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archives d'octobre 2003

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vendredi 31 octobre 2003
par Denis Boudreau

Les grosses bibittes qui en bouffent d'autres...

Depuis ces quelques années, mon parcours professionnel a été sérieusement marqué par le phénomène des acquisitions, répercussion inévitable de l'éclatement de la bulle au tournant du siècle. Depuis avril 2000, date officielle de mon entrée dans l'industrie du multimédia comme "professionnel reconnu" du Web, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, je n'ai jamais changé d'emploi. Pourtant j'ai changé d'employeurs trois fois et de supérieurs immédiats plus d'une quinzaine de fois, résultat ironique d'acquisiteurs "acquisités". Le logo sur mon chèque de paie a souvent été modifié lui aussi pour refléter ce changement de barre et heureusement, il en fut également de même pour mes responsabilités au fil de mon évolution personnelle comme développeur.

Mais dans l'ensemble, lorsque j'analyse concrètement les acquis décimés par les acquéreurs au détriment des acquis eux-mêmes, je doute parfois du bien fondé pour l'industrie de telles pratiques.

Avant de me faire moi aussi congédier par mon employeur pour des propos tenus sur mon site personnel, laissez-moi expliquer le fond de ma pensée. Au fil de cette évolution qui fut mienne au travers de ces trois entreprises, toutes plus imposantes les unes que les autres, nous avons, comme équipe, perdu des joueurs importants et des pratiques éprouvées, pour parfois récupérer les pratiques instaurées chez l'acquéreur qui, en conquérant qu'il était, imposait ses vues même si elles n'étaient pas forcément meilleures.

Heureusement pour moi, le dernier acquéreur de ma petite personne n'était pas MicroSoft, ce qui signifie que je ne perdrai probablement pas mon poste pour exprimer mon opinion en ces pages. Au Québec, on sait vivre quand même. On a beau être collés sur les Américains, la moyenne de notre connerie n'arrive pas à la cheville de la leur. Mais quand on apprend que dans la foulée des acquisitions massives qui ont marqué le paysage des dernières années, des rumeurs circulent à propos d'un potentiel partenariat entre Google et le géant de Redmond, je ne vois pas forcément le tout d'un bon œil. Le passage hypothétique de Google dans la chaîne des pratiques méthodologiques de MicroSoft dénaturerait t-il alors l'excellentissime moteur de recherche au point de lui faire perdre tout son intérêt à nos yeux ?

Lorsqu'on sait que MicroSoft essaie de mettre la main sur ce marché depuis un moment et surtout, lorsque l'on sait ce dont elle est capable pour s'imposer (on a qu'à penser à la stratégie employée pour monopoliser le marché des navigateurs Web), on est tout à fait en droit d'être inquiet. J'ai pas envie moi, de recommencer à utiliser Altavista.com !

Google by MicroSoft ? Que Dieu nous en préserve...

Denis Boudreau | 2003.10.31 @ 15:24 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 30 octobre 2003
par Denis Boudreau

Le brevet d'Eolas en passe d'être invalidé

À moins d'être parti en colonnie de vacances sur une autre planète dans les dernières semaines, vous avez entendu parler du dossier Eolas. En moins de quelques semaines, une entreprise d'un seul individu et jusqu'alors inconnue de tous est venue menacer l'équilibre du Web et de son langage chéri en brandissant un brevêt dont personne ne soupçonnait l'existence, a remporté une action exemplaire contre MicroSoft d'un demi-milliard de dollars et a contraint l'oncle Bill a finalement apporter des modifications en catastrophe à son Internet Explorer. Tous les Macromedia et Quicktime de ce monde ne trouvent plus le sommeil, la foule est en panique, l'armaggedon est à nos portes. Du gros calibre hollywoodien digne des meilleurs David et Goliath avec Bruce Willis et Arnold Schwartzgouverneur en tête d'affiche.

Acte exceptionnel qui traduit l'importance de l'affaire, le directeur du W3C, Tim Berners-Lee, a écrit une lettre à l'organisme d'Etat d'enregistrement des brevets, l'US Patent and Trademark Office. Il lui demande de revenir sur le dossier du brevet dit 906 - qu'il juge dangereux pour la stabilité des standards du Web - et de faire en sorte qu'il ne nuise pas à l'ensemble de la communauté des utilisateurs d'Internet.

Si l'histoire a beaucoup fait parler à l'époque (on parle quand même de quelques semaines), on s'en est tous vite lassés collectivement parce qu'en toute honnêteté, c'est d'un mortel ennui. Tout comme tout ce qui a trait aux brevêts logiciels d'ailleurs. Peut-être parce que je necomprends pas tout, peut-être parce que je tarde à voir les véritables emjeux qui se dessinent derrière toutes ces histoires. Capital certes, oui, mais ennuyant quand même. Ennuyeux comme un match des Expos en 2001. D'ailleurs, le simple fait d'en parler encore aujourd'hui me pèse, mais je me sens obligé par conscience professionnelle de me tenir au courant à cause des enjeux dramatiques qui soutendent toute cette affaire. Je le fais pour voir venir le coup, pas par intérêt. J'imagine que pour vous c'est pareil, alors je vous en glisse un coup au passage.

Des conséquences à grande échelle

En pratique, même si pour Microsoft le changement d'une partie du code de son navigateur IE est mineur (une nouvelle version test v.01, destinée aux développeurs, a de plus été mise en ligne récemment), il aura néanmoins pour conséquence de rendre incompatibles des millions de pages Web existantes, mais aussi, en cascade, nombre de produits de distributeurs indépendants avec les applications de l'éditeur de Redmond.

L'impact est donc non seulement fonctionnel, mais aussi économique.... Il reste d'ailleurs deux mois au groupe de consultation créé à cette occasion, le HTML Patent advisory group (PAG) pour décider de l'éventuelle modification ou de la suppression des balises "Objects" et "Embed" qui permettent d'appeler un fichier multimédia avec son format propre (ActiveX, Flash, Applet Java...) dans une page Web.

Vivement que ce ne soit plus qu'un mauvais souvenir tout ça... ça commence définitivement à prendre plus la forme d'une quête personnelle pour se remplir les poches qu'autre chose, au risque d'endommager sérieusement mon Web adoré.

Denis Boudreau | 2003.10.30 @ 15:51 | 10 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 29 octobre 2003
par Denis Boudreau

Une présentation canon sur les normes

Une superbe présentation par vignettes HTML avec beaucoup de style sur l'intérêt des standards, du design Web par CSS par opposition au design par tableaux HTML et de la logique qui sous-tend le développement Web d'aujourd'hui, soutenue par une bibliographie des plus impressionantes. On y trouve de tout, abordé avec une certaine profondeur. Un excellent travail de recherche qui couvre très large et qui devrait être lu par tous, expérimentés comme amateurs. Je ne sais qu'en dire de plus, je suis soufflé. Vraiment.

Si on en découvrait plus souvent des présentations comme celle-là, je parie tout ce que vous voulez que le respect des normes comme pratique méthodologique à privilégier trouverait plus d'adeptes, plus rapidement. Un agréable changement aux éternels articles, comme nous sommes habitués de les voir. Une bonne bouffée d'air frais.

Denis Boudreau | 2003.10.29 @ 21:55 | 18 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 29 octobre 2003
par Denis Boudreau

HTML ou XHTML, selon le W3C

Dans la foulée de nos discussions endiablées des derniers jours concernant la pertinence de HTML 4.01 sur XHTML 1.0, il ressort un certain statut quo pour ou contre la norme XHTML parmi nous qui reflète bien la situation globale chez les développeurs Web. Certains sont pours, d'autres sont contres, et le plus amusant dans toute cette histoire, c'est que tout le monde a raison de prôner ce qu'il prône.

Si une certaine résistance s'élabore depuis toujours autour de cette technologie, pourtant reconnue comme version officielle de HTML par le Consortium, il n'en demeure pas moins que plusieurs figures d'autorité importantes quant à elles, n'hésitent pas à préférer le HTML traité à la sauce XML. Du nombre on compte l'ami Zeldman, mais aussi le WaSP lui-même qui publiait ces derniers jours la plus récente édition de son "WaSP Asks the W3C" dans un texte fort à propos intitulé HTML versus XHTML. Complémentaire à tout ce qui a pu se dire dernièrement en ces pages, cette lecture vous éclairera peut-être sur les raisons qui pourraient vous faire opter pour XHTML plutôt que HTML.

Mais remarquez, j'essaie pas de vous convaincre, vous faites ce que vous voulez ! ;)

Denis Boudreau | 2003.10.29 @ 19:38 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 28 octobre 2003
par Denis Boudreau

Deux nouvelles guêpes dans le nid

Le web Standards Project accueillait il y a quelques jours deux nouveaux membres en son nid, en les personnes de Dave Shea et Ethan Marcotte, deux contributeurs à la cause des standards dont la réputation n'est plus à faire. Avec de telles pointures venant se rajouter à une équipe déjà très solide, on peut dire que la cause est toujours entre bonnes mains. Excellent, parce que la retraite d'un monument comme Jeffrey Zeldman aurait pu laisser un fossé énorme ! Espérons que les deux nouveaux sauront être aussi volubiles que le sont Ian Lloyd et Molly Holzschlag sur le Buzz, afin de garder cette chronique bien vivante et bourdonnante. :)

Denis Boudreau | 2003.10.28 @ 23:29 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 27 octobre 2003
par Denis Boudreau

Hausse vertigineuse de l'achalandage

J'émerge enfin progressivement de mes travaux de mi-session et je reprend tranquillement le rythme auquel je suis habitué de fonctionner pour alimenter CYBERcodeur. Du coup, je décide d'aller voir mes logs pour voir comment se porte le site et bang !, je suis dû pour toute une surprise.

J'ignore ce qui s'est produit ici dans les derniers jours, mais l'achalandage quotidien sur CYBERcodeur vient carrément de doubler. Wow, c'est assez surprenant ! Il y a probablement une explication logique à cette explosion de traffic, mais du confortable 1100 à 1200 visites quotidiennes en moyenne qui se maintient depuis des mois sur C², nous sommes subitement passés à plus de 2000 en date du 22 octobre et le chiffre magique oscille entre 2000 et 1800 depuis. C'est à n'y rien comprendre. Y aurait-il un engouement nouveau pour les standards Web dans la francophonie, ou quelqu'un de beaucoup plus important que moi aurait fait mention de ce site quelque part ?

Denis Boudreau | 2003.10.27 @ 21:14 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 27 octobre 2003
par Denis Boudreau

Type MIME et XHTML, suite

La semaine dernière, un ami et fidèle lecteur de C² (en plus d'être particulièrement versé dans l'application des normes CSS et XHTML) m'envoyait un message suite à la lecture du réputé plaidoyer de Ian Hickson pour me faire part de son hésitation à poursuivre dans la voie du XHTML. En effet, la lecture de ce texte le troublait au point où il se questionnait plutôt sur la possibilité de retourner vers le bon vieux HTML 4.0. Perplexe, il hésitait maintenant à endosser aveuglément XHTML comme ultime langage de balisage de documents Web pour plutôt considérer l'utilisation du langage le plus approprié à son besoin :

Je suis sur le point de livrer un projet en XHTML et j'ai fait beaucoup de recherche, constaté plusieurs problèmes (incompatibilité de MSIE 6 avec le prolog XML et le mime type application/xhtml+xml) et je commence à avoir envie de reculer. Je commence à penser qu'il est peut-être préférable d'avoir du code HTML 4.01 valide que XHTML... Qu'en penses-tu?

S'il est TOUJOURS essentiel de se poser ce genre de questions et de constamment remettre en cause ce qe l'on croit être vrai pour demeurer en parfaite harmonie avec ses convictions et connaissances, il n'en demeure pas moins que personnellement, je continue à endosser XHTML (et 1.1 par surcroît) parce que je crois que pour le besoin que je suis en train de développer, c'est le langage le plus approprié pour mon projet. S'il est vrai que HTML 4.01 pourrait tout aussi bien faire dans la forme actuelle de CYBERcodeur, les plans que je caresse d'éventuellement fusionner mon code avec XML m'incitent à poursuivre dans en sens.

