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archives de septembre 2003

Avatar Denis

mardi 30 septembre 2003
par Denis Boudreau

Du bon troll sur XHTML

Tout compte fait, s'il y a au moins une bonne chose qui ressort de la foulée de l'article d'uZine.net hier, ce serait sûrement l'observation qu'a faite Laurent Jouanneau à propos de la mauvaise impression qui est donnée sur les standards et qui laisse à croire que les normes n'équivalent qu'à XHTML et CSS. J'imagine que d'une certaine manière, je peux contribuer à cultiver cette fausse idée étant donné que parmi l'éventail des normes existantes (vous serez peut-être surpris d'apprendre que le W3C en a publié plus d'une quarantaine depuis 1994), XHTML et CSS sont celles qui m'intéressent le plus -- comme la plupart des gens d'ailleurs. De ce fait, le parallèle est facile à établir. Dans une telle mesure, peut-on comprendre plus aisément les réactions émotives comme celle de notre copain Arno ? Peut-être. Mais si une telle explication nous aide potentiellement à comprendre la confusion des uns, elle excuse mal la mauvaise foi des autres.

Denis Boudreau | 2003.09.30 @ 23:33 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Bleizig

mardi 30 septembre 2003
par Bleizig

Réactions sur le dernier troll en vogue

Je viens de lire ce long (et bien pénible) article mentionné dans le précédent carnet. Bien que 90% du contenu soit un tissu d'âneries souvent issu de l'incapacité de l'auteur a comprendre le progrès, j'aimerais approfondir sur deux points qui m'ont amené à réfléchir :

  • Le language HTML est un langage extrêmement tolérant, de ce fait il n'est pas nécéssaire d'être geek de son état pour pondre un site. Il est vrai que si tous les navigateurs avaient décidé de "pré compiler" toute page html et d'afficher toutes les erreurs que le w3c-validator retourne actuellement tant que la page n'est pas valide, cela en aurait rebuté plus d'un et nous connaîtrions une toile bien plus réduite. Le problème est donc de pouvoir à long terme imposer un norme (faut pas se leurrer, si elle n'est pas imposée, elle ne sera respectée que par un petit nombre) tout en conservant une toile ouverte à tous. Dans l'utopie, tous les logiciels wysiwyg pondraient du code valide mais bon... ce n'est pas le cas. Quelle est donc la démarche à suivre ? Comment faire en sorte qu'un utilisateur qui ne soit pas codeur n'aie pas soudainement l'envie d'aller faire sa propre soupe dans le code et de casser les standards?
  • La majorité des utilisateurs sont rebutés par le site du W3c : il faut l'admettre, lire les recommandations du Consortium n'est pas ce qu'il y a de plus facile et excitant, c'est très vite fastidieux. Bien que quelques sites proposent des articles intéressants qui vugarisent ces normes, il serait peut-être bon qu'une information accessible émane du site du w3c lui même (genre une version "XHTML 1.0 pour les nuls" de la norme très simplifiée avec beaucoup d'images et de graphiques que tout le monde peut comprendre).

Bleizig | 2003.09.30 @ 19:55 | 24 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 29 septembre 2003
par Denis Boudreau

Rencontre de w3Qc ce soir

Je sais, c'est pas mal serré, mais si vous connaissiez mon horaire d'aujourd'hui, vous me pardonneriez sûrement ce relâchement. La huitième rencontre du collectif W3Québec se tiendra dans près de deux heures, dans les bureaux du CAMO sur la rue Cherrier à Montréal, tout comme la dernière fois. Au programme de la soirée, compte-rendus sur la progression des projets, notamment au niveau du CMS à employer pour construire les fondations de notre éventuel site Web. Nous vous y attendons avec plaisir, nos portes sont toujours ouvertes.

Justement, en terme de promotion des normes, il serait un peu difficile pour moi de ne pas souligner un "article" paru récemment sur uZine3 s'inscrivant dans le mouvement anti-W3C et qui porte fièrement le titre "W3C Go Home (C'est le HTML qu'on assassine)". Je n'ai eu le temps que de survoler l'article, mais il est clair qu'il y aurait là-dedans beaucoup de matériel pour la culture du Troll dans sa forme la plus resplendissante d'inutilité. Étant particulièrement à la course aujourd'hui je n'ai pas le temps de m'y pencher, mais j'y reviendrai peut-être si la réponse qu'en a faite Eric Daspet (que je n'ai pas eu le temps de lire non plus) me semble incomplète sur un plan ou un autre (ou si j'ai envie de me prendre la tête avec un mec qui visiblement, ne pige rien à rien)... Quoi qu'il en soit, ça ne peut pas faire autrement que de me rapeller les sottises proférées par la coqueluche de Totalement Crétin l'année dernière, qui doit dorénavant composer avec un sérieux prétendant au titre.

Désolé, je ne pouvais pas résister, me voilà monté sur mes grands chevaux et je connais à peine le quart de l'histoire. Je trouve juste ça dommage de voir autant de temps investi gaspillé à écrire de telles âneries. Remarquez, c'est peut-être juste de circonstances, compte-tenu d'un article précédent (août 2001) définissant ce qu'est un Troll... Y'a rien de mieux qu'une belle mise en pratique pour bien comprendre un concept... ou pour se faire bonne conscience d'avoir l'esprit trop borné pour apprendre à travailler proprement.

Tout bien réfléchi, j'y reviendrai sûrement.

Denis Boudreau | 2003.09.29 @ 16:54 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 28 septembre 2003
par Denis Boudreau

Découverte blogologique

C'est en me promenant chez l'ami Greut que j'ai découvert ce petit site Web que je ne connaissais pas et qui, curieusement, est maintenu par quelqu'un que je connais pourtant de nom et que j'ai appris à connaître superficiellement avec le temps grâce aux fonctionnalités de commentaires de CYBERcodeur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le monde est petit... ou que je suis plus distrait que je ne l'aurais cru.

L'autre ami, le nouvellement découvert nommé Faden (ou Batiste Bieler), est un habitué de la liste de Pompage, un habitué de ce site et un habitué des normes. Bref, nous jouons pour ainsi dire dans la même cour de récréation, tous les jours depuis longtemps... Comment diable expliquer que je ne l'ai pas repéré avant ? Est-ce le nom de domaine, magnin-santé, qui m'a joué un vilain tour ? Enfin quoiqu'il en soit, le mal est réparé et l'ami Faden figure maintenant dans mes liens et dans mon blogRoll, à la place qui lui revient. Si vous ne le connaissez pas encore, allez faire un tour chez lui. Vous verrez, vous vous y sentirez tout de suite en terrain de connaissance. :)

Et quelle meilleure entrée en matière pour moi que de découvrir Faden alors qu'il tire à bout portant sur la technologie propriétaire de Macromédia ? Bien que nous semblions partager sensiblement le même point de vue à cet égard, je n'irais tout de même pas si loin que de dire que c'est une technologie qui était dépassée avant même de voir le jour. Chose certaine, comme je l'exprimais moi-même il y a quelques temps, il existe une niche très appropriée pour cette technologie, niche avec laquelle les idéateurs et autres concepteurs devraient se familiariser avant de lancer leur produit Macromédia à toutes les sauces... Une niche que Faden identifie très bien dans son billet d'aujourd'hui. Ce qui m'amène à cerner plus encore ma position par rapport à cette technologie si controversée :

Le problème de nos jours, ce n'est plus pas Flash, mais bien celui qui l'utilise.

On ne fait plus de sites Web truffés d'images pour remplacer inutilement du texte. Nous avons appris à utiliser les technologies pour leurs points forts, pas leurs points faibles. Pourquoi continuer à abuser de Flash dans un tel contexte ? À une époque où nous nous évertuons à développer les hacks les plus ingénieux pour créer des remplacements de texte en images dûement accessibles et fonctionnels, pourquoi maintenir un tel niveau d'insouciance vis-à-vis les abus de Flash ? Pourquoi ne pas retourner à l'époque glorieuse des sites tout en images tant qu'à y être ? Le mot d'ordre est simple; apprenons à utiliser proprement nos outils. Nous sommes des professionnels, non ? Si nous ne le faisons pas nous-mêmes, qui le fera ?

