fois, consistent à vous demander de recopier des caractères contenus dans une image, le but étant de s'assurer que vous êtes bien une personne et non pas un robot à la recherche d'adresses électroniques.

Le problème de ces filtres est qu'ils sont trop efficaces car ils repoussent aussi toutes les personnes ayant des déficiences visuelles puisqu'ils ne peuvent pas lire ou reconnaître ces caractères et qu'aucun lecteur d'écran ne peut le faire pour eux.

Un groupe du WAI, qui s'est penché sur la question depuis quelques mois déja, a récemment publié un document récapitulant la problématique du test de Turing et proposant une série d'alternatives avec leurs avantages et inconvénients dont voici les plus viables :

  • Utilisation d'une bande sonore : cette solution est déja en place sur Hotmail mais la bande sonore est malheureusement inaudible ;
  • Validation à partir d'une carte de crédit : le problème est que tout le monde n'en n'a pas et la majorité de ceux qui en ont réfléchissent à deux fois avant de donner leur numéro à tout le monde ;
  • Implication d'une autre personne : certains sites comme Yahoo proposent d'envoyer un courriel et leur personnel vérifiera l'identité de l'utilisateur sous 24h. Tous les sites ne peuvent pas se payer un ou plusieurs assistants d'une part et les temps de réponses sont plus lents ;
  • Mise en place d'une carte d'identité Internet : cette solution déja implémentée par Microsoft (Passport), requiert la fédération de tous les sites à un organisme qui serait reconnu. Elle parait très viable mais prendra du temps avant d'être mise en place ;
  • Celle là c'est ma préférée : contrôle rétinien, vérification des empreintes digitales, test ADN ... bienvenue à Gattaca !

On sent vraimnent l'effort du WAI d'explorer le problème sous tous ses angles et avec un organisme aussi compétent ils devraient aboutir à une solution réalisable. Si jamais vous avez une idée révolutionnaire, ils sont preneurs ;-)

Bleizig | 2003.11.11 @ 07:56 | 19 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 10 novembre 2003
par Denis Boudreau

ALA 162 : triple numéro, encore

L'ami Zeldman et son équipe ne rigolent plus depuis la nouvelle mouture d'ALA : encore un trio d'articles pour notre bon plaisir qui sortait tout frais de ses presses la semaine dernière. Combien ça en fait maintenant depuis le lancement de la v3.0 ? Huit articles ! Et tout porte à croire que ce n'est pas terminé ! C'est quand même énorme.

En fait quand on pense à l'interminable temps mort qu'ALA a connu en début d'année (plus d'une demi-année sans am oindre mise à jour), suffit de se dire que les contributeurs eux, n'ont jamais cessé d'écrire. Et c'est tant mieux. La patience nous aura bien servi, spécialement lorsqu'on lit des articles comme ceux offerts cette fois-ci.

Le premier article de cette série, rédigé par le montréalais Nick Usborne, m'a énormément plu parce qu'il traite d'un sujet beaucoup trop ignoré sur le Web, l'importance des contenus. J'ai eu la chance d'assister à une présentation de Nick en début d'année au CRIM sur le sujet et le mec est véritablement intéressant. Son texte est court, profond et direct. De la matière à réflexion, avec un petit arrière-goût d'amertume. Heureusement de nos jours, la folie des technologies à tout prix laisse progressivement sa place au message et on voit de moins en moins de projets Web qui ne sont que de vulgaires excuses pour lancer des orgies technologiques... la technologie reprend tranquillement son rôle, c'est-à-dire au service du contenu et c'est très bien ainsi.

Le deuxième article vaut le détour si, comme moi à l'époque, vous rêvez toujours d'une solution exempte de javascript pour marquer la progression de vos visiteurs sur vos pages. Si la méthode que nous avons utilisé sur C² diffère légèrement de celle proposée par Jason Pierce, le résultat lui, est le même ; une proposition de menu de navigation reposant sur les normes et la sémantique qui marque la localisation de l'utilisateur dans l'interface. Du bonbon. Il y a fort à parier que nous en verrons pas mal des systèmes comme celui-là dans les prochaines semaines / mois.