Je ne sais pas encore vers quoi nous allons, mais j'assume que les plus récentes technologies nous permettront de pleinement tirer avantage des possibilités technologiques de portabilité de l'information. Qui plus est, j'ai une certaine tendance à faire confiance au W3C pour m'indiquer quelle est la meilleure avenue technologique. À partir du moment où XHTML devient la dernière version officielle de HTML, je demeure donc fidèle à celle-ci...

C'est donc l'état de réflexion dans lequel je me suis trouvé aujourd'hui en découvrant "ce texte de Keystone websites" qui se veut en quelque sorte une extension au plaidoyer d'Hixie. Dans le même ordre d'idées, il y avait ce billet rédigé par votre humble serviteur il y a quelques semaines qui abondait dans le même sens, qui présentait également une solution pour servir à chaque agent utilisateur le type Mime le plus approprié en fonction de sa capacité de support (gracieuseté de Darken et Anubis).

En clair donc, s'il y a une chose à retenir de cet éternel débat sur le choix du type mime pour le navigateur, c'est d'évaluer les technologies et de choisir celle qui correspond le plus adéquatement à vos besoins. Elles sont toutes bonnes, aucune n'est parfaite. Partant de ce constat, tout ce qu'il nous reste, c'est l'intérêt à travailler avec une plus que l'autre.

L'envers de ma médaille, ce pourrait très bien être l'article d'Éric Daspet qui expliquait pourquoi il préfèrait utiliser HTML 4.01 plutôt que n'importe quelle forme de XHTML. Les deux opinions sont valables, à vous de choisir celle qui vous sied le plus. Les purs et durs opteront probablement pour l'orientation d'Éric, les autres, pour la mienne.

Denis Boudreau | 2003.10.27 @ 07:33 | 24 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 26 octobre 2003
par Denis Boudreau

Petite pause humour... parce qu'il faut bien rire

Je déroge de mes habitudes ce soir pour vous inviter à aller voir le cadeau que m'offre Anubis pour souligner mes racines québécoises (faut dire que les racines françaises y sont aussi traitées généreusement). À pisser de rire. C'est un truc que j'avais vu pour la première fois il y a environ deux ans, mais c'est encore plus drôle en vrai que dans le souvenir que j'en gardais. :)

Denis Boudreau | 2003.10.26 @ 23:38 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 26 octobre 2003
par Denis Boudreau

Expérience avec les CSS

Ce n'est pas sémantiquement viable, ce n'est pas accessible du tout, ce n'est pas portable et ce n'est pas valide, ni au niveau du XHTML que des CSS... Mais faut le reconnaître, c'est particulièrement impressionnant tout de même et ça dénote une certaine maîtrise des feuilles de style qui mérite largement qu'on s'y attarde. J'imagine que vous l'avez probablement déjà vu, ainsi je le note ici plus pour référence ultérieure que pour la découverte en elle-même. Définitivement la preuve que trop de CSS peuvent nuire à la santé, comme dirait le cousin Tristan !

Denis Boudreau | 2003.10.26 @ 13:40 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 26 octobre 2003
par Denis Boudreau

10 raisons d'utiliser CSS... et plus encore

Permettez-moi de vous proposer ce matin une agréable et rafraichissante entrevue accordée par Christopher Schmitt à sessions.edu à propos de l'intérêt des CSS, de leur pénétration sur le marché et des perspectives actuelles et futures de cette technologie dans l'application des méthodologies de conception du vingt-et-unième siècle. Prenez le temps de lire passé la première page, car après voir fait un top 10 des meilleures raisons pouvant vous inciter à adopter CSS, Christopher y va de ses propres opinions sur le sujet et en profite pour relater certaines de ses expériences de conception qui vous sonneront probablement des cloches si vous gravitiez déjà dans ce domaine il y a quelques années, en plus d'admirablement bien cerner le problème du milieu de l'enseignement dans le domaine du multimédia :

Another part is that everyone has those really awful teachers. You know, the kind of teachers who aren't inspired by the material, so they don't inspire students to learn more about the subject matter. It's those types of teachers I try not to be like when I speak at a conference or teach a class. I try to teach like I would have wanted most of my teachers to educate -- with a great deal of passion and patience. I want to be there for my students when they have a question. I try to break complex concepts into items they understand. True, Web design isn't rocket science but rocket science isn't Web design -- and it shouldn't be taught like a set of expressions to determine the lowest common denominator like so many usability experts tell us to do.

Je n'aurais pas pu mieux l'exprimer moi-même...

Denis Boudreau | 2003.10.26 @ 08:42 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 25 octobre 2003
par Denis Boudreau

Passer le chapeau pour Accessify

Il y a quelques jours de cela, j'ai à nouveau eu l'agréable surprise de recevoir un courriel d'Ian Lloyd, que vous connaissez sûrement pour son travail sur Accessify.com et pour le rôle qu'il remplit au sein du Web Standards Project. Étant donné que la dernière fois qu'il m'avait contacté, c'était pour m'annocer qu'il s'était permit de citer CYBERcodeur et OpenWeb en exemple pour son étude sur les sites Web jolis et accessibles, j'ai tout de suite vu d'un très bon oeil qu'il me contacte à nouveau. Qu'avait-il à proposer cette fois-ci ? À quoi donc pouvais-je m'attendre ?

Il s'en trouve que finalement, ce qu'il envoyait, c'était un message à tous ceux qu'il estime de près ou de loin (ce qui fait de moi quelqu'un de définitivement compté dans les estimés de loin puisque l'on se connait à peine), afin de les informer que lui et sa copine étaient maintenant fiancés et qu'ils s'apprêtaient à partir faire le tour du monde pendant un an. Il nous envoyait donc un petit message à l'aube de son envol pour enfiler ses chaussures de globetrotter... non, mais, y'en a qui ont de la chance, vous trouvez pas ? Alors, pour réaliser ce projet, le couple ne recule devant rien; nouvelle hypothèque sur la maison, vente des voitures, démission des emplois, etc. Bref, la totale ! Et bien peu de revenus prévisibles pour la prochaine année.

Afin d'aider à finaliser une partie de tout cet ambitieux projet, Ian lance aujourd'hui un appel à quiconque a, un jour ou un autre, bénéficié de son travail ou de ses efforts d'évangélisation pour contribuer quelques dollars afin de l'aider à traverser la prochaine année. Alors, si vous vous sentez l'âme d'un mécène, aller voir son plus récent billet. Personnellement, j'ai bien envie de lui filer quelques dollars, ne serait-ce parce que j'admire le cran qu'il faut avoir pour s'embarquer dans une telle aventure.

Vous, c'est quelque chose que vous feriez ?

Denis Boudreau | 2003.10.25 @ 23:36 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 25 octobre 2003
par Denis Boudreau

Du nouveau chez OpenWeb

Je sais, je sais, vous le croyiez mort, sans pour autant oser en exprimer la crainte publiquement... mais je vous rassure, il n'en était rien. Si je vous épargne les raisons internes pour lesquelles OpenWeb est demeuré muet pendant près de cinq mois, je peux tout de même vous dire qu'il renaît aujourd'hui pour présenter non pas un, mais deux articles pour satisfaire votre insatiable envie de contenus... Et en plus, mon petit doigt me dit qu'il y en a d'autres dans le four. Mais chut !, c'est un secret ! :)

En attendant, si vous avez envie de vous familiariser avec les avantages du positionnement par CSS plutôt que par tableaux, ou encore, sur la bonne manière d'exploiter les CSS pour produire de jolis tableaux de données, vous risquez d'être plutôt contents.

Denis Boudreau | 2003.10.25 @ 00:06 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 24 octobre 2003
par Denis Boudreau

CeforWeb, pour l'apprentissage des normes

Vincent Gardet, informaticien par formation, amoureux des standards par vocation et visiteur de CYBERcodeur par intermittence, a mis sur pied un site Web qui risque fort de vous intéresser, dans lequel il offre tout d'abord de la formation sur la conception de sites Web normalisés, mais aussi un espace de carnet dans lequel il nous livre ses impressions sur les actualités du moment, sur l'accessibilité, les enjeux et bien sûr, les normes.

Un deuxième carnet Web en autant de jours ! Ouais !

De plus, il a mis sur pied une série de textes tournant autour des enjeux stratégiques et économiques du Web qui valent franchement le détour. Si l'information n'est pas forcément nouvelle pour les habitués de la blogosphère des normes qui auront déjà entendu parler de ces aspects d'un développement optimisant et garant de performance, elle a tout au moins le mérite d'être fort bien documentée et présentée, dans un format agréable à consulter. Chapeau donc à Vincent, pour ce travail de recherche.

J'ignore depuis combien de temps ce site existe -- le tout semble assez récent -- mais personnellement j'accueille d'un œil favorable une initiative comme la sienne de se dévouer à la formation axée sur les normes. Si un centre de formation de ce type existait à Montréal, je ferais des pieds et des mains pour y envoyer pleins de gens ! En fait, je ferai des pieds et des mains pour y enseigner ! ;)

Bref, à mon sens, une excellente ressource qui promet de devenir meilleure encore si Vincent continue son bon travail. À ranger tout de suite dans vos favoris pour consultation ultérieure. Si vous cherchez de la formation pertinente sur la conception Web, particulièrement si vous êtes de la région Parisienne ou Lyonnaise, CeforWeb est peut-être un excellent point de départ.

L'avenir nous laissera découvrir le reste.

Denis Boudreau | 2003.10.24 @ 11:40 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 23 octobre 2003
par Denis Boudreau

Nouveau blogueur sur les normes

Je ne me lasserai jamais de le dire, j'adore découvrir de nouveaux carnétistes qui font des normes du Web leur principal vecteur de communication. Karl nous en présente justement un nouveau aujourd'hui, duquel nous ne savons encore que très peu de choses, mais qui semble prometteur. Je vous invite donc aussi à aller jetter un oeil du côté de liquid-moon. Tous les espoirs sont permis. Bienvenue parmi nous Guillaume et longue vie ! Maintenant que tous les feux de la rampe sont braqués sur toi, que comptes-tu nous raconter ? ;)

Denis Boudreau | 2003.10.23 @ 23:50 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 23 octobre 2003
par Denis Boudreau

La vengeance, un plat qui se mange froid ?

Certains y verront une pure mesquinerie, d'autre une pointe de mauvaise foi ou encore, rien du tout.. mais devrions-nous nous réjouir de ceci ? Je vous l'avoue, j'hésite. Et puis non, je suis agréablement satisfait. Compte tenu que j'ai quand même été directement responsable de la perte de trois de leurs clients dans les six derniers mois, faut quand même que je m'assume un peu ! Et vous, avez-vous porté ombrage à AOL dernièrement ? :)

Z'avaient qu'à être plus visionnaires. Bien fait pour eux. Tout bien réfléchi, je leur en souhaite pleins d'autres.

Denis Boudreau | 2003.10.23 @ 15:29 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 22 octobre 2003
par Denis Boudreau

Le retour du magazine Web par excellence

Mes chers ami(e)s, l'attente est maintenant terminée. L'équipe du e-zine pour les ceuzes qui font des sites Web, le très réputé A List Apart, se pointe enfin le bout du nez, avec trois articles fort prometteurs que je m'empresse d'aller dévorer de ce pas. Je vous encourage bien sûr à faire de même, et je reviendrai probablement sur un ou plusieurs d'entre eux dans les prochains jours. Avec son nouveau look résolument "weblog" et sa navigation repensée et considérablement améliorée, A List Apart fait son entrée dans les nouvelles tendances et s'impose, une fois de plus, comme un exemple à suivre.

En attendant, pour ne rien manquer de son excellent contenu, je vous invite à vous prévaloir de votre type de fil RSS favori pour être avisé avant tout le monde de la sortie de nouveaux articles. Puisque Zeldman nous en offre maintenant trois modèles différents, il y en a définitivement pour tous les gouts !