Denis Boudreau | 2003.09.28 @ 15:14 | 14 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 28 septembre 2003
par Denis Boudreau

Faire gaffe aux abus techniques

Alors que j'en suis encore à me demander quoi penser de la récente dégénérescence observée dans la ligne éditoriale de SitePoint, Douglas Livingstone fait dans la variation sur un même thème, soit celui du remplacement des contenus de balises d'entête par des images basées sur XHTML/CSS. Le moins que l'on puise dire, c'est que c'est un sujet qui s'avère être résolument populaire par les temps qui courent. Je vous laisse le soin de juger par vous-mêmes de sa technique, car là n'est pas l'essentiel de mon propos. Pour tout vous dire, je suis beaucoup plus intéressé par la réflexion sur les fondements de la technique que la technique elle-même...

En effet, la portion qui m'a favorablement interpellée de son article, ce serait plutôt l'entrée en matière, dans laquelle il dresse un assez bon compte-rendu de la situation et des enjeux d'accessibilité, mais aussi de sémantique, entourant cette pratique. Une technique de ce type, nonobstant tous les importants aspects d'accessibilité et de conformité aux normes qui peuvent tourbillonner autour, est-elle toujours recommandable ? Quand peut-elle devenir "nocive" à la bonne santé du document Web ?

S'il n'y avait qu'une seule question à se poser lorsque l'on souhaite appliquer ce type de technique de permutation, ce devrait toujours être de tenter d'évaluer si l'image en question que l'on s'apprête à passer en background appartient au domaine du contenu ou de l'accessoire.

Se poser la question, c'est souvent obtenir la réponse. Le danger qui nous guette, à force de trop vouloir exploiter les CSS, c'est d'oublier que le contenu significatif d'un document devrait toujours en faire partie. L'expérimentation, c'est bien, mais en autant que l'on garde en mémoire les entorses peu catholiques que nous avons fait subir au Web par le passé.

Dans le même veine, je vous conseille également l'efficace article de Dave Shea, publié chez Digital-Web le mois dernier et intitulé : "In Defense of Fahrner Image Replacement". Si la technique en soi est excellente et le vision, englobante, il importe que celui qui la met en place soit en mesure de bien en saisir divers les tenants et aboutissants. Voilà de quoi bien aborder le sujet. Bon appétit.

Denis Boudreau | 2003.09.28 @ 02:10 | 5 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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samedi 27 septembre 2003
par Denis Boudreau

Changements majeurs, suite

Post-mortem. Voilà plus de 36 heures que la nouvelle version structurée de C² est en ligne, et je me félicite de n'avoir eu que de bons commentaires à son endroit par plusieurs d'entre vous. De petits problèmes d'affichage sous Safari 1.0 dans OS X m'ont tenu en haleine environ trente-cinq secondes dans la journée d'hier, soit le temps de modifier la largeur de ma colonne de contenu pour en passer la valeur de 58 à 57 pourcent. Autrement, tout est rentré dans l'ordre. Ah!, comme c'est merveilleux de coder selon les normes... voilà un doux réconfort comparativement aux affreux efforts d'ajustements qu'auraient demandé un support inconditionnel de Netscape 4, il y a pas si longtemps de cela. Un site, des dizaines de navigateurs... finie, oui, bien finie l'époque de la balkanisation du Web !

Je vous promettais dans le dernier billet de vous expliquer où je souhaite aller avec cette nouvelle forme de CYBERcodeur. Ma principale motivation avec ce site, c'est d'optimiser et de repousser les limites de l'expérience et du confort de l'utilisateur (c'est-à-dire, vous mes chers amis). J'aimerais que vous puissiez modifer l'interface selon vos besoins, que vous puissiez la configurer selon vos goûts et que vous puissiez la paramétrer selon votre contexte de lecteur. De belles intentions, mais comment les mettre en place sur une interface Web ? Simplement, avec un peu de structure XHTML, beaucoup de CSS et une pincée de PHP. Je vous explique.

Tout d'abord, j'avais une sérieuse réflexion à conduire quant à la direction que je prévoyais donner à mon code XHTML. Autrement dit, le restructurer de manière à lui rendre la flexibilité que je lui avait involontairement dérobé aux premières heures de C², alors que, même en le construisant tableless, j'avais structuré mon code dans l'esprit de la conception HTML par tableaux... en imbriquant les divers blocs au maximum, si bien que ceux-ci étaient en quelque sorte, soudés ensemble quand même, ce qui entrainait des frustrations constantes dans mes remaniements de CSS. Modifications importantes donc, réorganisation des fichiers d'inclusion et nouveau regard sur la sémantique se devaient d'être mis à l'honneur. Il y a évidemment encore beaucoup à faire au niveau sémantique, mais les éléments sont maintenant en place pour permettre de construire cette redéfinition de l'expérience utilisateur tant souhaitée.

Certains d'entre vous ont manifesté un certain inconfort quant à la largeur restreinte de la zone de contenu sur cette nouvelle version. Si j'aime personnellement beaucoup, je peux comprendre que d'autres préfèrent exploiter la pleine largeur de leur écran. Soit. Pourquoi ne pas permettre les deux alors ? Pourquoi pas ? C'est maintenant possible de mettre ça en place ! Vous avez peut-être remarqué les trois icônes grisées à gauche de cette colonne. À terme, il vous sera possible de cliquer sur le premier icône afin de faire sauter la colonne de droite et permettre à la colonne de contenu de s'étendre pleinement, afin de maximiser l'espace de lecture. Au besoin, il sera possible de ramener cette colonne disparue en recliquant sur l'icône qui représentera alors un schéma sur deux colonnes, pour bénéficier des raccourcis qui y figurent. Ce principe de basculement ou de permutation, bien connu des logiciels, devrait faire en sorte de satisfaire tout le monde, avec un peu de PHP. Un à zéro pour les principes d'utilisabilité et d'ergonomie. Continuons.

Le confort de l'utilisateur ne se limite pas qu'à une question de largeur de colonnes. Si dans sa version actuelle, le site est tout à fait "zoomable" avec un navigateur digne de ce nom™, il ne permet pas pour autant de changer ou de personnaliser les polices de caractères et/ou la dimension de celles-ci. C'est donc à ce moment que les deux autres icônes entreront en jeu. Avec un clic, il sera possible de basculer d'un style sans-serif à un style serif et vice-versa. Rien d'innovateur, mais puisque la valeur de la police par défaut sera inscrite par PHP et non plus directement dans mon fichier CSS, je n'aurai plus besoin d'avoir recours à deux versions de la même feuille de style comme auparavant pour permettre ce type d'ajustement. Une feuille, quelques paramètres, et le tour sera joué. La même chose sera possible pour la taille du texte, afin de vous laisser choisir la configuration qui vous convient. Que du bonheur. Et deux à zéro pour l'utilisabilité et l'ergonomie de l'interface.

Et le styleSwitcher, qu'en advient-il ? Je sais, vous aimiez les feuilles de style alternatives et pour le moment, vous ne remarquez pas de styleSwitcher en vue. Plusieurs d'entre vous m'ont écrit pour m'en faire part dans les dernières heures. Rassurez-vous, ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne revienne, mais dans une version capable de supporter tous les ajouts que la nouvelle version met dorénavant de l'avant. Je suis toujours en faveur des feuilles de style alternatives, mais dans la mesure où celles-ci servent réellement l'utilisateur ou qu'elles exploitent réellement la puissance des CSS en modifiant radicalement la mise en page du site. Nous nous sommes bien amusés avec ces CSS alternatives qui changeaient simplement la couleur du design, mais personnellement, je me suis lassé très vite de cette mode.

Le véritable intérêt, c'est de servir les besoins différents des utilisateurs, pas leurs excentricités. Ça aussi, c'est en route, et dès que ce sera prêt, vous pourrez en bénéficier ici-même. Je compte reproduire des équivalences des feuilles de style qui existaient à l'époque (soit la tristanesque et la zeldmanique), mais optimisées, grâce aux améliorations que ma structure permettent maintenant. Pour le reste, je ne sais trop. Je n'ai pas l'intention de créer 10 versions de mises en page pour CYBERcodeur. Par contre, je serais intéressé à accepter vos designs si vous avez le goût de m'en soumettre et que ceux-ci me plaisent bien entendu. Un CSS CYBERcodeur Garden ? Pourquoi pas ? :)

Alors, en quelques mots, qu'y gagnerez-vous au final ? Un vrai panneau de configuration, entièrement paramétrable selon vos goûts et besoins ! Un site, plusieurs possibilités. Et trois à zéro pour tout le monde.