Finalement, le dernier article s'inscrit dans une volonté de plus en plus palpable de recréer l'ère débridée des menus DHTML, dans une enveloppe sémantique et accessible... et on y serait presque, si ce n'était de l'éternel et indétrônable MSIE. En effet, la méthode proposée par Patrick Griffith fonctionne parfaitement bien dans Mozilla FireBird (même en désactivant JavaScript), mais ne fonctionne plus du tout sous MSIE qui lui, n'est pas en mesure d'offrir un support CSS assez solide pour traiter adéquatement la pseudo-classe :hover. Résultat, ce n'est toujours pas suffisant, surtout lorsqu'on sait que la plupart des utilisateurs qui auront besoin d'un niveau de support en accessibilité ont recours à des technologies alternatives ne supportant pas Javascript et évidemment construites pour s'appuyer sur... MSIE.

Bref, encore que du bon, à consulter, à lire et relire. La tradition d'excellence se poursuit.

Denis Boudreau | 2003.11.10 @ 16:41 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 10 novembre 2003
par Bleizig

De l'importance de l'accessibilité

Il est vrai, les problèmes d'accessibilité ont été souvent répétés et resassés sur ce site et bien d'autres mais j'ai trouvé que cet article d'Emily Rothwell paru récemment sur globetechnology.com avait le mérite d'être facile à lire et résumait bien la situation.

Après avoir bien posé la problématique, elle rappelle qu'il ne faut pas réduire l'accessibilité aux problèmes qu'encontrent les malvoyants ou personnes ayant d'autres déficiences physiques, mais qu'il ne faut pas oublier les limites technologiques surtout depuis le nombre croissant d'utilisateurs naviguant la toile sur leur palmtop, ou à partir de bornes dans les aéroports, gares etc... (ce qui me rapelle que l'autre jour, j'ai voulu me connecter à partir d'une borne dans un aéroport et je me suis retrouvé à surfer avec IE 4.0 et un débit modem56k, quelle galère!)

Elle poursuit par présenter les règles clefs à suivre pour maintenir un site accessible :

  • Design sans table : afin de faciliter la tâche aux personnes utilisant un lecteur d'écran ;
  • Pas de grosses images : pour éviter de décourager les utilisateurs ayant un accès lent ;
  • Pas de texte important en image : car un lecteur d'écran ne peut pas les 'lire' ;
  • Mise en valeur de certains mots non seulement en utilisant des variations de couleur mais aussi de taille, d'épaisseur : assure une navigation plus aisée aux personnes souffrant de differentes variations de déficiences visuelles.

Elle conclut en expliquant qu'un site accessible permet de véhiculer le message qu'une entreprise ou organisation est ouverte à tous et ne tient pas à privilégier une certaine partie de la population au détriment d'une autre.

Certains seront peut-être curieux et voudront fouiner du côté du site web de la boite d'Emily Rothwell : âmes sensibles, s'abstenir, voilà encore un cordonnier mal chaussé. Cependant, je l'ai contactée à ce sujet et elle m'a assuré qu'ils travaillaient sur une nouvelle version évitant tous les problèmes évoqués dans son article.

Bleizig | 2003.11.10 @ 08:02 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 09 novembre 2003
par Denis Boudreau

Un FireBird au régime amaigrissant

Les amis Anubis et Darken, inséparables acolytes du logiciel libre et du bien coder se sont mis en tête de nettoyer les fonds de tiroirs de l'application FireBird et d'en extirper tout le code inutile, laissé des applications de Mozilla qui ne s'y retrouvent pas. Résultat, un navigateur Web 25% plus léger, encore plus rapide au chargement, résolument orienté vers...

...un moteur permettant à chacun de fabriquer sa propre application XUL sans pour autant être obligé d'être dépendant d'un navigateur Web.

Je l'ai essayé ce soir, ce sympathique Mozilla ChuBird et je vous invite à faire de même. On ne peut pas laisser de pourboire à la sortie, mais on peut tout de même les féliciter pour le bon boulot. Et si jamais vous vous demandez pourquoi ChuBird, demandez-leur, moi, j'ose pas vous répondre ! ;)

Denis Boudreau | 2003.11.09 @ 23:26 | 15 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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samedi 08 novembre 2003
par Denis Boudreau

Retour sur les polices de caractère

Stephane Kupecky, que l'on connait de plus en plus pour ses apports appréciables à la liste des Pompeurs et au site Accès-pour-tous.net, signait dernièrement un billet sur les polices de caractère, en partie inspiré de toute la polémique soulevée ici dernièrement autour de la police Verdana et de sa mauvaise utilisation.