Denis Boudreau | 2003.10.22 @ 11:59 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 21 octobre 2003
par Denis Boudreau

Retour à l'entrainement

Après plus de deux ans d'inactivité physique, je reprenais ce soir l'entraînement, mais cette fois, en jiu jitsu brésilien. Je n'ai qu'un mot : épuisé. Je suis la preuve vivante qu'on a beau s'entraîner intensivement durant des années (dans mon cas, ce fut principalement du kempo, du tae kwon do et de l'aikido), mais quand le corps s'arrête, il s'encrasse invariablement. Il est grand temps de faire le ménage, mais ça risque de pas être de tout repos. :)

Denis Boudreau | 2003.10.21 @ 23:08 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 20 octobre 2003
par Denis Boudreau

Approches libres ou propriétaires ?

Au cours d'une discussion portant sur les enjeux stratégiques du développement Web conforme et accessible avec une cliente récemment, où je poursuivais mine de rien mon petit boulot quotidien d'évangéliste, cette dernière me demanda tout à coup innocemment qu'elle était la différence entre l'approche libre et l'approche propriétaire. Sur le coup, la question m'a surprise un peu parce que ce n'est généralement pas le genre de sujets auquel les néophytes s'attardent, souvent bien plus concernés par le retour potentiel sur l'investissement d'aller dans le sens des normes. Toutefois, si la question méritait largement d'être répondue, je me suis dit qu'elle aurait aussi toute sa place en ces pages, pour éclairer ceux et celles qui éprouvent toujours des doutes à cet effet. Ainsi donc, je vous livre ici l'essentiel de ma réponse.

C'est vrai après tout; nous parlons régulièrement de normes propriétaires ou fermées, de normes libres ou ouvertes sans pour autant spécifier qu'elles sont les différences fondamentales entre ces deux approches. Sans forcément entrer trop dans les détails, nous allons trancher la question ce soir et définir, une fois pour toutes, quelles sont les différences fondamentales entre les deux approches.

Par une approche de type propriétaire, on entend un mode de développement à l'intérieur duquel le producteur du produit, de la norme ou de l'application demeure seul et unique maître de son développement. Cette approche, préconisée par les grandes mégacorporations comme Macromedia, Sun, IBM ou MicroSoft (comment ne pas l'évoquer ?), implique généralement un mode de développement en vase clos, produisant généralement des applications autonomes à visées mercantiles ou corporatistes, dont les producteurs demeurent propriétaires à part entière et qui nécéssitent inévitablement de lourds coûts d'adaptation en investissement et en temps lorsqu'un tierce partie tente de les réutiliser ou de les adapter à son propre besoin.

La philosophie qui s'oppose naturellement à l'approche de type propriétaire, vous l'aurez deviné, c'est l'approche libre ou ouverte. Se voulant plus globale, plus communautaire et plus collective, cette approche préconise plutôt une collaboration de ses producteurs afin de développer des outils ou des produits de manière collective, afin de permettre à tous de se les approprier facilement. Par définition gratuits et libres de droits de propriétés intellectuelles, ces produits sont généralement offerts sous une license les protégeant de toute visée commerciale. Les normes mises de l'avant par le Consortium W3 comme HTML, CSS ou XML, ou les navigateurs Web alternatifs comme Mozilla et K-Meleon sont d'excellents exemples de produits libres et ouverts.

Voilà donc, en quelques mots, les différences fondamentales entre ces deux approches.

Denis Boudreau | 2003.10.20 @ 21:59 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 19 octobre 2003
par Denis Boudreau

Il y a normes et normes...

Le e-zine Boxes and Arrows publiait récemment sous forme d'article le résultat d'une enquête menée par Heidi Adkisson sur les pratiques de conception Web considérées normes de facto, par le simple fait qu'elles soient si répandues que les gens ne les remettent plus en cause. Je ne parle pas ici de normes documentées, éprouvées et rédigées dans une visée unique et directionnelle comme le sont celles issues du W3C, mais bien de normes établies par l'industrie, dans une volonté d'identifier les meilleurs pratiques, que celles-ci soient fondées ou non. Une étude fort intéressante qui rejoint de très près les avancements technologiques que nous défendons, ne serait-ce par le fait qu'elles dénotent une habitude qui se veut optimisante et enrichissante... pour le meilleur et pour le pire.

D'ailleurs, un fait intéressant à noter au sujet de cette article est qu'il soulève et met en lumière des pratiques qui, avec le temps, ne se sont pas simplement taillé une place de choix dans la culture Web, mais ont aussi permis à de nouveaux domaines en émergence comme l'utilisabilité et l'ergonomie de transcender l'univers du développement logiciel et de progressivement venir influencer de manière positive celui du développement Web. On n'a qu'à penser à la volonté de standardiser l'emplacement des zones navigationnelles dans un design ou encore, de réfléchir à l'emplacement idéal d'un logo ou d'une boîte de recherche par rapport au flux visuel d'un utilisateur, ou alors de ses référents culturels.

Si les normes, telles que nous les définissons, s'avèrent d'une importance capitale pour l'avancement technologique et économique du Web, il n'en demeure pas moins que la plupart des 'normes' évoquées par Heidi dans son article dénotent des aspects tout aussi importants, mais d'un point de vue de standardisation des pratiques, afin de faciliter l'expérience des utilisateurs, sans pour autant tomber dans la castration intellectuelle et créative. À quand un arrimage harmonieux de toutes ces pratiques normalisatrices... À mon avis, c'est de plus en plus possible.

Denis Boudreau | 2003.10.19 @ 15:20 | 6 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 18 octobre 2003
par Denis Boudreau

Ainsi parlait Zeldmanthoustra, 2

Dans la première capsule de "Ainsi parlait Zeldmanthoustra", nous avons pu découvrir certaines des raisons pour lesquelles Zeldman estime qu'il est important de coder selon les normes. Dans cette seconde capsule, très librement inspirée par les récentes améliorations apportées au poids des pages de C² par l'ami Bleizig (qui, je vous le rappelle, ont permi de réduire les temps de téléchargement du site de 300%), nous observons le point de vue de Zeldman sur la question de compression des fichiers (x)HTML, tel qu'il l'aborde dans son plus récent bouquin, Designing with Web Standards.

Balisage condensé ou compressé

"In addition to condensing your markup by writing it clean and lean (that is, by preferring semantic structures to outdated "HTML design" methods), you can digitally compress your markup in some server environments. For instance, the Apache web server includes a mod_zip module that squeezes HTML on the server side. The HTML expands again in the user's browser.

The developer I spoke with gave this example: If Amazon.com wastes 40k on outdated font tags and other junk but uses mod_zip to compress it down to 20k, Amazon's bloated markup would represent less of an expense than my lecture (and this book) would suggest.

As it turns out, Amazon does not use mod_zip. [...] But that quibble aside, the smaller the file, the smaller it will compress. If you save money by compressing a 80k page down to 40k, you'll save even more by compressing a 40k page down to 20k. Savings in any given page-viewing session might seem small, but their value is cumulative. Over time, they can substantially reduce operating costs and might prevent additionnal expenses. (For instance, you might not need to lease additional T1 lines to cope with bandwidth overruns.)

Bandwidth savings are only one advantage to writing clean, well-structured markup, but they're one that accountants and clients appreciate, and they hold as true for those who compress their HTML as they do for the rest of us."

Ainsi parlait Jeffrey Zeldman, DWWS, ch1p33.

Un raisonnement des plus logiques; puisque l'intérêt de la compression semble tout à fait légitime et fondé (je n'ai encore jamais rencontré personne ayant démontré scientifiquement que c'était mal d'ainsi agir), plus on travaille avec un fichier optimisé et par définition, plus léger, plus on obtiendra un fichier compressé en bout de ligne. C'est d'une logique imparable. Et d'ailleurs, s'il était possible de démontrer un résultat de compression équivalent pour une page qui est conforme aux normes et une page qui ne l'est pas, il n'en demeurerait pas moins que la page conforme, outre l'optimisation de son volume, aurait le mérite d'offrir toute une série d'avantages auxquels la page non-conforme ne saurait aspirer.

Denis Boudreau | 2003.10.18 @ 12:47 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 17 octobre 2003
par Denis Boudreau

De l'utilisation de Flash

Si la tendance ces derniers temps est à critiquer le format Flash pour son potentiel d'innaccessibilité élévé (faites une recherche pour Flash en ces pages et vous verrez bien de quoi je parle), on oublie souvent -peut-être trop souvent - que l'accessibilité, c'est bien passionnant, mais qu'il n'y a pas que cela dans la vie. Je sais, de telles "paroles", provenant des doigts bavards de votre humble scribouilleur, peuvent vous paraître bizarres, mais pensez-y bien une seconde. Tous les sites ont-ils besoin d'être dûment accessibles pour être parfaitement utilisables ? Peut-être pas après tout.

Qu'en serait-il d'un site qui s'adresserait exclusivement à une clientèle ciblée d'avance ? Dans la mesure où un site ne s'adresse pas du tout à un public aveugle ou autrement handicapé visuel (parce que sa nature même en fait un outil innintéressant pour cette communauté), est-ce réellement nécessaire de veiller à offrir un contenu alternatif ? La question, malgré son aspect provocateur, mérite d'être posée. La réponse quant à elle, est beaucoup plus pragmatique et rationnelle. Oui bien sûr, puisque l'utilisateur à la vision irréprochable ne supporte peut-être pas le module d'extension Flash pour autant. Si l'alternative textuelle conserve sa raison d'être pour un tel cas de figure, le besoin de coder un Flash de manière accessible lui, perd un peu de son intérêt.

Je vous entends déjà rétorquer que tant qu'à coder une capsule Flash, aussi bien le faire proprement. Je suis tout à fait d'accord avec vous, vous le savez très bien. Cependant, si le format Flash présente son lot de problèmes potentiels pour qui ne sait l'utiliser convenablement, il n'a tout de même pas son pareil pour faire passer un feeling chez l'utilisateur, lorsque pris en charge par un designer Web capable de pousser à son paroxysme une expérience de branding ou de communication.

Laurent Jouanneau nous sonne d'ailleurs fort efficacement les cloches aujourd'hui à ce sujet :

Au sujet de l'innaccessiblité de mappy.fr, il n'y a pas vraiment réèlle matière à critiquer, vu que le service repose sur du visuel : des cartes géographiques. C'est le genre de service qu'un non-voyant n'utilisera de toute façon pas (je pense), que la carte soit en GIF, en FLASH, ou en papier. Une carte est une image, donc difficilement utilisable pour un non-voyant (enfin je pense, à moins qu'il y existe des systèmes de lecture de carte pour les non-voyants ? Ou des cartes papiers avec les éléments en relief et les noms en braille ?).

Que l'on considère que Laurent ait raison ou non importe peu. La véritable question derrière tout ça, c'est de déterminer QUAND les principes d'accessibilité doivent être mis en place et quand ils s'avèrent inutiles. Un site Web qui ne saurait intéresser un groupe le moindrement du monde a t-il vraiement besoin d'appliquer des règles pour les accomoder, même s'ils ne pointeront jamais le bout de leur nez ? Comme je disais en entrée, la question mérite d'être posée.

C'est d'ailleurs une question qui pourrait s'appliquer à plusieurs autres domaines qui nous concernent tous de près, autant pour la conformité des pages que pour l'interopérabilité de celles-ci. Le mec qui fait une page Web personnelle pour présenter, sous format Flash, un caroussel des photos de son plus récent voyage à sa famille qui sont tous sous WinXP avec MSIE 6.0 SP 1 a t-il nécessairement besoin de coder un site valide en XHTML 1.0 Strict qui valide sous Bobby à un niveau WAI-AAA ? Pas du tout. Il en a absolument rien à cirer (à moins de figurer sur la liste des Pompeurs). Bien sûr, sa page serait mieux construite s'il le faisait, mais en bout de ligne, est-ce que ça importe vraiment ?

Et si on commençait à faire un peu la part des choses ?

Denis Boudreau | 2003.10.17 @ 21:45 | 14 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Bleizig

vendredi 17 octobre 2003
par Bleizig

Dude, where is my country !