Denis Boudreau | 2003.09.27 @ 11:01 | 11 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 25 septembre 2003
par Denis Boudreau

Changements majeurs

Des semaines de remaniement du code arrivent enfin à terme, semaines qui ont vu la structure même de ce site horriblement torturée pour arriver à la faire évoluer vers autre chose. Enfin disparues les erreurs de structure sémantique du CYBERcodeur v0.1, que je trainais inlassablement de CSS en CSS, envolées les limitations que l'ancien modèle m'imposaient. Le tout est suffisamment achevé pour passer à la lumière, mais beaucoup de finition demeure à accomplir. Vous me connaissez, j'aime bien travailler en public alors maintenant que c'est moyennement présentable, le reste suivra rapidement sous vos yeux. Abusez de votre bouton de réactualisation en cas de doute, c'est supposé être joli (du moins, selon mes goûts personnels). Dans le prochain billet, je vous expliquerai vers quoi je tends à vouloir aller avec ce nouveau look, mais d'ici là, vous m'excuserez, j'ai un peu de ménage et de peinture à terminer. ;)

Denis Boudreau | 2003.09.25 @ 22:08 | 22 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 25 septembre 2003
par Denis Boudreau

Guide terminologique du W3C

Vous trouvez que les lectures des recommandations du Consortium sont arides, que la terminologie est trop spécialisée, difficile à saisir, trop abstraite ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seuls. C'est un fait reconnu que le matériel publié par le W3C est terriblement technique, et n'est pas destiné à être lu comme un roman par le commun des mortels. C'est pour ça qu'il y a des gens comme nous les bloggueurs / vulgarisateurs / masochistes qui en parlent et en diffusent l'information dans des carnets Web comme celui-ci. Parfois au compte-goutte, parfois trop, ça dépend des humeurs et des intérêts. Cependant, si vous caressez un jour le rêve de vous faire votre propre idée sur la norme CSS-3 ou XHTML 2.0, vous serez certainement heureux d'apprendre que le Consoritum a rendu public dernièrement un glossaire des termes utilisés dans son petit jargon bien personnel. Une ressource qui promet d'éclairer la lanterne de plusieurs en commençant par votre humble serviteur. Ah tiens, voilà ce que veulent dire les termes "Document Model", "Modularization" et "ACSS"... intéressant. ;)

Denis Boudreau | 2003.09.25 @ 11:03 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 24 septembre 2003
par Denis Boudreau

Un média CSS aural !?

La discussion qui s'est ensuivie avant-hier entre Bobe et moi suite à mon billet sur les acronymes ou les abbréviations a dévié à un moment donné sur le media type aural et la capacité d'un navigateur alternatif à interpréter vocalement le contenu d'un document Web donné. Dans le cas qui nous occupait, il s'agissait de l'aptitude à aller lire le contenu de l'attribut title, mais vous devinerez bien que lorsqu'on fait affaire à un navigateur en mesure de lire une page Web, il y a beaucoup plus que cela qui est "possible". Je dis bien possible, puisque pour le moment, le support de ce type de média est relativement limité. Avec l'évolution rapide des navigateurs dignes de ce nom™, le support pour ce type de CSS gagne lentement du terrain, de sorte que d'ici quelques années, on peut espérer pouvoir aisément dresser la mise en page sonore d'un document Web, tout aussi bien que l'on peut esquisser sa mise en page visuelle, autant à l'écran que sur papier. Mais justement, cette mise en page sonore, elle repose sur quoi au juste ?

Imaginez un document Web purement multimédia, dans le sens le plus positif du terme. Je ne parle pas d'une page Web truffée de modules d'extension permettant d'y faire jouer animations, extraits vidéos et bandes sonores ad nauseam pour l'unique plaisir de l'internautus optimus, mais bien d'une véritable page multimédia dont le contenu est portable sur différentes plateformes médiatiques. Dans le cas nous concernant, je fais principalement mention des dimensions visuelles et sonores (parce que pour l'olfactif, il faudra revenir mes chers amis). Un document Web qui, à partir d'une seule et unique source, pourrait servir une expérience de consultation optimisée autant pour le visiteur qui la consulte visuellement qu'auditivement. Nous jouissons déjà d'un assez bon contrôle au niveau de l'imprimé et du visuel. Qu'en est-il maintenant d'un point de vue sonore ?

Commençons par définir ce qu'est le penchant sonore de notre bon vieux media type="screen". Il existe un autre type de media répondant au singulier nom de "aural" (audio). Voyons la définition qu'en donne Eric Meyer dans son petit bouquin sur les CSS intitulé : "Cascading StyleSheets 2.0; Programmer's Reference" (page 231) :

En utilisant les propriétés qui lui sont spécifiques, il est théoriquement envisageable de créer des styles presqu'aussi riches que leurs penchants visuels rendus possibles par l'ensemble de la spécification [CSS]. En plus d'enrichir significativement le Web pour les utilisateurs aveugles ou circonstanciellement limités au niveau visuel, les styles aural pourraient s'avérer des plus pratiques pour les conducteurs automobiles qui souhaiteraient que le navigateur intégré à leur tableau de bord puisse leur lire le contenu des documents Web qu'ils consultent (pour citer un exemple parmi tant d'autres). Au moment d'écrire ces lignes, il existe très peu de support déployé pour les styles aural, et les rares traces que l'on peut retrouver sur le marché proviennent de logiciels destinés à supporter la communauté aveugle. Aucun des navigateurs les plus populaires, tels que Netscape Navigator et MicroSoft Internet Explorer ne supportent, ne serait-ce que minimalement, le média aural.

Le bouquin de Meyer, ayant été publié en mars 2001, souffre bien sûr de sa forme, en ce sens qu'il ne peut tenir compte de l'évolution qu'ont fait les navigateurs depuis sa date de rédaction. Cependant, le support n'est pas forcément plus étendu aujourd'hui qu'il ne l'était à l'époque. Si la propriété la plus connue relative aux feuilles de style audio est sans conteste le voice-family, équivalent vocal du font-family (en ce sens qu'il permettrait de définir la spécificité de la voix et optionnellement, un type de voix générique dans la lecture du contenu), la spécification CSS-2 de ce type de média inclu des propriétés évocatives comme pause, pitch, play-during, speech-rate ou encore, volume, qui laissent présupposer du pouvoir fantastique qui sera bien nôtre dans la construction de documents Web purement multimédias.

Pour le moment, il existe bien peu de matériel sur le Web nous laissant croire que nous pourrons en tirer pleinement parti bientôt. Cependant, la logistique s'installe peu à peu et il ne serait pas surprenant de constater une évolution croissante des navigateurs respectueux des standards en ce sens dans un avenir plus ou moins rapproché.

Denis Boudreau | 2003.09.24 @ 05:04 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 23 septembre 2003
par Denis Boudreau

Le W3C et les brevets logiciels

Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Quelqu'un a t-il vu quelque chose passer ? J'avoue ne pas avoir porté une attention aussi sérieuse que j'aurais dû sur les questions de brevets-logiciels dans les dernières semaines. Est-ce que cette affaire avec Eolas est quelque chose qui a fait les manchettes ? J'ai intercepté cette nouvelle il y a quelques minutes sur bénéfice.net et je ne sais trop comment l'aborder, manque de contexte :

Brevets logiciels : une décision de justice pourrait inciter le W3C à modifier le langage HTML

La récente décision dans l'affaire Eolas-Microsoft pourrait avoir des répercussions plus importantes qu'on ne le croyait. Le consortium W3C envisage même de procéder à une modification du langage HTML.

La décision d'une cour de justice américaine de reconnaître à la firme Eolas des droits de propriété intellectuelle sur l'intégration de modules d'extension (plug in et applets) dans un navigateur risque de forcer le W3C à revoir certains codes HTML.

Au cœur de toute cette controverse, l'utilisation des balises <object> et <embed> qui permettent d'intégrer à une page Web du contenu provenant d'applications multimédias comme Flash!, Quicktime ou des « applets » Java. Microsoft, qui entend bien en appeler de cette décision, a d'ailleurs prévenu les responsables du W3C des impacts importants de cette décision.

Selon certaines sources, le W3C s'apprêterait à former un groupe de travail dont la mission serait d'éventuellement procéder à une reformulation du HTML et de ses spécifications, ou encore de développer une solution technique spécifiant que l'utilisation des codes litigieux est soumise à l'acquisition d'une licence.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Si vous avez plus d'informations, n'hésitez pas à commenter.