Se voulant tout d'abord un article didactique sur les contraintes imposées par les limitations du texte dans les feuilles de style, cet article met en lumière certains problèmes majeurs entourant le support CSS actuel. Une lecture fortement recommandée pour prendre conscience de l'état actuel de notre boîte à outils, et pour obtenir une vision d'ensemble assez efficace des solutions qui s'offrent présentement à nous pour pallier à ces manques.

Denis Boudreau | 2003.11.08 @ 20:12 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 07 novembre 2003
par Denis Boudreau

Réussir sa migration vers OpenOffice

Un petit clin d'oeil à tous les copains Français qui sont plus sensibles sur la question des logiciels libres; j'ai trouvé ce matin une formation offerte par BenchMark pour une migration réussie vers OpenOffice. Juste à regarder le programme de la journée, on voit que l'on est en face d'un calibre sérieux. Dommage que je ne puisse y assister, j'aurais bien aimé trouver plus de raisons encore d'abandonner la suite MS Office au profit de celle-ci :

Depuis dix ans, la bureautique a été abandonnée aux utilisateurs : elle est faiblement intégrée au système d'information de l'entreprise ; il n'existe pas de réelle mesure de l'amélioration de la productivité, ni de réelle concurrence sur le marché.

Pourtant, le choix d'un poste de travail bureautique OpenSource apporte de nombreux avantages : réduction des coûts, intégration de la bureautique au système d'information de l'entreprise, ouverture aux standards. Mais quels sont les risques rencontrés lors d'une migration ? Comment peut-on les anticiper ? Comment la bureautique peut-elle devenir un projet d'informatique 'métier' au lieu de demeurer une dépense d'infrastructure ?

Enfin, quelqu'un qui semble pleinement disposé à offrir des éléments de réponses aux vraies questions ! En regardant le programme, on voit que le formateur ne chôme pas ! Si jamais quelqu'un parmi vous y assiste, j'apprécierais beaucoup avoir un peu de feedback là-dessus par la suite.

En tant que récemment converti à OpenOffice depuis quelques mois déjà et promoteur des normes ouvertes, je vois d'un assez bon oeil toute formation qui s'oriente en ce sens.

Denis Boudreau | 2003.11.07 @ 13:21 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 07 novembre 2003
par Denis Boudreau

Installer plus d'une version de MSIE

Je ne l'ai pas encore essayé moi-même, mais je sens que ça ne tardera pas à venir ! Et vous, oui, vous qui rêviez d'installer plus d'une version de MSIE sur votre poste de travail afin d'enfin pouvoir tester dans plus d'un environnement MicroSoft à la fois, avez-vous entendu parler de cette histoire qui fait le tour du Web ? N'hésitez pas à passer par chez Bobe pour obtenir plus d'informations à ce sujet, ou encore, directement par la voie de nos bons amis du WaSP.

Bien sûr, tout cela contribuera à faire exploser les statistiques d'utilisation des vieux navigateurs de Redmond, le monde entier croira à tort à une recrudescence de la vieille garde d'Internet Explorer, mais en même temps, puisque c'est défendu par MicroSoft elle-même, c'est encore plus plaisant de goûter au fruit défendu. Allez, avouez-le, bande de coquinous ! ;)

Denis Boudreau | 2003.11.07 @ 08:04 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 06 novembre 2003
par Denis Boudreau

Redesign du site de Jakob Nielsen

Il y a quelque temps de cela, quelqu'un, quelque part, avait annoncé un concours des plus officieux visant à redesigner le site de Jakob Nielsen, non seulement pour le rendre un peu plus attrayant, mais autant que possible, tout aussi conforme, accessible et convivial que joli. Et bien, quelques semaines et quelques heures de recherche plus tard, le résultat des soumissions est maintenant disponible en ligne. Vous, vous opteriez pour laquelle ? Personnellement, j'ai un petit faible pour la première, malgré l'abominable et imposante photo du monsieur à droite.