Ca c'est vrai que j'aimerais bien le savoir aussi. L'agitateur du Michigan, primé aux Oscars et à Cannes pour son dernier documentaire a sorti un nouveau livre aujourd'hui même intitulé 'Dude where is my country!' (petit jeu de mot avec ce film). J'ai eu l'occasion de pouvoir l'acheter (encore tout chaud) et ma fois après avoir devoré les premières pages, Michael Moore fait montre une fois de plus d'un énorme travail de recherche et présente le tout avec son habituelle candeur : un vrai plaisir !

Plus d'informations sur le livre sur Amazon.

Bleizig | 2003.10.17 @ 00:00 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 16 octobre 2003
par Denis Boudreau

Post-mortem de Mozilla.org

Dave Shea, l'un des deux rénovateurs étoiles de la Fondation Mozilla nouveau genre (le plus gros teaser de l'année selon la firme Nitot, Meunier, Jouanneau et associés), nous dresse un remarquable post-mortem du travail abattu par lui et l'ami Tristan au cours des dernières semaines, des contraintes, des réussites, des succès, des satisfactions et des insatisfactions suite à la refonte du site. S'il est toujours intéressant et instructif de découvrir ce que pense un concepteur du boulot accompli au dépôt de son œuvre, je me questionne sérieusement pourquoi Dave ne mentionne jamais l'apport de Tristan à la nouvelle enveloppe du site de la Fondation. Aurais-je manqué un épisode de ce merveilleux feuilleton, ou Tristan n'a pas été aussi impliqué dans le projet que j'ai été amené à le croire ?

Denis Boudreau | 2003.10.16 @ 23:03 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 15 octobre 2003
par Denis Boudreau

AOL : un Internet Netscape à bas prix

Alors, celle-là, elle est bien bonne... vite comme ça, je connais bien deux ou trois potes qui vont hurler de rire... ou de honte [ via Bénéfice.net ] :

AOL: un Internet "Netscape" à bas prix

Dans le but de mieux faire face à la concurrence, AOL offrirait dès l'hiver prochain un service de connexion Internet pour 9,95 $US par mois. Selon une source proche d'AOL, le nouveau service de base offrirait un compte de courriel et serait basé sur un logiciel moins gourmand en ressources. AOL le commercialiserait sous le nom de Netscape afin de ne pas nuire à ses autres produits. Aux États-Unis, plusieurs fournisseurs d'accès Internet proposent des services de base pour environ 10 $US par mois. Pendant le second trimestre, le nombre d'abonnés Internet d'AOL était tombé à 25,3 millions, une baisse de 1,2 million par rapport à la même période l'an dernier.

Sigh...

Denis Boudreau | 2003.10.15 @ 14:27 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 15 octobre 2003
par Denis Boudreau

Spécial Mozilla d'octobre

Comment passer sous silence une aussi grosse journée de livraison chez la Fondation Mozilla ? Non seulement nos bons amis Geckologues nous offrent FireBird en version 0.7, mais ils en profitent pour également nous passer ThunderBird en version 0.3 et Mozilla Browser en version 1.5 sous le nez. Une très belle nouvelle donc, qui vient enjoliver merveilleusement une journée autrement moche, grise et pluvieuse, symbole incontesté que l'automne est définitivement installé sur Montréal.

Vous avez donc le choix et l'opportunité, une fois de plus, de faire le saut vers un vrai navigateur Web. La saisirez-vous au vol ? Personnellement, je préfère bien entendu FireBird à Mozilla Browser, mais c'est simplement parce que je recherche l'application la plus épurée possible. Certains d'entre vous préfèreront sûrement l'application complète en la forme de Mozilla Browser 1.5, mais au compte, c'est le même moteur qui gronde doucement derrière. Tout le monde y gagne ! Utilisée en combo avec ThunderBird, l'application de gestion de courriel autrement disponible dans Mozilla Browser, FireBird remplit de près et de loin tous mes désirs les plus fous en terme de navigation et d'expérience utilisateur, en plus de supporter décemment les normes comme CSS et les transparences de PNG, ce qui n'est pas donné à tout le monde... Dois-je ajouter que je vous le recommande fortement ?

De plus (parce qu'une bonne nouvelle non plus, ne vient jamais seule), la Fondation rend publique son ébauche de travail sur la nouvelle mouture de leur site Web. Je vous avouerai que j'ai un petit pincement de cœur en la regardant parce que je devais faire partie de l'équipe de conception du site et que j'ai du me désister dans les premiers jours du projet, faute de temps. Quoiqu'il en soit, c'est quand même une amélioration importante et on sent la volonté de rompre avec l'image de geek pour ouvrir les bras aux utilisateurs moyens avec des initiatives comme un support téléphonique et une vente de CD. Une réflexion a été portée sur l'ergonomie et l'architecture navigationnelle du site qui, à mon sens, vient aider considérablement à s'y retrouver. C'est mieux qu'avant, bravo ! Un bel effort donc, qui mérite largement qu'on s'y attarde, non pas pour le démolir bêtement parce qu'on aime pas les couleurs, mais bien pour encourager l'équipe qui est derrière à corriger ce qui est mal, au besoin. Allez-y de vos commentaires constructifs.

Denis Boudreau | 2003.10.15 @ 12:06 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 14 octobre 2003
par Denis Boudreau

Si vous attendez encore MSIE 7...

...vous êtes mieux de prendre votre mal en patience parce qu'au train où vont les choses, vous n'êtes pas à la veille de vous offrir une nouvelle version de votre navigateur préféré. À moins que vous ne considériez les ajustements apportés à MSIE 6 dans la foulée d'Eolas comme étant une amélioration ! Comme si on ne se doutait pas que les dates de tombées seraient retardées, voici que MicroSoft annonce officiellement que LongHorn ne se pointera pas le bout du nez avant 2006.

Considérant que nous sommes déjà réduits à supporter le dinosaure apathique depuis trop longtemps, c'est une nouvelle qui fait mal. N'oubliez pas que 2006, ça peut très bien vouloir dire décembre... ou 2007, pourquoi pas ! Fait assuré, nous sommes bien partis pour se rappeler de Netscape 4 comme d'une péccadille comparé au calvaire immobiliste que s'apprête à nous faire vivre le statut quo de MicroSoft au nveau de son navigateur Web. Compte tenu que MSIE 6 a vu le jour en 2001, ça commence à faire terriblement long avant une mise à jour digne de ce nom... et un support des standards qui ne rime pas avec "une coche au-dessus de nul".

Je sais, je sais, j'exagère un peu.

Denis Boudreau | 2003.10.14 @ 23:50 | 6 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 13 octobre 2003
par Denis Boudreau

Définir la langue d'un document Web

Voilà déjà longtemps que vous définissez la langue dans laquelle vous servez vos documents Web. Tellement longtemps en fait, que c'est devenu une seconde nature, tout comme débuter vos documents par un viril DOCTYPE. D'ailleurs, vous le savez bien, omettre de le faire causerait systématiquement une invalidité de votre code, et du code non-conforme, vous ne sauriez tolérer cela. Si vous avez, à un moment ou un autre, cherché à en savoir plus sur l'accessibilité et l'interprétation du contenu d'un document Web par les lecteurs d'écran au moment de l'interprétation verbale des contenus, vous êtes probablement passés par les recommandation du "Dive Into Accessibility" de Mark Pilgrim.

Cet excellent document, destiné à vous aider à mettre en place une dynamique d'eccessibilisation de vos contenus, vous invitait tout d'abord à spécifier la langue générale de votre document dans l'élément racine <html>. Selon la saveur de HTML ou de XHTML que vous préfériez servir à vos clients, vous en spécifiez donc la langue ainsi :

  • HTML 4.0 : <html lang="fr">
  • XHTML 1.0 : <html lang="fr" xml:lang="fr">
  • XHTML 1.1 : <html xml:lang="fr">

Voilà déjà qui est très bien puisque cela vous assure que le jour où un lecteur d'écran passera sur votre document, l'utilisateur se fera servir la lecture de vos contenus dans la prononciation appropriée... un bien petit effort pour améliorer l'expérience de vos utilisateurs et vous assurer de la bonne livraison de votre message. En effet, personne n'aimerait se faire servir la lecture d'un site francophone avec une prononciation anglaise, ou vice versa !

Mais qu'en est-il lorsque vous devez utiliser un terme anglais dans une page toute en français ? Comment vous assurer que ce seul mot anglais sera bien interprété ? En effet, il pourrait être assez délicat de comprendre ce que signifierait le terme toolmaker, s'il fut prononcé to-ol-ma-kèr... Important donc, pour une meilleure accessibilité de vos documents, d'être en mesure de spécifier les exceptions au cas par cas. Encore là, les mêmes règles s'appliquent, il suffit de spécifier, dans un élément HTML quelconque (que vous choisirez le plus sémantique possible), le basculement vers l'autre langue.

Pour un seul mot, ça va bien, c'est relativement simple. Mais que faites-vous lorsque vous avez plusieurs paragraphes de suite à coder dans une autre langue ? Répéter votre spécification de langues à chaque fois ? Heureusement non, ça ferait très lourd de répéter xml:lang="en" sur une série de paragraphes successifs... Imaginez sur une liste XHTML de 15 éléments... répéter 15 fois xml:lang="en", un pour chaque <li> ?

C'est une question que je me posais depuis longtemps, sans forcément trouver une réponse officielle. Je me souviens d'avoir codé cette répétition dans une longue liste HTML et j'en étais à la fois contrarié et gêné. Confronté à un cas de figure extrème de ce type aujourd'hui en discutant avec Bleizig, je me suis finalement renseigné à la source, c'est-à-dire, directement chez un spécialiste d'accessibilité qui utilise régulièrement un lecteur d'écran. La réponse, suffit d'englober tout le bloc de texte dans un <div xml:lang="en"></div> et le tour est joué. C'est tout le contenu qui sera interprété dans la langue du basculement.

Évident et logique, certes, mais maintenant, il n'y a plus de doutes, ni pour vous ni pour moi. Un autre mystère de résolu.

Denis Boudreau | 2003.10.13 @ 22:19 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 12 octobre 2003
par Denis Boudreau

Optimiser son positionnement

Brett Poole signe aujourd'hui son premier article pour le réseau sitePoint, un excellent résumé des véritable techniques qui vous assureront un rendement efficacement optimisé dans les différents moteurs de recherche. Oubliez une fois pour toutes les faux trucs, les pots-de-vin et autres excuses pour faire passer votre site mal construit devant ceux qui le sont mieux que le vôtre. La seule véritable manière de vous assurer un bon rendement, un positionnement et une visibilité hors du commun, c'est d'apprendre à concevoir de manière accessible et structurée.

Combien de fois ai-je vu moi aussi des clients prêts à investir des sommes folles auprès d'entreprises spécialisées dans l'indexation de sites Web pour parvenir à bien se classer dans les moteurs de recherche, alors que le combat avec la compétition était perdu d'avance... Pourtant, la recette n'est pas compliquée. Une navigation claire, des contenus structurés et accessibles, des alternatives textuelles aux formats encapsulés et aux images, un plan du site textuel pour permettre aux moteurs d'arpenter tous vos documents par les traditionnels liens hypertextes. Seulement cela, et vous serez au-dessus de 99% de la compétition. Pour le petit 1% qui demeure et vous résiste encore, essayez de vous construire une méta-représentation digne de ce nom et vous devriez bien vous en tirer.

Denis Boudreau | 2003.10.12 @ 23:26 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 11 octobre 2003
par Denis Boudreau

Compte-rendu d'accessibilité

Le verdict de l'association Braillenet est sans appel : sur les 30 sites commerciaux français qu'elle a évalués, aucun n'atteint les minima requis en termes d'accessibilité, tels qu'ils sont décrits par le W3C.