Denis Boudreau | 2003.09.23 @ 11:39 | 10 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 22 septembre 2003
par Denis Boudreau

Acronyme ou abbréviation ?

La recherche de la perfection en matière de sémantisation des documents Web mène inévitablement un jour à se questionner sur les éléments (x)HTML abbr et acronym; lequel utiliser et dans quelles circonstances ? S'il existe autant de perceptions que de développeurs pour les expliquer, il n'en demeure pas moins qu'il existe une différence très nette entre un acronyme et une abbréviation. Pour y voir clair une fois pour toutes, je vous conseille fortement de consulter le billet de Ben Meadowcroft intitulé : "<ABBR> vs <ACRONYM> in the HTML 4 Specification".

Denis Boudreau | 2003.09.22 @ 21:40 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 21 septembre 2003
par Denis Boudreau

À l'article de la mort

Ai bouffé un truc pas frais hier. Stop. Suis malade comme un chien. Stop. Fièvre, nausées, tremblements. Stop. Allongé depuis hier soir, Stop. Ai rien mangé depuis 24 heures. Stop. Ai pas le temps d'être malade. Stop. Avais trois cent choses à régler aujourd'hui. Stop. C'est vrai qu'un homme, quand c'est malade, ça souffre plus qu'une femme. Stop. Peut-être m'en remettrai-je un jour. Stop.

Denis Boudreau | 2003.09.21 @ 21:58 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 20 septembre 2003
par Denis Boudreau

RSS : nouveau regard actualisé

La seule chose qui évolue plus rapidement que les technologies sur le Web, c'est la perception que nous en avons. Nous apprenons à évoluer avec elles, à les mettre à notre main et ultimement, elles nous permettent d'optimiser notre rendement, pour le meilleur (du moins on l'espère). N'est-ce pas là le principal intérêt de l'amélioration technologique ? Un des débats les plus chauds cette année, mis à part l'intérêt de XHTML 2.0 ou encore, la montée de sensibilisation envers l'accessibilité des contenus diffusé a sans contredit été l'adoption du format RSS qui, d'une certaine manière, n'est pas étrangère à cette notion d'accessibilisation de l'information dans une formule alternative. Nous en avons beaucoup discuté ici et , et il vous a été possible de voir l'évolution de ma réflexion face à cette percée révolutionnaire. Aujourd'hui, je ne saurais vivre sans RSS et CYBERcodeur ne serait probablement que l'ombre de lui-même s'il n'en fut été de l'économie extraordinaire, simplement en terme de temps investi en veille technologique que mon aggrégateur m'apporte au quotidien.

C'est donc avec une sympathie conquise d'avance que je me suis lancé dans la lecture du carnet d'Eric Daspet ce matin qui discute justement de son point de vue sur la question de syndication des contenus. Une lecture très intéressante et, dans une certaine mesure, instructive puisqu'il part des constats établis il y a quelques mois pour y ajouter son propre point de vue, toujours très réfléchi, dans le but de faire avancer le débat (ou du moins, de regrouper tous ceux qui y sont encore un peu confus et de les ramener dans le courant). Je vous invite donc chaudement à aller lire ce qu'il avait à en dire. L'évolution d'un véritable fil RSS pour un Weblog passe t-il par une syndication des fils de commentaires aussi ? Peut-être...

Denis Boudreau | 2003.09.20 @ 09:28 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 19 septembre 2003
par Denis Boudreau

W3Qc : dernier compte-rendu

Alors, pour tous ceux parmi vous que cela intéresse, le plus récent compte-rendu de rencontre du collectif W3Québec est maintenant en ligne. Vous y trouverez le résumé des points ayant été abordés et débattus au cours de cette rencontre qui a eu lieu le 8 septembre dernier, ainsi que l'information concernant notre direction actuelle.

Denis Boudreau | 2003.09.19 @ 20:48 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 19 septembre 2003
par Denis Boudreau

S'extirper de l'étroitesse de nos vues

Les enjeux "vitaux" entourant une efficace promotion des normes ouvertes du Web se redéfinissent sans cesse. À force d'en parler quotidiennement et de lire sur le sujet tous les jours, on ne peut empêcher l'esprit de se construire un schème de références et d'en affiner par le fait même notre vision à court, moyen et long terme. Si la promotion des normes à travers la culture des développeurs Web va bon train (on n'a qu'à regarder la recrudescence d'abonnements aux listes comme Pompeurs pour réaliser que le mouvement prend de l'essor), on peut dire qu'au niveau de la libre entreprise, c'est plutôt le calme plat. Certains vous diront que ça avance lentement mais sûrement. Toutefois, l'homme d'action que je suis a tendance à trouver que le marché n'évolue pas très rapidement, que les décideurs sont plutôt lents à comprendre quels sont leurs réels intérêts.

Bien sûr, nous faisons des actions concrètes pour sensibiliser le marché. Des sites comme OpenWeb (ais-je encore besoin de le mentionner ?) font un excellent travail de vulgarisation des normes et de leurs enjeux auprès des décideurs en entreprises. Mais si la qualité y est reconnue, la faible fréquence des mises à jour l'est tout autant. Remarquez, ce n'est pas la faute de personne. Nous sommes tous des bénévoles dévoués qui, pour le meilleur et pour le pire, ont aussi plusieurs autres chats à fouetter. Il reste encore beaucoup de conscientisation à faire au sein même de notre communauté (oui, oui, c'est à vous que je m'adresse ;) pour faire comprendre aux développeurs qu'OpenWeb, c'est une plateforme collaborative qui attend avec impatience que vous vous y impliquiez commes contributeurs. Vous avez des expériences à partager ? Des choses à dire ? Des opinions à émettre ? Des connaissances à diffuser ? N'attendez plus et lancez-moi cette application de traitement de texte ! Votre OpenWeb n'en sera que plus régulier. Veillez simplement à nous fournir du .rtf, pas du .doc ; c'est plus poli. ;)

Mais si cette aparthée n'est pas l'essentiel de mon propos d'aujourd'hui, elle n'y est pas étrangère non plus. Je suis, en tant qu'individu œuvrant dans une corporation incontournable de l'industrie des TI ou NTIC internationales, très intéressé par les aspects de stratégies des communications, domaine imminemment important auquel le Web ne peut échapper. Parmi ces réflexions stratégiques vient inévitablement la recherche de l'optimisation des produits, de l'accroissement de la productivité et de la réduction des coûts associés au développement des projets.

Si ce discours purement mercantile n'est guère sexy pour vous et moi, fidèles lecteurs de CYBERcodeur, il l'est bigrement pour nos patrons et les patrons de nos patrons qui auraient tout intérêt à l'écouter et voir à le faire appliquer au sein de leurs entreprises respectives. En tant que développeurs Web amateurs (et je dis cela dans le sens le plus pur du terme, c'est-à-dire que vous ne gagnez pas votre vie comme développeurs professionels), que vous réalisiez tous vos sites conformes et accessibles me réjouit, mais ne me fait pas hurler de joie. Ce n'est pas dire que votre travail n'est pas important; il l'est beaucoup. L'innovation viendra toujours de gens comme vous, c'est bien connu. Mais le génie de s'en approprier le mérite et de révolutionner le marché reviendra toujours aux entreprises disposant d'assez de vision pour comprendre avant les autres les intérêts et avantages qui s'y trouvent.

De notre part, il importe d'arrêter une fois pour toutes de se complaire comme des petits enfants gâtés dans ce que nous connaissons bien et de risquer de sortir de nos tanières pour rencontrer la vraie vie qui sévit, là, dehors. Les discours élitistes des plus intégristes d'entre nous ne mènent à rien, si ce n'est de nous faire mauvaise presse et de nous associer aux mouvements radicaux et intolérants les plus condamnables de notre société. Il est d'ailleurs probable que lorsque les purs er durs du logiciel libre comprendront cela, il y aura moins de gens réfractaires à ce mouvement et plus de gens disposés à les écouter. J'en ai rencontré de ces mordus du libre, si obnubilés par leurs persécutions anti-MicroSoftistes qu'ils n'y voyaient plus clair. Voulons-nous vraiment être associés à cela ?