Vous croyez que c'est grave, Docteur ?

Denis Boudreau | 2003.11.06 @ 21:59 | 11 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 05 novembre 2003
par Denis Boudreau

Tisser un lien de confiance

Récemment, dans le cadre de billets et commentaires sur C², dont le plus récent zeldmanthoustra, nous avons beaucoup fait allusion à l'approche du "Show, dont sell", privilégiée par vous savez qui. Si nous poussons le message sous-jacent à cette maxime un peu plus loin, ce qu'il nous faut comprendre, c'est que peu importe la qualité du boulot que nous sommes à même d'accomplir en basant notre mode de développement sur les normes du Consortium, le client ou le décideur est à peu près toujours condamné à n'y rien comprendre autre que l'inéluctable preuve du rendement optimisé de vos applications par rapport à celles de vos compétiteurs.

Ne leur parlez pas de technologies, ne leur balancez pas une pluie d'acronymes par la tête, ne faites même pas mention de balisage. Ce que vous devez leur dire, simplement, c'est que votre méthode garanti un rendement supérieur à coûts moindre, en basant votre argumentaire sur des notions de rentabilité et de performance. Mais je sais, c'est ce que tout le monde prétend (même les plus incompétents) alors cela n'a plus aucun sens de nos jours pour la moyenne des ours.

Votre seule alternative ? Créer un lien de confiance solide et véritable, vous établir progressivement à leurs yeux, non pas comme un expert en la matière, mais bien comme l'Expert en la matière. Laissez l'image que vous dégagez et l'impression que laisse votre discours et votre approche vous vendre à votre place. Comment ? En suivant les quelques judicieux conseils de mon ami la rainette dans la vallée, qui signe une fois encore une chronique pour AgentSolo.

Denis Boudreau | 2003.11.05 @ 12:55 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Bleizig

mercredi 05 novembre 2003
par Bleizig

CSS à la carte

Vous aviez sûrement remarqué depuis un p'tit bout de temps maintenant quelques icônes à gauche de l'écran qui pouvaient laisser penser qu'un jour vous pourriez régler l'affichage de CYBERcodeur selon vos goûts. Et bien voilà, les premiers réglages sont enfin disponibles, vous pouvez maintenant :

  • Faire disparaitre la colonne de droite
  • Maximiser l'affichage pour utiliser pleinement tout l'écran

De plus ces réglages seront sauvegardés pour tous ceux qui n'ont rien contre les cookies. Si vous souhaitez voir d'autres aspects de la feuille de style paramétrables à souhaits ou si vous avez des remarques, suggestions sur ces premiers réglages, c'est par ici.

Bleizig | 2003.11.05 @ 02:12 | 32 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 03 novembre 2003
par Denis Boudreau

Ainsi parlait Zeldmanthoustra, 3

Poursuivons, si vous le voulez bien, notre exploration du plus récent best-seller de Jeffrey Zeldman, "Designing with Web Standards", qui continue d'être le meilleur bouquin jamais produit sur le sujet. La dernière fois, inspiré de l'amélioration portée à C² avec la compression des fichiers sur le serveur, nous avons observé en quoi cette pratique pouvait avoir une influence positive sur le rendement de l'affichage d'un site Web et comment les standards issus du W3C pouvaient contribuer à optimiser plus encore cet affichage.

Cette fois-ci, j'aimerais beaucoup souligner un passage du livre auquel les gens font souvent référence, et qui n'est pas forcément significatif pour tout le monde. Je parle de la désormais célèbre "Show, don't Sell" de Zeldman qui a fait plusieurs fois le tour de la planète et qui continue d'inspirer des légions de développeurs à changer leur approche de l'adoption des normes au sein de leurs entreprises respectives. À ma bonne habitude, je vous en glisse donc un extrait sans plus tarder, sur lequel je vous invite fortement à méditer :

Let your Work do the Selling for You

"When Hillman Curtis, Inc. and Happy Cog collaborated on the Fox Searchlight Pictures site relaunch, our primary client contact was an experienced web designer and developer. Yet some of the hybrid CSS/table methods we used were new to him. "The site is so fast," he continually marvelled, and we let him do so. We naturally included a style guide upon final delivery, and that style guide was explicit in its coverage of the site's technical aspects. But by that point, there was no need to sell what we had done because the results had already done the selling for us.