Vous l'avez certainement lu ailleurs, alors inutile pour moi, si tard ce soir, d'entrer dans les détails. Loin de moi également l'envie de jouer à l'agace avec vous, mais attendez un peu de voir le profil que se récoltera le panorama québécois à ce niveau quand notre étude sortira dans un peu plus d'un mois ! Vous réaliserez rapidement qu'avec 30 sites échouant lamentablement les tests, la France s'en tire encore plutôt bien au niveau de l'accessibilité universelle des contenus de leurs sites Web publics et commerciaux... Demeurez à l'écoute dans les prochaines semaines, ça va fesser très fort, j'en suis convaincu.

Denis Boudreau | 2003.10.11 @ 23:07 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 10 octobre 2003
par Bleizig

C² en compressé

Que c'est enrichissant la communauté Internet ... il y a toujours un internaute prêt à vous suggérer des améliorations pour votre site, et le plus souvent exploitant des fonctionnalités dont vous ne soupconniez même pas l'existence. Dernièrement, Aurélien Maille nous a proposé de mettre en place un système très simple pour compresser les pages avant l'envoi au client, un procédé réduisant considérablement le poids des pages.

Excité à l'idée d'en apprendre plus sur une technique qui m'etait inconnue jusqu'à présent, j'ai commencé à explorer en suivant son conseil: une méthode proposée par leknor. J'ai été surpris de découvrir que les navigateurs Web acceptent depuis belle lurette de recevoir des pages compressées avec gzip et en effet, il est très simple d'utiliser la classe class.gzip_encode.php de leknor, puisque tout y est merveilleusement bien commenté. Je me suis rendu compte que bien que certains gourous de la toile aient découvert cette technique depuis près d'un an, la majorité des sites que j'ai testé n'offraient pas de contenu compressé.

Brievement, voilà comment ca marche en php:

  • Tout d'abord, tout output est sauvé dans un buffer : ob_start();
  • Ensuite, on vérifie que le navigateur supporte bien les pages compressées en examinant $_SERVER["HTTP_ACCEPT_ENCODING"]
  • Enfin, à l'aide de gzcompress(), la page est compressée.

A noter, le code de leknor requiert que les variables globales soient activées (ie "register_globals = On" dans le php.ini). Si votre site, comme CYBERcodeur, préfère avoir cette option désactivée, remplacez les références à $HTTP_ACCEPT_ENCODING par $_SERVER["HTTP_ACCEPT_ENCODING"] (vous pourrez aussi vous débarasser des "global $HTTP_ACCEPT_ENCODING").

En conclusion, un grand merci a Aurélien car les pages de CYBERcodeur sont dorénavant trois fois moins lourdes ce qui j'espère, permettra aux utilisateurs de modem 56k d'accéder au contenu plus vite.

Bleizig | 2003.10.10 @ 15:09 | 20 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 09 octobre 2003
par Denis Boudreau

Citation du moment, par Nielsen

La citation du moment est une gracieuseté de Jakob Nielsen, qui nous rappelle que :

It's healthy to have multiple competitors in the market, and healthy for the Web designers to remember that there are different browsers out there, because that brings home the point that different users need different things. You need to design in a flexible manner, and the emphasis on CSS (by the toolmakers) is a positive step in that direction.

Kapich ? C'est assez simple, en fait. :)

Denis Boudreau | 2003.10.09 @ 19:05 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 09 octobre 2003
par Denis Boudreau

Nouvelle mouture de A List Apart

Voilà des semaines que l'annonce est lancée, A List Apart, LA référence mondiale (si, si je vous assure) en matière d'articles présentant concrètement l'intérêt des normes issues du W3C dans le développement de sites Web est en reconstruction. Voilà des semaines que je me rend quasi-quotidiennement sur le site du magazine de Zeldman, espérant y trouver autre chose que cette satanée page de notification m'annonçant que la v3.0 du magazine est en route. Voilà des semaines donc que j'attend, impatiemment, d'avoir des nouvelles de l'avancement de ce projet. Parce qu'entre vous et moi, s'il y a bien un site où j'aime aller fouiner à l'occasion pour ré-approvisionner mon stock de lecture, c'est bien chez A List Apart.

Hélas, non, ce n'est pas encore pour aujourd'hui que nous goûterons à la nouvelle mouture de cet important bastion du savoir Web, mais tout de même l'ami Zeldman nous annonce en primeur que l'inauguration approche (peut-être dans les prochains jours si tout va bien), avec un numéro spécial ne comportant pas moins de trois articles qui tuent, signés par autant de figures mythologiques : Douglas Bowman, Joe Clark et Dan Benjamin. Que du bon, ce qui n'aide en rien à contrôler l'insatiable envie qui me consumme de dévorer tout ça tout de suite !

Remarquez, c'est peut-être une conspiration visant à me permettre de m'y rendre avec un rutilant Mozilla FireBird 0.7, dont on attend encore la sortie qui était aussi prévue pour la première semaine d'octobre. Ah, ces échéanciers ! Tous les mêmes !

Denis Boudreau | 2003.10.09 @ 11:47 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 09 octobre 2003
par Denis Boudreau

Pour faire bouger MicroSoft...

C|NEt présente ce matin un article des plus intéressants et informatif sur l'état actuel des navigateurs Web et de la colère qui gronde à l'endroit de MicroSoft face à son inactivité comme figure dominante du marché. L'article, intitulé "Developers gripe about IE standards inaction" dresse tout d'abord un récapitulatif appréciable des derniers événements dans le domaine des navigateurs traditionnels (toujours utile pour remettre notre situation en contexte) et révèle quelques faits significatifs de l'incapacité de MSIE 6.0 SP1 à compétitionner avec les alternatives existantes, beaucoup moins connues certes, mais oh !, combien plus performantes.

Si l'article nous en apprend beaucoup sur l'opinion des représentants de MicroSoft à l'égard des développeurs Web et des pressions excercées par certaines grandes entreprises de développement de logiciels auteurs Web (Adobe et Macromedia pour ne pas les nommer) pour inciter MicroSoft à améliorer son support des CSS dans son navigateur, il nous apprend également que le support inconditionnel des normes est loin d'être assuré dans l'éventuel LongHorn... à quoi s'attendre alors, je me le demande encore... Chose certaine, on dirait que cette problématique concerne tout le monde, sauf le principal intéressé.

Chose certaine, le dossier évolue tranquillement. Lorsqu'un géant comme Adobe décide de s'affilier à Opera plutôt que MicroSoft pour l'interprétation des documents Web dans son logiciel, c'est qu'on est en train d'être témoin des premiers signes du déclin du monopole de l'empire de Redmond. C'est tout de même ironique que la pression qui puisse être mise sur MicroSoft vienne ultimement non des développeurs Web et des groupes qui les représentent (comme le WaSP), mais bien des cibles initiales de ces mêmes groupes, voire Macromedia et Adobe elles-mêmes.

Comme quoi qu'il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idées.

Denis Boudreau | 2003.10.09 @ 08:26 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 08 octobre 2003
par Denis Boudreau

Lettre ouverte à SitePoint, la suite

Vous vous rappelez ma lettre ouverte au réseau SitePoint il y a quelque jours ? Et bien, la réponse tant attendue est arrivée ce matin de la part de Georgina Laidlaw. Je vous la présente donc, de pair avec ma réponse envoyée quelques minutes plus tard. Les échanges courtois et diplomatiques me fascineront toujours ! :)

Réponse de Georgina

Hey Denis,

Thanks for your email. I'm sorry I've taken so long to reply -- I wanted to have time to reply properly, though, and haven't had a chance until now.

Firstly, I'm sorry you feel disappointed by SitePoint's publication of this article. I appreciate your taking the time to write in and let us know how you feel, and why. Your feedback is extremely valuable to us, and is a reminder to us that the maintenance of strict editorial standards is critical to SitePoint's success.

SitePoint's (more vocal) userbase appears to be polarized on the topic of Flash. Even to me, the least technical member of the SitePoint team, the way a large portion of our users typically responds to mention of Flash through the forums (and often, in article feedback) seems fairly uninformed (or perhaps just ill-considered) and for many, seems to constitute a knee-jerk reaction. Often their biased arguments only serve to damage the validity of an otherwise worthwhile contention.

Fortunately, though, there are within the core of the community numerous extremely experienced and well informed users who do help to temper the more extreme reactions and keep the discussion in perspective.

When Mark wrote the article, he did so with, I believe, the objective of being contentious. His article certainly succeeded there -- it generated considerable feedback and discussion among users. However, as you point out, SitePoint is and should aim to be a respected source of information. Publishing biased articles does see us run the risk of errantly informing SitePoint users, and is not ideal.

So, why did we decide to publish this article? Because, despite the continuing arguments in the forums, few have been willing to get up on their soapbox and try to inform readers in simple terms about the realities of Flash on the Web. Users are more than happy to make comment in the forums, but not to go "on the record", as it were, by publishing an article on SitePoint.com. Certainly, we've published some excellent Flash articles of late, but the fervently one-eyed Flash critic typically doesn't even bother reading them, as their preconceptions about Flash would dictate a preference for other topics. The fervently one-eyed Flash lover potentially isn't comfortable enough with the technology to be able to gain real value from these more advanced articles. It was primarily these people we were keen to reach.

Mark's article did provide some new, valuable information that we'd not covered on the site before, and at the same time, I knew it would generate strong feelings among readers. From this passion, I hoped that one of our experienced users or authors would be willing to write a strong response article, with which we could provide a balanced "debate" or discussion around Flash. Whether the follow-up article continued to consider the "Flash Vs. HTML/CSS" argument (however irrelevant that may be), indeed argued the irrelevance of the topic itself (and explained why it was irrelevant), or moved on to consider some element of the discussion that was inferred but not addressed by Mark's article (eg. Looking at the ways Flash works with and can complement an HTML/CSS site, and the importance of this development in future) would not matter. Our hope was that we could attract the attention of the lesser-informed Flash advocate or critic, generate a debate that would involve the wider community, and though this, better educate the readers who are fervently opposed to or support Flash for all the wrong reasons.

The forum discussion attached to the article has gone some way to achieve this, but I'd really like to publish a follow-up that counters, clarifies, or builds upon Mark's piece to create a more objective perspective for the reader. As such, if you would be interested in writing an article that explains why the question of CSS/HTML Vs. Flash is redundant, and explores the issues surrounding a designer's or developer's decision to use Flash, or perhaps discusses the question of the standards-compliant alternatives to Flash, I'd love to review it for publication on the site. I am very keen to continue the debate that this article has kicked off, and to engender other informed (and informative) discussions around Flash among the SitePoint audience.

I hope this explanation has allayed some of your fears, Denis. I don't see the editorial standards of SitePoint slipping, though I certainly acknowledge and understand your concerns. Please do let me know if you have any further thoughts on this issue, Denis. I hope that in future, SitePoint continues to uphold the level of content quality you've come to expect.

Kind regards,
Georgina
Editor

Et ma réponse à Georgina

Good day Georgina, thank you very much for getting back to me, I appreciate it. I expected no less of you! :)

I now fully understand the circumstances under which this article came to be. As long as SitePoint is aware that its credibility in the long run revolves around the quality of the articles it publishes for its community (and you obviously do), then all is well and the choices that are made are made with everybody's best interests in mind. Since there is a growing interest for Flash amongst fellow SitePointers, it is only normal that articles on the subject will eventually come into existence -- and as I said, however "good" or "bad" these articles may be, the important thing is that people get involved in the writing process. this is when everyone truly benefits.

The quality of the material published on SitePoint however, will always only be SitePoint's responsability, not the authors (well it would also be theirs as well, but I'm sure you understand what I mean). You guys call the shots and you probably have a master plan when you do. I've always been a loyal fan of your website for as long as I can remember (I think our history together goes back to the end of 1999 or something) and I truly hope to remain for a long, long time. This is why this whole thing is so important to me as you represent an important heritage to the web community. I'd really hate to watch it slip away. Your words are reassuring and I will hold onto them.

As for writing this article you mentionned, I would, but unfortunately, I am no expert in this field. I know just enough to notice it was ackwardly presented, but not enough to produce an intelligent and thourough counter-article that wiould help put everything in perspective. I'll have to pass, but I'm sure if you approach one of the fine people who've made similar comments to mine, you'll find one interested in developing on the subject, much more efficiently than I could ever do myself. However, what I could do would be to contribute to it with someone who would eventually lead it, if that's possible.