Notre mission est de sensibiliser constructivement le marché, pas de lui tapper sur la tête jusqu'à ce que la mâchoire lui pende déglinguée entre les orteils. Cela veut dire qu'il faut arrêter de gueuler contre le site qui n'est pas tout à fait pur au niveau sémantique lorsque celui-ci vient de passer à la conformité (qu'elle soit réalisée à 100% ou non). Cela signifie qu'il faille applaudir l'amélioration et encourager le marché à poursuivre dans cette voie, à reconnaître leurs efforts, tout en les aidant à faire un autre bout de chemin supplémentaire. Elie Sloïm résumait très bien ce propos plus tôt aujourd'hui sur la liste de Pompeurs, parlant du site de sa société qui vient de faire l'effort tout à fait volontaire de bien redéfinir sa présence en ligne, en appliquant les normes du W3C :

Le site n'est probablement pas absolument orthodoxe au moins du point de vue de la sémantique, alors soyez indulgents : l'informatique n'est pas notre métier, et nous ne sommes pas développeurs. [...] Nous espérons également que de votre côté, vous saurez rappeler à l'occasion que le bon fonctionnement d'un service en ligne ne se limite pas à la stricte orthodoxie du code et au strict respect des standards, mais aussi à bien d'autres aspects, tout aussi complexes et vitaux.

Les avantages des standards pour l'entreprise privée sont nombreux : Jeffrey Veen vient encore d'en faire la démonstration cette semaine. Mais est-ce que nous sommes assez matures et responsables en terme de communauté pour bien faire ressortir le message ? Disposons-nous des bons argumentaires, du bon discours, de la bonne approche, de la bonne attitude et surtout, de la bonne vision pour interpeller le monde corporatif et l'inciter à emboiter le pas ? Je pense que non, pas encore. Il y a encore beaucoup de choses à faire, de réflexions à tenir, de documents à rédiger, mais nous sommes sur la bonne voie. Vous avez votre mot à dire dans tout ça, votre rôle à jouer -- vous pouvez insérer votre petite musique patriotique ici -- ; emparez-vous de votre OpenWeb et aidez-nous à développer ce filon, pour finalement permettre au Web d'atteindre un jour son plein potentiel.

Denis Boudreau | 2003.09.19 @ 15:27 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 17 septembre 2003
par Denis Boudreau

Nouveau Pompage en kiosque

Voilà, c'est maintenant chose faite. L'édition de septembre du bien-aimé e-zine Pompage.net est maintenant disponible en kiosque depuis hier soir, grâce à la magie du télétravail et de la coopération internationale entre les membres d'une équipe extraordinaire que je tiens à féliciter et remercier publiquement une fois de plus. Si la traduction de l'article vedette de ce mois-ci vient de votre humble serviteur, elle ne serait toujours pas terminée aujourd'hui s'il n'en fut de l'ami Philippe qui a habilement repris le flambeau pour terminer la portion didacticielle de l'article (en plus de se farcir l'édito), lorsque le goulot d'engorgement de trois cent soixante-dix-sept autres projets différents sont venus réclamer mon attention dans les derniers jours. Bon d'accord, peut-être pas tant que ça, mais certains soirs très tard, quand le reste du Montréal corporatif faisait gentiment dodo et que mes dates de tombées se rapprochaient cruellement, c'est l'impression que j'éprouvais.

Pourquoi les standards du Web sont importants. L'enjeu de tous les enjeux sur le Web en ce qui me concerne. Un enjeu faisant boule de neige et auquel on peut attribuer le fait que je n'ai pas baissé les bras en ce qui concerne le développement Web professionnel il y a quelques années. Car j'aurais pu laisser tout tomber pour aller m'adonner à la place au Tai Chi naturiste dans le Parc du Mont-Tremblant avec les couleuvres et les castors -- j'y ai pensé et honnêtement, il y a des jours où j'y songe encore. Personnellement, si je suis toujours actif dans ce domaine, c'est bien parce que la perspective d'un normalisation éventuelle du Web me donne le courage d'affronter le misérabilisme, l'ignorance, la déresponsabilisation et l'incompétence chronique qui sévit dans l'industrie.

Considérant l'intérêt que je porte à la normalisation du Web, je ne pourrais imaginer de meilleure entrée en scène pour célébrer ma première traduction dans les rangs de l'équipe des Pompeurs Associés. Cependant, je vous avouerai que cet article de madame Zeldman, dont j'avais commencé la traduction en mars dernier, me laissais au départ sur mon appétit. J'ai longuement hésité avant de le terminer, plus ou moins motivé que j'étais de son intérêt pour la plateforme de Pompage. En effet, puisque le texte parle de l'implantation des normes dans le milieu des sites Web des bibliothèques municipales new-yorkaises, j'avais le sentiment que vous n'y verriez que peu d'intérêt. Et pourtant... ce serait bien mal vous connaître.

À coup sûr, vous verrez la richesse d'un tel article, car pour une fois, nous abordons l'enjeu de l'implantation des normes dans un cadre professionnel concret, et non pas dans le cadre d'un développement amateur comme pourrait l'être CYBERcodeur, peu importe la "qualité" du code qui se cache sous le capot. Dommage que cette initiative soit issue d'un milieu aussi fermé que celui des bibliothèques, et non du mileu corporatif lui même qui en aurait bien besoin. Patience, cela viendra bien un jour. Si le monde conservateur des bibliothèques peut comprendre l'enjeu des normes, les gros bonnets de l'entreprise privée y trouveront sûrement un jour leur compte.

Enfin, c'est peut-être pour cette unique raison que W3Québec existe finalement. Bonne lecture !

Denis Boudreau | 2003.09.17 @ 10:47 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 16 septembre 2003
par Denis Boudreau

Redécouvrir ses raccourcis

Après plusieurs années à utiliser religieusement MSIE, vous vous êtes enfin laissé tenter par les alternatives existantes et avez décidé d'essayer un vrai navigateur pour voir si l'expérience du Web serait différente. À votre grande surprise, vous avez été agréablement séduits par la beauté d'une interface optimisée, par les fonctionnalités révolutionnaires, la fiabilité de l'application et la rapidité du produit. Vous avez visité un site, puis un autre et encore un autre. Après une trentaine de minutes, vous avez pris conscience que vous n'étiez pas en train d'utiliser Internet Explorer comme à votre bonne habitude, mais un autre navigateur, beaucoup plus performant et tout aussi confortable. Vous vous êtes surpris d'éprouver l'envie de le réutiliser le lendemain, puis le jour suivant. Vos habitudes de consommateur comme telles ont changées, mais elles n'ont pas été ébranlées dans leurs fondements. C'est comme si vous aviez été à l'aise tout de suite avec Mozilla Firebird, comme si vous l'aviez utilisé toute votre vie.

C'est peut-être pour cela que, deux mois plus tard, vous l'utilisez toujours et que votre vieux MSIE commence à accumuler de la poussière. Si seulement vous saviez comment transposer tous ces raccourcis-claviers maintenant, différents de ceux du navigateur de MicroSoft... Il y a forcément une ressource sur le Web qui pourrait vous aider à complètement faire le saut vers un navigateur libre !

Denis Boudreau | 2003.09.16 @ 22:20 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 15 septembre 2003
par Denis Boudreau

Analyse des sites publics français

C'était par un chaud soir de septembre comme celui-ci (enfin, j'imagine). L'ami Jerotito, assis devant son ordinateur, était à consulter un site des services publics français et eut la bonne idée d'en vérifier, par pure curiosité, le niveau de conformité face au validateur du W3C. Comme il s'y attendait, celui-ci n'était pas valide. Rien de surprenant... la presque totalité des sites sur le Web ne le sont-ils pas ? Quelques jours et 59 sites Web testés plus tard, voilà que Jerotito a mis en place une grille d'évaluation du niveau de conformité de tous ces sites. Le résultat, on s'en doute, n'est guère reluisant. Son analyse aura t-elle autant de rejaillissement dans les cercles du gouvernement Français que celle de Marko Karppinen dans le cercle des membres actifs du Consortium W3 ?