As you become known for doing this kind of work, clients will seek you out because of it, and you will have even less selling to do. Although Happy Cog is agnostic about hybrid versus pure CSS layouts, all my personal sites use CSS layout and increasingly so do my agency's smaller sites. We have even found it easier to do some design exploratory work in CSS instead of Photoshop; it's easier because it saves time and steps."

Ainsi parlait Zeldmanthoustra, DWWS, introp7.

Trop longtemps, tous autant que nous sommes, nous nous sommes décarcassés à tenter de convaincre nos patrons, directeurs, gestionnaires, collègues et clients que l'approche des standards Web était la seule approche vraiment efficace et productive de construire un site Web. Il est grand temps de changer cette approche et d'adopter un style plus pro-actif. Plutôt que de râler que personne ne vous laisse travailler comme vous le souhaiteriez, faites-le d'emblée, sans le dire à qui que ce soit. Avant longtemps, on remarquera forcément la différence et vous pourrez alors savourer le fruit d'une première victoire, qui en amènera beaucoup d'autres.

Denis Boudreau | 2003.11.03 @ 08:47 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 02 novembre 2003
par Denis Boudreau

Accessibilité universelle et Joe Clark

Si, à un moment ou un autre, vous vous êtes intéressé à la question (primordiale) de l'accessibilité des contenus sur le Web, soit par l'intermédiaire de ce site ou d'un autre, vous avez invariablement entendu parler de Joe Clark. Représentant par excellence de cette discipline, reconnu mondialement, auteur du meilleur livre sur le sujet et torontois dans l'âme (personne n'est parfait ;), Joe Clark est un incontournable de la question. Afin de mieux le comprendre, Digital-Web lui dédie une entrevue en règle dans son édition d'octobre et, comme toujours, cela vaut largement le détour. À lire.

Avec le style et l'assurance qu'on lui connait, ce coloré personnage ne recule jamais devant rien pour nous passer un message et comme toujours, ses propos sont parfois assez vitrioliques à l'endroit de ceux qui tardent à se conscientiser à une vraie méthodologie de conception :

In any event, accessibility is almost as poorly-known now as it was 2.5 years ago when I started work on my book. That's because most "Web" developers aren't making Web sites at all, since they don't have a clue what valid HTML and CSS means. If you're not writing valid HTML, you are not making actual Web sites. You may be creating something else, and "Web" browsers may be able to read your document, but you're not really engaged in Web development.

Pour découvrir ce que Joe veut dire par "construire un vrai site Web", n'hésitez pas à consulter son plaidoyer sur la question. un très bon résumé des principaux points à observer pour construire un site Web irréprochable, tant au niveau accessibilité que fonctionnel.

Denis Boudreau | 2003.11.02 @ 21:54 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 01 novembre 2003
par Denis Boudreau

Pompage de novembre

Je le concède, il m'a été assez difficile de produire au fil du temps un gabarit de travail pour C² complètement accessible en vue des recommandations parfois obscures du WCAG et du WAI (validé expressément par un expert du domaine au cours des dernières semaines) alors que je n'avais qu'à traiter quelques pages et que je commence à bien m'y connaître. Essayez d'imaginer ce qu'un tel accomplissement pouvait représenter pour une armée de webmestres américains qui devaient traîter plus de 20 000 sites Web gouvernementaux et qui, pour la très grande majorité, n'y connaissaient rien au départ.

Alors qu'ils amorçaient leur transition vers un gouvernement en ligne accessible, ceux-ci ont dûs, du jour au lendemain, se conformer à la Section 508 imposée fort heureusement par le gouvernement américain dans un esprit d'accès universel à l'information pour tous les publics du pays de l'Oncle Sam. Une entreprise fort louangeable, qui représentait probablement dans certains cas, un travail de Titan. Un défi colossal à relever, c'est clair.

Afin de donner ne serait-ce qu'une toute petite idée de l'ampleur du travail à abattre, l'édition de novembre de Pompage est dédiée à la traduction d'un article dAlan Herrell, intitulé "L'accessibilité : politique et design".

Bonne lecture !

Denis Boudreau | 2003.11.01 @ 09:25 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page