Thanks for offering anyway. Your open-mindness makes me feel like writing something again for SitePoint -- I admit, a second artcile is long overdue. I'll see what I can do and how I could contribute to your knowledge base with something more in line with my own fields of expertise. I have a few things in line, I could probably slip one your way.

In the meantime, thank you again for this information. I'm sure everyone who felt as strongly as I did on this issue in the french community will also be happy to see how open-minded you guys are.

Have a great day.

Denis Boudreau,
CYBERcodeur.net

Non, mais c'est pas mignon ça, des grandes personnes qui discutent poliment, sans s'engueuler ? ;)

Denis Boudreau | 2003.10.08 @ 11:09 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 07 octobre 2003
par Denis Boudreau

Redéfinition de polices en cours

Vous aurez peut-être remarqué que la mise en page de CYBERcodeur est à nouveau en mutation... rien de bien surprenant, surtout si on a moindrement suivi les discussions dans les derniers jours entourant mes choix de polices de caractère et la manipulation (erronnée) que j'en faisais à l'époque. Si ce type "d'erreurs" est des plus répandues, il demeure intéressant d'essayer de s'en tirer en reconsidérant notre approche de l'interface, de la mise en page, de la typographie et du design.

Toute cette histoire ne pouvait faire autrement que de me porter à réfléchir à nouveau sur la question du design et du contrôle de l'interface tant souhaité par le designer, par opposition aux choix de conforts et de liberté de l'utilisateur. Résultat ? Redécouverte des plus surprenantes de la police serif (malgré tout le mal que l'on peut en dire pour la lectture écran) et une volonté renouvellée d'exploiter les CSS pour la transformer en quelque chose de bien. Si j'ignore absolument où tout ça nous mènera, je sais pour sûr que vous êtes mieux de porter votre casque protecteur... et de généreusement donner du F5 si tout vous semble louche. :)

Évidemment, vous devinerez que nous sommes en plein chantier, rien n'est terminé, rien n'est officialisé. Donnez-moi quelques heures, voire, quelques jours le temps que je trouve une ligne directrice qui me plait et que je valide le tout auprès de nos copains les linuxiens et nous pourrons reprendre le cours de nos vies, dans la joie et l'allégresse.

À suivre ? But, of course !

Denis Boudreau | 2003.10.07 @ 23:30 | 10 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 07 octobre 2003
par Denis Boudreau

Vent de fraîcheur sur le Web sémantique

Vous me pardonnerez ce matin d'honteusement piquer le texte d'un autre site pour le reproduire ici, mais je suis tombé sur une définition du Web sémantique que j'ai trouvé tellement bonne et simple d'approche que je n'ai pu m'empêcher de la reproduire en ces pages pour le bénéfice des générations futures. Pour tous ceux donc, qui ont encore des incertitudes sur les raisons pour lesquelles les normes sont importantes, sachez qu'ultimement leurs intérêts consistent à permettre au Web de se transcender, de "réaliser son plein potentiel", comme le dit si bien le Consortium W3. Réaliser son plein potentiel ? Qu'est-ce que ça veut dire au juste ? Lisez le texte qui suit pour obtenir vos réponses sur le Web sémantique :

Quand les données se font intelligentes

Si le Web tel qu'on le connaît actuellement recèle une mine de contenus, l'intervention humaine est toutefois toujours requise pour les manipuler et en bout de ligne, y dénicher l'information recherchée. Mais rêvons, ne serait-il pas agréable d'avoir plutôt accès à un Web deuxième manière, transformé en un vaste réseau de données « intelligentes » qui pourraient interagir entre elles et à notre insu ?

Or un tel rêve pourrait devenir bientôt réalité. Le World Wide Web Consortium (W3C), une organisation d'environ 400 entreprises, organismes gouvernementaux et laboratoires de recherche, travaille en effet depuis quelques années déjà à un projet sur le Web sémantique. Avec Tim Berners-Lee en tête, un scientifique britannique par ailleurs inventeur du Web, le W3C vise ainsi à développer des technologies destinées à attacher aux données existantes de l'information qui rend compte des diverses relations sémantiques qu'elles sous-tendent ou, en clair, du contexte dans lequel elles doivent être interprétées. L'une des technologies à la base du Web sémantique est le Resource Description Framework (RDF). S'appuyant sur le populaire langage XML, le RDF est utilisé pour décrire et coder, de façon tout à fait transparente pour les humains, les relations établies entre les données.

Le plus beau de l'affaire : l'information ainsi « enrichie » deviendrait directement manipulable et compréhensible par des applications informatiques. Pour Berners-Lee, il tombe en effet sous le sens que le Web n'atteindra son plein potentiel que lorsque les contenus qu'il véhicule auront ainsi été transformés et rendus « intelligents ».

Dans une telle optique, les recherches menées sur le Web seraient nettement plus efficaces, puisque les navigateurs repéreraient non seulement les mots clés recherchés mais aussi, selon le contexte dans lequel ils doivent être compris, les différents concepts leur étant associés. S'évitant des heures de butinage, les consommateurs en ligne parviendraient par exemple à conduire des recherches de produits et de services plus ciblées.

Mais il y a un hic et du chemin demeure à parcourir. Les technologies qui supportent le Web sémantique sont en effet nettement plus faciles à développer pour un domaine d'activité spécialisé. La mise au jour du réseau sémantique d'un concept nécessite ainsi le développement d'une ontologie, c'est-à-dire la création d'un dictionnaire qui définit de façon formelle les interrelations entre différents termes d'un domaine. Or la vocation généraliste du Web requérait une ontologie gigantesque, elle-même généraliste, ou encore que des liens soient établis entre différentes ontologies spécialisées. Rien de moins donc, on le conçoit aisément, qu'un travail de Titan.

Bien que beaucoup de temps et d'argent devront certainement être consentis à leur développement, les technologies associées au Web sémantique demeurent certainement des plus prometteuses. Et si les organisations qui opteront pour leur utilisation en retireront certainement de grands bénéfices, elles devront cependant avoir les moyens de transformer les masses de données qu'elles génèrent en information intelligente.

Catherine Lamy, analyste-conseil en veille stratégique, CEFRIO

Alors, est-ce plus clair maintenant ? Un gros merci à Catherine pour avoir eu l'initiative de rédiger ce texte qui en éclairera plus d'un. :)

Denis Boudreau | 2003.10.07 @ 09:41 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 06 octobre 2003
par Denis Boudreau

MACCAWS, pour les normes

D'accord, vous connaissez évidemment OpenWeb, WaSP, Pompage et A List Apart... Qu'on tous ces sites en commun ? Ils font la promotion des normes ouvertes du W3C bien entendu. Je sais, vous le saviez déjà. Mais connaissez-vous également MACCAWS ? En voilà un qui est bien méconnu, mais qui gagnerait tout de même énormément à l'être plus. Avec une mission destinée principalement à faire entrevoir les intérêts de la conformité aux normes pour les entreprises disposés à rentabiliser leur stratégie de représentation sur Internet, on y trouve considérablement de matériel digne de mention.

Denis Boudreau | 2003.10.06 @ 22:40 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 05 octobre 2003
par Denis Boudreau

Ainsi parlait Zeldmanthoustra, 1

Mes chers amis, si vous le voulez bien, inspirons-nous quelques instants du grand philosophe allemand Friedrich Nietzsche et de son célèbre ouvrage intitulé "Ainsi parlait Zarathoustra" pour créer une nouvelle rubrique sur CYBERcodeur, dans laquelle je viendrai sur une base plus ou moins régulière, partager avec vous des passages du livre de Zeldman, "Designing with Web Standards". Nous inspirant du modèle prophétique (on est évangéliste ou on ne l'est pas) mis en place par Nietzsche en 1883, nous allons donc, au fil des mois à venir, traverser la parole et les enseignements du grand Zeldman afin de mieux nous les approprier dans notre discours quotidien, développer collectivement notre argumentaire sur la question et s'ouvrir proressivement l'esprit sur tous les aspects connexes à notre discipline.

Cette rubrique, destinée à faire entrevoir aux rares parmi vous qui n'avez pas acheté DWWS la vision zeldmanique de l'application des normes dans le processus de conception de sites Web propres au vingt-et-unième siècle, promet d'être tout aussi enrichissante pour ceux qui l'ont lu et qui n'ont jamais eu l'occasion d'en discuter avec des proches. Comme ce n'est pas un sujet que la plupart d'entre nous puissions discuter ouvertement à table avec l'être cher, j'espère pouvoir vous permettre par l'intermédiaire de C² de vous exprimer sur autant de sujets librement.

J'y glisserai bien sûr mes propres commentaires pour ponctuer le texte et, espérons-le, susciter quelques débats bien passionnés. Pas parce que c'est particulièrement pertinent pour moi de le faire, mais simplement parce que je sais d'avance que je ne pourrai pas m'en empêcher. Alors sans plus attendre, commençons avec le premier extrait, issu du chapitre 12, page 273 :

Pourquoi coder selon les normes

"Créer une fois, publier partout. Voilà bien le St-Graal de la conception et du développement Web axés sur les normes. Nous n'apprenons pas à coder notre XHTML proprement pour remporter une médaille d'or. Nous le faisons pour que nos sites s'affichent convenablement et fonctionnent correctement dans les navigateurs traditionnels, les navigateurs alternatifs, les lecteurs d'écran et les dispositifs portables, aujourd'hui, comme demain et comme dans 10 ans. De même, nous n'utilisons pas les CSS seulement pour les bénéfices à court terme comme l'économie sur la bande passante pour réduire notre prochaine facture d'hébergement. Nous le faisons principalement pour nous assurer que nos sites fonctionneront toujours aussi bien dans Netscape 14 que dans les navigateurs d'aujourd'hui et que le balisage de présentation inutile ne nuira pas à un utilisateur évoluant dans un environnement ne supportant pas les feuilles de style."

Ainsi parlait Jeffrey Zeldman, DWWS, ch12p273.

Vous comprendrez bien que le bouquin de Zeldman, ayant été rédigé avant l'annonce par AOL de la mort de Netscape (et malgré toute la clairvoyance qu'on lui connait), ne pouvait deviner que Netscape 14 ne verrait malheureusement jamais le jour. Substituez donc "Netscape 14" par "Mozilla 14" et répétez-le dix fois de suite à voix haute. Vous allez voir, ça sonne plutôt bien en bouche et ça donne le sourire.

En plus, il paraît que si vous le scandez à pleins poumons en dansant tout nu un soir de pleine lune devant la fenêtre ouverte de votre cuisine, ça guérit miraculeusement le cancer de la prostate. Mais ça par contre, je ne l'ai pas essayé. Tentez l'expérience à vos risques et périls, mais par pitié, si vous le faites, envoyez des photos.

Denis Boudreau | 2003.10.05 @ 21:17 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 04 octobre 2003
par Denis Boudreau

Réflexions sur les polices de caractère

La question du choix de la police de caractère sur le Web en est une qui est trop souvent prise à la légère (pour ne pas dire éludée) dans le cadre d'un processus de création de sites Web. C'est la constatation (pourtant évidente) que je commence à faire suite aux réflexions des derniers jours initiées par les demandes répétées de certains copains au sujet de la taille des polices sur CYBERcodeur, la critique plus formelle de Mathieu sur TotalementCrétin et les discussions qui se tiennent en privé ou en public avec certains d'entre vous depuis plus ou moins longtemps. Dans les dernières années, vous l'avez fort probablement remarqué, les polices sans-serif ont été majoritairement favorisées par les designers et concepteurs, dû au fait qu'elles sont généralement reconnues comme étant plus confortables pour la lecture à l'écran que les polices serif, les cursives et les autres. Il n'y a qu'à faire un rapide tour du Web pour s'en rendre bien compte; en effet, 9 sites sur 10 sont affichés en Verdana, ce qui en fait de loin de loin la police la plus utilisée sur le Web.