Denis Boudreau | 2003.09.15 @ 22:24 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 14 septembre 2003
par Denis Boudreau

Opposer Flash au couple XHTML-CSS

Je dois vous avouer être un peu désappointé en ce moment par la ligne éditoriale de SitePoint. J'observe peut-être à l'instant un problème qui sévit depuis plus longtemps que je ne me l'imagine, mais je trouve qu'avec la publication aujourd'hui du plus récent article de Mark Angeletti intitulé "Flash Vs. CSS/HTML: Which Will You Choose?", le réseau SitePoint démontre merveilleusement bien qu'il manque de rigueur au niveau du caractère technique de ses contenus. Dans cet article autrement bien intentionné, l'auteur tente d'établir un parallèle entre la technologie Flash et les technologies (x)HTML/CSS afin de déterminer quelle approche est la meilleure pour concevoir un site Web. Que l'on puisse encore entretenir ce genre de débats en 2003, basé sur un argumentaire aussi pauvre et parvenir à se faire publier quand même me scie les jambes.

Il est clair qu'à présent, tout le monde connait ma position par rapport à la technologie Flash : un bon outil (propriétaire) pour augmenter l'expérience de branding d'une entreprise, qui est généralement mal compris et mal exploité par les développeurs qui n'y voient qu'un moyen cool de faire bouger des cossins dans un navigateur Web. On peut difficilement le contourner faute de mieux, mais le jour où la combinaison SVG/SMIL sera supportée de manière à peu près décente dans les navigateurs, je serai parmi les premiers à brandir ma pancarte et à réclamer la mort de Flash (ou, mieux encore, sa transition vers un modèle normalisé et ouvert inspiré des technologies XML). Je vous surprendrai peut-être en avouant que si je devais choisir entre le modèle Flash et le modèle XHTML/CSS, je choisirais ce dernier. Cela ne m'empêche pas d'avoir des amis qui font du Flash, ou même de recommander son utilisation lorsque le contexte s'y prête bien. Tout est une question d'utiliser le meilleur outil dans les meilleures circonstances. Mais là n'est pas le problème qui me tracasse aujourd'hui.

Ce qui m'attère le plus de l'article dont je vous parle présentement, c'est la manière dont l'auteur affirme des énoncés qui ne mènent à rien et comment, avec une agilité surhumaine, il parvient à éviter de traiter en profondeur les problèmes les plus criants, comme l'innaccessibilité chronique du format dans son utilisation actuelle.

Tout l'article repose sur le fait que Flash est en mesure de faire des choses auxquelles (x)HTML et CSS ne pourront jamais aspirer. C'est comme si du jour au lendemain, du haut de mes 15 minutes d'expérience en programmation, je vous balançais que Javascript c'est de la merde parce qu'on ne peut pas y faire tout ce que l'on peut faire en Java. Vous me répondriez rapidement (et avec raison) que je ne compare pas les bonnes technologies, que ma comparaison est injuste et, qu'à la rigueur, si je tiens à comparer Java avec quelque chose, que je serais aussi bien de le comparer à .Net ou un autre truc du genre. C'est exactement la même chose avec cet article. Pourquoi ne pas comparer Flash avec son réel compétiteur, le duo SVG/SMIL ? Quels espèces de parallèles espère t-on pouvoir établir entre (X)HTML/CSS et Flash ? Ils n'ont absolument rien à voir ensemble.

Que l'on puisse essayer de monter un article sur les forces et les faiblesses de Flash me convient tout à fait. Que l'on veuille comparer la pertinence d'offrir ou non une version HTML sur un site entièrement fait en Flash me parait aussi une bonne idée. À la rigueur, qu'une personne ait envie de publier ce qu'elle croit être un bon papier me va tout autant, que ce papier soit ou non pertinent, ou qu'il me plaise personnellement ou non. Mais que parmi l'ensemble des relecteurs de la ligne éditoriale de SitePoint (parce qu'il y en a plus d'un, je le sais d'expérience), personne ne lève la main à un moment ou un autre du processus pour dire ce qui en est vraiment et retourner l'auteur chez lui faire ses devoirs, ça m'inquiète beaucoup. Où dont est passée la recherche de qualité ?

Ce n'est pas avec ce genre de passoires que l'on va réussir à faire évoluer les mentalités des développeurs et amener ceux-ci à se conscientiser sur les véritables enjeux du Web d'aujourd'hui, comme la portabilité de l'information, l'interopérabilité des documents et l'accessibilité des contenus.

À la rigueur, l'article lui-même n'a aucune espèce d'importance. De mauvais articles, il y en a de publié partout, tous les jours dans les coins les plus sombres et les plus inconnus du Web. Ce que je redoute, c'est l'irresponsabilité d'une vitrine respectable et sérieuse comme SitePoint qui se mettrait à publier n'importe quoi dans un environnement où l'on est en droit de s'attendre à une information juste et de qualité, à leur accorder notre confiance et à prendre tout ce qu'ils avancent comme du cash.

J'espère seulement que c'est une erreur de parcours, pas une nouvelle politique d'équité en matière de publication.

Denis Boudreau | 2003.09.14 @ 17:26 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 14 septembre 2003
par Denis Boudreau

Gorilla Web Tips

Si vous trainez à l'occasion du côté anglo-saxon de la blogosphère sur les standards Web, les chances sont assez bonnes pour que vous connaissiez D. Keith Robinson, blogueur derrière Asterisk* et rédacteur occasionnel sur les questions de design Web et d'utilisabilité. Comme la plupart des carnétistes, Robinson s'est mis un jour à la rédaction d'articles et a mis sur pied une colonne intitulée Gorilla Web Tips, dans laquelle il disserte sur des sujets entourant principalement les normes et les bonnes habitudes à adopter en conception de sites Web.

Parmi tout ce qu'il a écrit à date, il y a trois textes qui me semblent particulièrement dignes de mention et que j'aimerais partager avec vous ce matin. Nous parlons ici d'une chronique hebdomadaire (le concept me plait de plus en plus) aux sujets variés.

Le premier texte, intitulé "Switching To Mozilla" fait l'apologie de la suite de produits Mozilla (dont évidemment le navigateur), expliquant sommairement ce que c'est, pourquoi l'utilisateur devrait s'y intéresser et pourquoi, en tant que concepteur Web, la promotion d'une telle suite de produits est intéressante. Rien de neuf sous le soleil si vous êtes des habitués de mes carnets, mais si vous cherchez un autre point de vue pour vous faire une idée sur les navigateurs alternatifs, cela pourrait vous plaire.

Le second article, "Writing Better Web Page Titles", propose un retour sur un sujet dont on ne parle pas assez, autant d'un point de vue d'utilisabilité et d'accessibilité que de rendement d'optimisation pour les documents Web que nous produisons, c'est-à-dire l'exploitation intelligente et efficace que l'élément <title> pour identifier nos pages. Qu'est-ce qu'un bon titre de document ? Quels en sont les avantages ? Quels pièges devrait-on toujours éviter ? Voilà autant de questions qui sont admirablement bien répondues et qui vous aideront à amorcer une réflexion sur la façon dont vous identifiez chacun de vos documents sur le Web.

Et finalement, le plus récent article de sa colonne, "Web Standards Frequently Asked Questions" qui, vous l'aurez deviné, traite des questions les plus fréquemment posées par rapport aux standards Web. Au total, une douzaine de questions fondamentales sur les normes et l'intérêt de les appliquer dans le développement de projets Web. Un excellent point de départ si la question vous inspire, en attendant bien sûr que le W3Qc publie sa propre FAQ sur les normes, qui est présentement en cours de rédaction (nous avons déjà dépassé le cap des cent questions répertoriées -- yeah !).

Question de vous faire patienter un peu, allez vous mettre ces questions sous la dent en attendant que nous vous servions le plat de résistance.

Denis Boudreau | 2003.09.14 @ 07:00 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 13 septembre 2003
par Denis Boudreau

Une liste, plusieurs options

Un autre très bel exemple de l'intérêt de la séparation complète entre le contenu et sa présentation serait à mon sens le traitement passé par Listamatic à une petite liste HTML autrement bien modeste. Allez vite voir tout ce que l'on peut faire avec une belle norme comme CSS, un code HTML structuré et un peu d'imagination. Vraisemblablement tout ce dont vous aurez jamais besoin pour réaliser les menus sémantiques les plus séduisants en ville ! (via Emmanuel Clément).

Denis Boudreau | 2003.09.13 @ 09:38 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 12 septembre 2003
par Denis Boudreau

Pourquoi séparer présentation et contenu ?