Si les premières heures du Web ont vu l'imposition majoritaire du times new roman (la police serif la plus répandue des années 90 -- toujours l'ultime police par défaut des navigateurs), celle-ci fut rapidement remplacée par l'arial au tournant du siècle. Cette "nouvelle" police sans-serif que l'on commençait à découvrir avec son implémentation systématique dans Windows 95, était installée par défaut sur tous les systèmes d'exploitation Windows, Mac et Linux. Quelle aubaine alors de l'utiliser massivement ! Avec le temps toutefois, les gens s'en sont progressivement lassés au profit d'une autre nommée verdana (conçue par MicroSoft) et apparue sous Windows 98, beaucoup plus agréable dûe à sa forme plus carrée, favorisant notamment plus encore la lecture écran (spécialement dans les tailles réduites). Le problème ? Dans sa forme naturelle, elle est énorme. Grossière même. Une horreur.

Qu'à cela ne tienne, les designers Web ont rapidement compris qu'il suffisait de la réduire aux trois quarts de sa taille normale pour en faire une superbe représentation visuelle. Du coup, les sites ont commencé à s'afficher en <font face="verdana" size="2"> et tout le monde était content. C'est à ce moment précis que les contenus sur le Web ont basculé dans l'ère de la miniaturisation. Cette miniaturisation est devenue la norme, si bien que de nos jours, personne ne questionne la validité même de cette pratique avec le verdana.

Personne ? En fait non, certains la questionne et la condamne même. Une discussion en apparence toute innocente a eut lieu plus tôt aujourd'hui entre Anubis et votre humble serviteur à propos des choix typographiques sur C² ; une discussion qui m'a ouvert les yeux sur une réalité que je n'avais jamais pris en compte, et que j'estime digne de mention, au cas où cette constatation vous aurait également échappé au fil des années.

Depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, des visiteurs fidèles de CYBERcodeur m'envoient des messages pour se plaindre de la taille réduite de la police par défaut déclarée dans mes feuilles de style. Comme ils constituaient une minorité isolée (malgré toute l'estime que je leur porte individuellement) et que mes propres goûts esthétiques me défendaient de servir mon verdana à 100% de sa taille, je me suis toujours résolu à ne pas trop en tenir compte. Après tout, me suis-je souvent dit, on ne peut pas plaire à tout le monde, on ne peut qu'essayer d'en accomoder le maximum. Et pourtant...

La question que j'aurais du me poser depuis longtemps n'était pas à savoir si la police était de la bonne dimension, mais de découvrir ce que tous les détracteurs avaient en commun. Et ce n'est que cet après-midi que je crois enfin avoir compris. Cette réalisation ne les englobera certainement pas tous, mais elle incluera la plupart d'entre eux, ce qui est bien suffisant à mon sens pour en faire une règle quasi-déontologique. Cette hypothèse n'est pas encore vérifiée, mais je suis convaincu de tenir un bon filon :

La plupart de ceux qui critiquent les dimensions de ma police de caractère travaillent sous Linux et n'ont pas verdana d'installée sur leur système -- la plupart des autres ont probablement une vue plus faible que la mienne, ce qui est d'un autre ressort complètement.

Évidemment, si quelqu'un m'apprends dans les prochains jours que verdana est disponible sous Linux, toute ma réflexion risque d'être balayée du revers de la main !!!

Si ce n'est pas le cas, que faut-il en conclure ? Et bien, si ces braves promoteurs du logiciel libre n'ont pas d'accès à verdana, c'est qu'ils se font servir la deuxième police par défaut prévue sur CYBERcodeur, qui est l'arial dont je discutais tout à l'heure. Et comme la taille de ma police par défaut est simplement déclarée comme devant s'afficher à 75% de sa valeur nominale pour contrer la grossièreté du verdana de base, ce qu'ils reçoivent, c'est du arial affiché aux trois quarts de sa valeur par défaut... ce qui est suffisamment petit pour arracher les yeux de n'importe qui. Tout un problème auquel n'existe en apparence que deux solutions :

  • Accepter de laisser mon verdana s'afficher à 100% de sa valeur par défaut ;
  • Changer la police d'affichage et abandonner le verdana au profit d'une autre sans-serif plus répandue ou plus sure.

Si la première option est hors de question par simple acqui de conscience, la deuxième option est déchirante par l'amour que je porte au verdana dans sa forme couramment (et malencontreusement) utilisée. Cela explique donc -- pour ceux d'entre vous qui l'ont remarqué -- pourquoi je suis retourné en arial aujourd'hui avec ce site. J'ignore où mes réflexions me porteront, mais chose certaine, ce sera loin du verdana et des polices définies à 75%. Un gros travail de recherche graphique m'attend, afin de déterminer par quoi remplacer mon verdana chéri. Trébuchet ms, la police utilisée pour OpenWeb, me semble un choix intéressant. Elle n'est probablement pas plus disponible chez Linux, mais au moins dans sa forme naturelle, elle demeure de bon goût et les partisans de l'OS libre recevront toujours du arial se rapprochant du 100% de sa taille normale, ce qui est "impossible" dans le contexte actuel sous le reigne du verdana. Si j'étais déjà en exploration à ce niveau depuis l'intégration du century gothic dans la nouvelle mouture, je viens littéralement de basculer dans la recherche avec cette constatation et ces remises en question...

C'est peut-être un mal pour un bien remarquez. Voilà déjà longtemps que l'on utilise verdana à toutes les sauces, sans en questionner la nature. Je ne sais pas si nous observerons un retour en force du times new roman comme le suggère certaines personnes, mais en attendant que CSS-3 nous permette d'intégrer des polices directement dans nos sites Web comme on pouvait le faire jadis en ShockWave, il demeure peut-être pertinent de remettre nos habitudes en question.

Entre-temps, ne vous surprenez pas si les choses bougent en ces pages, nous sommes à nouveau en mode d'exploration CSS.

Denis Boudreau | 2003.10.04 @ 23:31 | 17 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 03 octobre 2003
par Denis Boudreau

Lettre ouverte au réseau SitePoint

voilà, je m'étais promis de le faire, chose promise, chose due. Pour ceux qui ne comprendrons pas de quoi je parle, prière de vous référer au billet du 14 septembre dernier intitulé "Opposer Flash au couple XHTML-CSS".

Opinion on SitePoint's editorial line as of late

Hi Georgina, I hope you're well.

I've been meaning to send this message for some time, but am only resorting to doing it now. I guess it's allright, it's only been bugging me for 3 weeks or so.

It all started when you published Mark Angeletti's article titled : "Flash Vs. CSS/HTML: Which Will You Choose?". I am having a hard time believing SitePoint went and published the article as is. Even if the author is obviously well-intentioned, he tries to establish a parallel between Flash and XHTML-CSS in order to determine which approach is the best to build a website. It really saddens me that such a pointless debate still finds hearing in 2003, especially when it's based on such weak arguments especially when most of them cover what the future holds, not what the technology can do today. Having published an article titled: "PC vs. Mac: Which Will You Choose?" would have been as relevant.

How could SitePoint publish an article on that subject without making sure it addressed the proper aspects of the question ? This article, to me and most of the people I know who've read it, is nothing more than a pointless debate over who prefers what, with a very light standpoint, while making extraordinary attemts at avoiding the real questions like usability and accessibility problems of Flash, or the fact that both choices have nothing to do with one another. Comparing these two types of technology was completely irrelevant and counter-productive. Let me explain.

The whole article lays on the fact that Flash is capable of doing things that pure XHTML combined with CSS could never do. It's as relevant as if someone wanted to publish an article on why Javascript is inferior to Java because you can't do as much with it. That would be totally beside the point of the technology and what they're made for and it's the same thing with Mark's article. If I were to write such an article on Javascript and Java, people would stop me quickly to tell me that I am not comparing the right technologies, that my comparison is unfair and that if I really wanted to compare Java with something, I should just as well compare it with .Net for example.

It's exactly the same thing with this article. Why hasn't the author compared Flash with it's real competitor the W3C standardized duo known as SMIL/SVG ? How can someone expect to draw parallels between Flash and XHMTL/CSS ? They have absolutely nothing in common. This should be a known fact.

Someone wanting to write on Flash's strenghts and weaknesses would be allright. Wanting to write about the interest of having or not an HTML version of an otherwise all-Flash site could also attract some positive attention and raise some awareness amongst the web community. Come to think of it, someone wanting to write whatever he or she feels is a good paper is already a good reason enough for them to go and write it. However, before it is published, someone, somewhere, should check out to see what's being written and if they want to stand by it as a publisher and a responsible platform of knowledge for developers worldwide. Obviously SitePoint did, and obviously, SitePoint shouldn't have.

I know SitePoint has a line or reviewers that go over every article to ensure quality. I know because I underwent the process last year. I find it quite disturbing that nobody at SitePoint raised a finger on this article to realize it was way beside the point.

All this article did was keep feeding the urban legend that Flash and XHTML/CSS could be compared, that they're two aspects of the same thing. They simply can't and sitePoint, in my opinion, should have known better. The article should have been about Flash and SVG/SMIL. This is what should have been kindly told to Mark. Or as is, the article should have mentionned something about it. That would have been something instructive. The simple fact that it wasn't even mentionned is breath-taking. What SitePoint published is an article about a strong misconception taken to the next level -- to the level of authority since it's been published on such a highly-regarded platform.

That did nothing to help promote the cause of web standards, a cause you also stand for and support.

Now I can't blame Mark for not knowing about this stuff. However, I can be disappointed in sitePoint for letting it slip by its reviewers and into it's publishing line. I sincerily hope this is not something that happens a lot because sooner or later, people will start realizing that something is wrong in the editorial choices SitePoint makes and your credibility will start to crumble. Now you don't want that and I don't want this either. You guys are doing an amazing job otherwise.

One thing for sure, this is not with that article that we will be able to promote the real important things about web development in 2003, such as portability of information, interoperability of documents and accessibility of contents, or simply the ability to compare the right technologies together. This article will never help anyone get a greater understanding of what the meaning of web development has evolved into.

Like I said, the article itself is probably meaningless. Bad articles are published everywhere everyday on the Web by people who simply don't know better and are well-intentionned all the same. However, coming from a serious and technologically-savvy team like sitePoint, this is terribly disturbing.

What I am fearing is that when a window as prestigious as yours publishes such a thing, most people will never question it's validity and will keep doing the same bad choices or ask themselves the same bad questions because they've just been told indirectly that it was the right thing to do. I truthfully hope it was just a slip, not something we will see more of in the future.

Respectfully yours and an otherwise happy sitePointer,

Denis Boudreau,
CYBERcodeur.net

Attendons de voir quelle sera la réponse maintenant.

Denis Boudreau | 2003.10.03 @ 16:50 | 6 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 03 octobre 2003
par Denis Boudreau

Intronisé au temple des crétins

Et bien ça y est, mon tour devait venir éventuellement ! Me voilà officiellement intronisé au Temple des Crétins par les bons soins de l'ami Mat, à côté de Microsoft et tous les autres... Dois-je le prendre comme une promotion ou comme un sérieux incitatif à me reprendre en mains ? Snif, snif... pourtant, je fais de mon mieux moi... ;)

Disons que sa remarque tombe particulièrement à pic, compte tenu du commentaire d'Anubis ce matin à propos de la taille réduite du texte sur CYBERcodeur. LA réponse (et surtout le compromis) résident-ils dans le choix d'une autre police de caractère par défaut que Verdana ? Quand je vous dit que la quête de l'amélioration pour une interface parfaite ne connait pas de fins, en voilà un superbe exemple. Vous en faites pas les mecs, je vais y voir bientôt. Serez-vous disponibles pour un coup de main par contre ? Moi je veux bien vous accomoder, mais bon, je suis pas forcément capable de deviner quels sont vos besoins. ;)

Par contre, plus je relis le billet de Mathieu, moins je suis sûr de comprendre la nature de sa critique... vraisemblablement, j'ai commis de lourdes fautes. C'est d'ailleurs un sujet qui est en suspends depuis des mois alors qu'Eric Daspet m'avait fait le même type de commentaires à propos de la détermination trop petite de l'affichage par défaut. Mais honnêtement, contrairement aux autres, je ne sais trop comment filtrer la critique de Mat aujourd'hui. Faudra que je communique avec toi mon vieux, pour éclaircir tout ça. Ne le prends pas personel ça m'arrive tout le temps avec vous autres, cousins français, de nager dans le doute ! :)

J'ignore si c'est le décalage culturel ou quoi, mais tes formulations me laissent un peu confus. Nous éclaircirons tout ça bientôt. À terme, tout le monde y sera gagnant, du moins, c'est tout le malheur que l'on se souhaite.

Denis Boudreau | 2003.10.03 @ 14:10 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 02 octobre 2003
par Denis Boudreau

La peur maladive des tableaux HTML

Je suis à la fois flatté et amusé par les nombreuses critiques qui ont été émises au sujet de la nouvelle mouture de CYBERcodeur. Flatté, parce que la réception a été (et continue d'être) favorable et enthousiaste, et amusé parce qu'elle m'a permi de mesurer le pouls d'une croyance populaire, à l'effet que le design en tableaux HTML, c'est effectivement très mal.

Je m'explique. Je ne suis pas un designer Web. Mais alors là, pas du tout. Infographiste-bidouilleur peut-être, concepteur-idéateur assûrément, mais designer alors ça, pas le moins du monde. Que mes efforts de mises en page et d'expérimentations visuelles soient applaudis et appréciés de vous tous relève donc beaucoup plus du coup de chance et de la grâce divine que du talent brut. Le cosmétique entourant C² pour le moment est bien en-deça de ce que je vise, et j'espère pouvoir me rapprocher de mon idéal (toujours changeant) avec le temps...

Ce qui m'amuse dans tout ça, c'est le rapport direct qui a été établi entre mes choix de mise en page et les enjeux (à mon sens de plus en plus faussés) reliés aux normes et au besoin d'innovation. Un commentaire que l'on a évoqué souvent par rapport au nouveau design de mon site, c'est qu'il était trop carré, qu'il ressemblait trop à un design fait de tableaux HTML. C'est une drôle de critique quand on y pense bien... car où est le mal là-dedans ? Quel est le drame d'avoir un design trop carré ? Il me semble qu'on est quand même loin des gabarits de Movable Type...

De nature, je suis une personne plutôt rationnelle, pragmatique et cartésienne. Les designs carrés, "qui ressemblent à des tableaux", moi ça me plaît bien, ça me rejoint même. Les petits coins arrondis dont tous les copains rafollent, moi, je capote pas là-dessus. Qui plus est, d'un point de vue idéologique, je ne veux même pas y toucher. Est-ce un mal ? Est-ce devenu péché de designer angulairement ? Parfois, j'ai l'impresion qu'on mélange tout. D'une certaine manière, ce n'est pas mon rôle à moi d'innover en matière de design... je le répète, je suis nul dans ce domaine. L'endroit où je souhaite innover, c'est dans le code et sa structure. L'aspect visuel est un luxe que je ne peux m'offrir qu'au compte-gouttes. :)

En fait, j'irai même un peu plus loin et j'abonderai dans le sens de Greut pour dire qu'une telle approche peut être particulièrement intéressante dans la mesure où elle démontre à certains que les CSS permettent les mêmes créations visuelles que les bonnes vieilles méthodes éprouvées du siècle dernier. Techno-rétro ? Oui, pourquoi pas ? Après tout, c'est peut-être symptomatique de ma génération grunge et X ! ;)

Cette réflexion rejoint un peu celles qui me hantent ces jours-ci, à savoir quelles sont les limites que nous ne devrions pas dépasser avec la promotion des normes et l'approche à adopter pour sensibiliser autrui sans pour autant leur donner envie de nous tirer une balle dans le front. Dans nos élans passionnés, on en vient des fois à tout mélanger. Laissons un peu les tables HTML tranquilles et parlons plutôt des vrais enjeux. Les tables HTML ne sont pas mauvaises en soi... Quand elles sont utilisées intelligemment et parsemées de petites attentions d'accessibilité, dans un environnement transitionnel par exemple, elles peuvent très bien faire l'affaire. C'est d'ailleurs souvent plus qu'il en est nécéssaire pour faire un très bon résultat.

Doit-on réellement être plus catholiques que le Pape ? Je pense que non, d'ailleurs, vous voyez où ça l'a mené autant d'intégrisme ? Reprenons nos sens et cessons de se questionner sur autant de futilités pour adresser les vrais enjeux, comme la manière la plus efficace de faire passer notre message, dans une ambiance constructive et positive. On ralliera beaucoup plus de gens à notre cause, et les ARNO* de ce monde n'auront pas autant besoin de péter leur coche.

Ceci étant dit, je suis tout à fait ouvert à vos commentaires pour améliorer l'interface de ce site. De bons conseils ne peuvent définitivement pas nuire ! ;)

Denis Boudreau | 2003.10.02 @ 22:47 | 20 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 02 octobre 2003
par Denis Boudreau

Pompage d'octobre est arrivé

Alors pour une fois que nous rencontrons sensiblement nos objectifs de dates de tombées, on va quand même prendre le temps de se féliciter un peu. D'autant plus que si vous avez un peu suivi l'évolution de Pompage depuis quelques semaines, vous savez que nous venons à peine de produire l'édition de septembre. Alors, produire aussi rapidement l'édition d'octobre est quand même digne de mention. C'est qu'il pince quand il fend l'air, le nouveau fouet du rédacteur en chef par intérim ! ;)

J'ai encore une fois l'honneur d'en signer l'éditorial et j'en suis fort honoré. Cependant, les contraintes éditoriales étant ce qu'elles sont, l'édito d'octobre que j'avais initialement pondu a été passablement coupé de sa version originale, ce qui me donne envie de vous offrir la version allongée ici. À vous d'en faire ce que vous voulez (et de récupérer la petite morale qui s'y trouve par le fait même) :

Les coulisses d'une méthodologie

Le discours des évangélistes, des intégristes et autres sympatisants à la cause des normes issues du Consortium W3 est tellement imprégné de la nécéssité de faire passer l'intégralité du message des avantages induits des normes que nous en oublions souvent que les standards ne sont qu'un enjeu parmi tant d'autres dans la grande chaîne de production des applications Web. Un aspect important certes, mais pas plus que ne le serait l'ergonomie des interfaces ou l'architecture des contenus. Si ce phénomène d'appropriation émotive est compréhensible, il n'en demeure pas moins qu'il peut s'avérer très risqué pour la cause des normes, de l'interopérabilité et de l'accessibilité de toujours aborder la problématique des sites aux méthodologies obsolètes par le même angle, celui de la comparaison péjorative.

L'argumentation, c'est l'art de transformer la moindre détractation en avantage irréfutable. Dans la mouvance d'une sensibilisation aux méthodologies Web évoluées du vingt-et-unième siècle, il ne faut jamais perdre de vue que lorsque nous tentons d'ébranler l'industrie du multimédia dans ses fondements, sa faible réceptivité ne peut avoir d'égal que sa rébarbativité si tout ce qu'elle est en mesure de saisir de notre propos est l'attaque que nous portons à sa compétence. Cela devient particulièrement vrai si les arguments que nous lui servons sont maladroits, peu documentés, ou inadéquatement soutenus par des preuves concrètes et ce, de manière articulée.

L'acquisition d'une pensée articulée autour des normes est une dynamique qui demande de la réflexion et de l'effort intellectuel, qui exige de suivre une certaine méthodologie pour arriver à se mettre en place d'elle même dans l'argumentaire de l'évangéliste. Ce n'est pas un travail de tout repos, mais il est réalisable dans la mesure où celui qui l'expose garde l'esprit assez ouvert pour que ses opposants puissent voir l'aspect positif du message qui y est livré. Je suis d'avis qu'une bonne méthodologie est à la base de toutes grandes réussites, que celle-ci soit au niveau de la conformité du code, ou de la pénétration du message... D'où l'intérêt de l'article de ce mois-ci.

Nous aurions pu aborder l'aspect de la méthodologie de conception de plusieurs angles différents, avec autant de textes, tous aussi intéressants les uns que les autres. Notre décision de choisir celui de Douglas Bowman repose justement sur cette ouverture d'esprit que nous devons cultiver face aux divers aspects de normalisation des méthodologies de conception et s'inscrit parfaitement bien dans une dynamique d'ouverture amorcée avec l'article vedette du mois dernier.

"Les coulisses d'un design", ne parle pas des normes du W3C directement, bien que leur influence puisse se faire sentir à travers tout le texte, mais parle simplement d'une approche standardisée de conception d'interface, sur trame de populaires jardins japonais. Si je vous en recommande chaudement la lecture, je vous en recommande doublement la deuxième, celle qui se dissimule entre les lignes de la première et qui permet d'apprécier plus justement la beauté du travail collaboratif inhérent à la production d'un site Web.

C'est promis Sam, la prochaine fois, je ferai plus court encore. Et la fois suivante, encore plus court. Ainsi, dans quelques mois, je devrais être en mesure de produire un texte de seulement quelques 500 mots. Trop m'étendre, il faut croire, c'est l'histoire de ma vie.

Denis Boudreau | 2003.10.02 @ 14:48 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 01 octobre 2003
par Denis Boudreau

Sémantisation par les listes HTML

Dans une recherche évolutive d'amélioration structurelle du (x)HTML, nous sommes toujours à l'affut de trucs et astuces nous permettant de mieux comprendre comment arriver à améliorer la sémantique de notre code. Une bonne manière de faire cela est bien sûr de réfléchir à l'utilisation que nous faisons des éléments HTML et de se questionner si l'élément envisagé pour répondre à tel ou tel besoin est bel et bien l'élément HTML le plus approprié pour remplir ce rôle.

Un des cas de figure qui laisse le plus souvent le développeur dans la confusion consiste à déterminer l'approche à adopter pour coder des menus de navigation. Dans ce domaine, au fil des ans, nous avons tout vu; des tableaux HTML avec des <td> alignés pour simuler les différents éléments d'un menu horizontal, des paragraphes séparés par des <br /> pour créer un menu vertical, etc. Si ces techniques utilisées à outrance par le passé ont toujours semblé faire le travail dans nos environnements contrôlés, il n'en demeure pas moins que la véritable nature du menu HTML a toujours échappé au développeur moyen.

En attendant que XHTML 2.0 nous amène l'élément <nl> qui représentera le navigation list, il importe de tout de suite commencer à se familiariser avec le concept très simple qu'un menu, peu importe la forme qu'il prendra, est d'abord et avant tout une liste d'éléments (cliquables) permettant de naviguer dans un site. Or, une liste, quelle que soit son rendu visuel, demeure toujours conceptuellement une série de <li> enveloppés d'un <ul> ou d'un <ol>.

Voilà déjà plusieurs mois que j'ai intégré l'utilisation des listes HTML à mon arsenal de bouts de code pour gérer ce type d'éléments. D'ailleurs, c'est exactement la façon dont mon menu est construit pour ce site; peu importe à quel point mon menu de navigation a l'air d'un tableau HTML, il n'en demeure pas moins qu'avec une petite liste toute simple et quelques règles CSS, il m'a été possible de construire quelque chose de très fonctionnel. Le véritable bonheur là-dedans, c'est que j'ai la certitude que lorsque mon document HTML sera interprété par un navigateur texte ou tout autre agent utilisateur incapable de supporter la "complexité" des feuilles de style, ma structure HTML derrière sera toujours aussi significative. Voilà un autre avantage de coder sémantique (et de séparer sa présentation de son contenu) !

Évidemment, c'est pas forcément tout le monde qui a envie de se mettre les deux bras dans l'huile de code (x)HTML/CSS jusqu'aux coudes... et c'est pour cela que notre bon ami Ian Lloyd a conçu List-o-matic.

Denis Boudreau | 2003.10.01 @ 21:55 | 10 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page