Vous avez entendu cette expression si souvent sur le Web déjà que maintenant, elle ne représente plus rien pour vous. Faire une séparation distincte entre le contenu d'un document Web et sa présentation; bien sûr, mais à quoi bon ? Aux yeux de l'utilisateur moyen, les aspects de contenu et de présentation sont intrinsèquement liés dans un document (x)HTML. Comment peut-on les séparer et surtout, pourquoi aurions-nous besoin de le faire ?

Avec l'évolution progressive du HTML et une réorientation souhaitée vers un code à définition plus structurée, certains éléments HTML comme <font> ont été mis au banc de la norme (x)HTML par le Consortium W3 au profit d'une gestion parallèle, faite par CSS. Cette restructuration du code vise essentiellement à favoriser la co-habitation dichotomique de deux types de codes; structurel et présentationnel.

Le code de nature structurelle prend en charge ce que vous êtes en mesure de lire à l'écran, soit le texte, les images et autres formats issus des divers modules d'extension comme Flash ou encore, QuickTime. Le code de nature présentationnelle quant à lui, s'occupe de faire la mise en page de ce contenu, afin d'en assurer la charte graphique, le positionnement et la définition de l'identité visuelle sur la plateforme de diffusion (par exemple, l'écran d'ordinateur).

Pour des raisons que nous allons aborder à l'instant, il est tout à votre avantage de séparer au maximum ces deux types de code et de les laisser communiquer le moins possible entre eux.

Les documents HTML intègrent contenu et présentation dans un bloc de code "spaghetti" indissociable depuis des années. La volonté évolutive de rendre le Web attrayant se fit au détriment de la force initiale du HTML, qui était de simplement structurer sémantiquement l'information. Avec l'arrivée des navigateurs graphiques et l'ajout par les fabricants de navigateurs d'éléments HTML voués à la gestion d'aspects de présentation, le HTML s'est dénaturé pour devenir un langage d'affichage de contenus plutôt que de structure de contenus.

Devant le constat navrant des limites du HTML comme outil de gestion de l'apparence visuelle des fichiers et l'appauvrissement inquiétant du niveau d'accessibilité des contenus pour les agents utilisateurs alternatifs, le W3C prend la décision de nettoyer HTML des éléments de présentation et de créer un deuxième langage (les CSS) pour assurer la gestion de la présentation du document Web. Les avantages de cette séparation sont multiples :

  1. le document Web retrouve sa vraie richesse structurelle et sémantique ;
  2. le contenu peut être réutilisé facilement dans d'autres contextes ;
  3. le design d'un site devient comme un vêtement que l'on peut facilement changer ;
  4. les refontes de sites signifient souvent qu'un simple changement de feuille de style, sans modifications à apporter aux pages elles-mêmes ;
  5. les agents utilisateurs incapables d'interpréter la mise en page complexe peuvent tout de même interpréter le contenu sans le moindre heurt ;
  6. les fichiers sont considérablement allégés, permettant des téléchargements beaucoup plus rapides et des économies substantielles en terme de bande passante ;

Denis Boudreau | 2003.09.12 @ 16:56 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 12 septembre 2003
par Denis Boudreau

Pourquoi suivre les normes ?

Pourquoi serait-ce si nécéssaire, du jour au lendemain, de faire des sites qui soient conformes aux normes du W3C ?

Voilà une question intéressante qui est rarement abordée par elle-même et pour elle-même. Si les avantages de l'application des standards Web dans les méthodologies de conception sont multiples et ont été maintes et maintes fois traités ici et ailleurs sur la Toile, les raisons pour lesquelles on doit maintenant s'y conformer, elles, sont beaucoup moins documentées. Maintenant, grâce à des initiatives comme OpenWeb et tant d'autres, à peu près tout le monde qui s'intéresse au dossier est en mesure d'énumérer un certain nombre d'avantages associés au Web conforme : pérrenité, interopérabilité et portabilité des documents; réduction considérable des coûts de production et du poids des documents; ou encore, amélioration de l'accessibilité des contenus pour tous les utilisateurs.

Je me propose de lancer ici quelques pistes, quelques éléments de réponses lancés à froid et sans vraiment y réfléchir, qui devront inévitablément être fouillés plus en profondeur. Sentez-vous bien libres d'y ajouter les vôtres, ou de nuancer les miens, par le biais des commentaires.

  1. Parce que de nos jours, on ne peut plus parler que de consultation de sites Web sur des plateformes de type ordinateurs desktop, mais on doit aussi considérer les plateformes mobiles ;
  2. Parce que, seulement sur l'ordinateur conventionnel, la multiplication des alternatives en terme d'agents utilisateurs exige de se prévaloir d'une méthodologie de travail standardisée ;
  3. Parce que plus personne n'a les moyens ou l'envie de coder trois ou quatre versions d'un même site Web pour satisfaire aux besoins des navigateurs en vogue et des nouvelles plateformes comme le sans-fil.
  4. Parce que l'enjeu technologique de Web d'aujourd'hui tourne autour de la possibilité de réutilisation des contenus, que ce soit vers des formats propriétaires comme PDF ou ouverts comme XML ;
  5. Parce que les nouvelles prises de conscience législatives tendent à vouloir imposer l'accessibilité des contenus sur l'inforoute.
  6. Parce que les technologies actuelles permettent dorénavant de maintenir une structure de site optimisé, prête à gérer l'aspect visuel de manière indépendante aux contenus ;

Il y a certainement plusieurs autres raisons qui pourraient être ajoutées à cette liste. Pourriez-vous en nommer quelques-unes ?

Denis Boudreau | 2003.09.12 @ 10:43 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 11 septembre 2003
par Denis Boudreau

Mythes entourant l'utilisabilité

Mince, serais-je en train de devenir un fan de Jakob Nielsen ? Moi qui ne le lisais à peu près jamais avant, voilà que je m'inscris à sa liste de diffusion et que je parle encore de lui et de son dernier AlertBox. Peut-être est-ce dû au fait que depuis un certain temps, il s'en tient aux sujets qu'il maîtrise, qui sait ? Quoiqu'il en soit, en matière d'utilisabilité, faut reconnaître qu'il sait de quoi il parle le monsieur.

Even with a budget of $200, you can do usability. The methods are incredibly flexible and scale up or down according to circumstance. On average, best practices call for spending 10% of a design budget on usability. That's a cheap way to ensure that you spend the remaining 90% correctly, rather than blow your budget on an unworkable design.

Alors là, je suis tout à fait d'accord. Les plus grands obstacles à l'implantation de méthodes de validation d'utilisabilité en entreprise sont les idées reçues à l'effet que c'est un luxe qui coûte les yeux de la tête et qui ne rapporte pas grand chose au final. Parmi les mythes les plus souvent entretenus allant contre la promotion de cette discipline inhérente au processus de design d'interfaces, Nielsen en attaque quatre très répandus et en profite pour remettre les pendules à l'heure :

  1. le tests d'utilisabilité coûtent cher ;
  2. les tests d'utilisabilité retardent les dates de livraison des projets ;
  3. les tests d'utilisabilité tuent la créativité dans l'œuf ;
  4. les tests d'utilisabilité sont inutiles puisque nous sommes déjà à l'écoute de nos clients ;

Un autre passage que j'ai particulièrement aimé (parce que j'y reconnais des gens et des conversations que j'ai eu avec certains par le passé) concerne justement le rapport entre la créativité et l'utilisabilité. Comme dans tout autre domaine, tout n'est qu'une question de contextualisation. Et si au contraire, l'utilisabilité augmentait la créativité plutôt que de la restreindre ?

Usability guidelines tell you how people typically behave with similar designs. User testing tells you how people behave with your proposed design. You can pay attention to this data or ignore it; the real world remains the same regardless. Knowing real-world facts increases creativity because it offers designers ideas about design improvement and inspires them to focus their energy on real problems.

Maintenant, si vous allez lire plus en profondeur l'article proposé, vous saurez quoi répondre aux détracteurs de l'utilisabilité à l'avenir qui oseront se dresser sur votre route avec leurs fausses idées.

Denis Boudreau | 2003.09.11 @ 09:34 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 10 septembre 2003
par Denis Boudreau

Conseil d'accessibilité hebdomadaire

Un conseil d'accessibilité par semaine dans votre boite de courriel, ça vous dirait ? Ce serait une excellenet façon d'améliorer progressivement le niveau d'accessibilité de votre site Web, non ? Et bien, c'est exactement ce que vous propose MCU depuis quelques mois déjà avec sa série de conseils pratiques sur la conception Web accessible. Déjà, vingt-deux conseils figurent dans les archives de Making Connections Unit et ces derniers ne semblent pas montrer de signes de ralentissement. Le concept vous intéresse ? Vous souhaitez devenir des champions de l'accessibilité ? Inscrivez-vous ici.

Denis Boudreau | 2003.09.10 @ 23:01 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 10 septembre 2003
par Denis Boudreau

La popularité du W3C en chute libre ?

Karl nous fait prendre conscience du fait que le nombre d'entreprises membres du W3C est en chute libre depuis 2001; de plus de 500 entreprises membres à l'époque, le Consortium n'en compte plus maintenant que 380, soit une perte de 120 en deux années seulement. Le W3C perdrait-il de son intérêt dans l'industrie ? L'éclatement de la bulle Internet et la volatilisation des enveloppes budgétaires y sont sûrement pour quelque chose, mais il y a forcément d'autres causes expliquant cet exode généralisé. Toutefois, avant de crier au drame et de s'imaginer que le Consortium n'est plus mené que par une dizaine de mégacorporations avec MicroSoft et Sun MicroSystems à sa tête, il serait peut-être intéressant de savoir :

  • quelles sont ces entreprises qui ont abandonnées le fort au fil des ans ;
  • quelle était leur influence concrète sur le terrain ; et
  • quelles furent les raisons les incitant à céder leur place.

Les chances sont très fortes pour que la plupart de ces 120 membres aient été de petits joueurs à folâtrer dans la cour des grands. Dans une telle optique, est-ce vraiment inquiétant ? Outre ses ressources financières qui en écopent, le Consortium a t-il réellement besoin de centaines de membres pour marquer l'industrie ? Si Karl s'en sent effectivement l'intérêt, j'aimerais bien pouvoir suivre l'évolution mensuelle du membership. Et vous ?

Dans le même ordre d'idées, je serais bien content de voir Marko Karppinen poursuivre la tradition qu'il a instauré depuis deux ans avec son évaluation de la conformité des sites des membres du W3C. C'est pas tellement que je crois au Père Noël, mais sait-on jamais ? Du coup que la tendance d'amélioration se maintenait ? Avec 120 membres de moins, il y a peut-être des chances pour que ça aide aux statistiques...

Denis Boudreau | 2003.09.10 @ 21:20 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 09 septembre 2003
par Denis Boudreau

Enfin, de vraies astuces

Je ne sais pas pour vous, mais moi, depuis quelques années, je n'ai plus beaucoup de patience pour tous ces petits tours de passe-passe et ces trucs "astucieux" issus des années '90 visant à pervertir suffisamment le code d'un document HTML pour lui faire faire n'importe quelle singeries ; violation de la sémantique des éléments, utilisation d'images transparentes pour maintenir des sections en place, multiplication des paragraphes vides pour créer un surplus d'espace, recours à une série d'éléments <li> non-accompagnés de leur parent <ul> pour faire des listes sans trop de marges, etc. Plus que tout, j'en ai plein le dos de ces développeurs qui me présentent leurs "solutions", tous fiers qu'ils sont de leur ingéniosité et de leur créativité.

Alors, quand je tombe sur de véritables astuces, des vrais éclairs de génie de codeurs (parce que parfois, il y en a), j'éprouve un curieux sentiment de joie qui me réconcilie un peu avec la nature humaine. Particulièrement maintenant, avec la flexibilité et la puissance des CSS, il devient possible de réaliser de plus en plus d'effets très simplement et plus efficacement. C'est d'ailleurs le cas de Petr Stanicek qui, comme le faisait remarquer Karl plus tôt cette semaine, a développé...

une méthode simple pour faire un effet rollover en CSS sans avoir à faire de préchargement. Le principe correspond à charger une image, comprenant les différents états sur la même image l'un au dessus des autres, que l'on place dans le fond. Le changement d'état sera effectué par une translation de l'image de façon verticale.

L'approche de l'image simple à plusieurs instances intégrées est véritablement géniale et peut être utilisée dans plusieurs contextes tous aussi créatifs les uns que les autres. L'exemple du zoom automatique en est une autre, tout aussi ingénieuse. Tout porte à croire qu'avec le temps, de plus en plus de développeurs rendront publiques ces innovations et ce, pour le plus grand bien de la santé de ce Web que nous aimons tant.

Denis Boudreau | 2003.09.09 @ 23:05 | 6 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 09 septembre 2003
par Denis Boudreau

On en apprends tous les jours...

Innondé par le flot de courriels que je reçois tous les jours provenant d'une demi-douzaine de listes de discussions auxquelles je suis inscrit, je n'arrive jamais à tout lire. Je fais donc un tri très arbitraire des discussions que j'entends suivre et ce faisant, j'imagine que je passe souvent à côté de messages importants. Malgré cela, par chance ou par hasard, j'en attrappe parfois un au passage qui me permet de repousser un peu les limites de mes connaissances. Ce fut un peu le cas ce matin sur la liste du validateur W3, point de rencontre par excellence pour tout ce qui touche à la validation du code (x)HTML.

Poursuivons un peu dans la série des mythes et fausses croyances entourant le XHTML, telle qu'amorcée la semaine dernière dans le carnet "Les mythes entourant XHTML". Il y a une forte croyance à l'effet qu'en XHTML, tous les éléments de balisage doivent être fermés. Si c'est tout à fait vrai, par contre, il y a une zone grise souvent ignorée des développeurs, entourant l'utilisation de la barre oblique pour fermer les balises célibataires. Nous savons tous maintenant qu'un élément HTML ne comportant pas de balise de fin doit obligatoirement se fermer par lui-même avec la barre oblique (<br> devenant <br />). Mais ce que la majorité d'entre nous ignorons, c'est qu'en vrai XHTML (c'est en dire en XHTML servi avec le bon type mime), toutes les balises peuvent se fermer en elles-mêmes (dans la mesure du respect des règles de la sémantique), malgré le fait qu'elles possèdent d'office une balise de fermeture, et ce, simplement parce qu'elles sont régies par les normes XML du application/xhtml+xml plutôt que celles du HTML avec text/html.

Ainsi donc, bien que nous soyons tout à fait en droit de nous attendre à retrouver pour l'élément HTML <script> ce code [1] dans un document XHTML valide, dans le contexte d'un document XHTML servi avec le type mime application/xhtml+xml, nous pourrions tout aussi bien retrouver ceci [2] et le validateur ne souleverait aucune erreur de syntaxe :

[1] <script type="text/javascript" src="popup.js"></script>
[2] <script type="text/javascript" src="popup.js" />

Il est donc tout à fait légal d'utiliser la syntaxe des éléments vides pour tous les éléments XHTML. Vous ne devriez pas utiliser cette syntaxe si vous livrez votre document en text/html, mais le validateur ne vérifiera pas si votre document rencontre les contraintes de l'Appendix C du XHTML 1.0.

Denis Boudreau | 2003.09.09 @ 13:12 | 16 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 08 septembre 2003
par Denis Boudreau

W3Québec : septième rencontre

C'est ce soir à 19 heures que se tiendra la septième rencontre officielle du collectif W3Québec, rencontre qui, pour des raisons de logistique, aura lieu exceptionnellement dans les locaux du CAMO pour personnes handicapées plutôt que dans les locaux du RAAMM, comme il en fut notre habitude au cours des dernières réunions. À l'ordre du jour, nous discuterons des points suivants :

  1. Suivi des projets actuels (faq/jean-marie/cms) ;
  2. Suivi de l'évolution des profils ;
  3. Présentation de Nemo, le CMS de Mathieu ;
  4. Retour sur le CMS de Aaron, contextualisation ;
  5. Proposition d'un nouveau projet (le buc de W3Qc) ;
  6. Réunion de projets (planification des sous-rencontres) ;
  7. Présentation par Sylvain de l'AQP3L et présence de W3Qc ;
  8. Présentation par Denis d'un "partenariat" avec ISOC Québec ;
  9. Varias.

Suite à la rencontre, les membres du comité attitrés à la problématique du CMS se réuniront afin de s'entendre sur la solution à adopter et trancher une fois pour toutes sur la marche à suivre afin de mettre en route la création de notre site qui sera accessible au w3qc.org -- un jour. Si vous comptez être présents à la réunion ce soir, prière de m'en faire part afin que je puisse prévoir la rencontre en conséquence. À titre de rappel, veuillez noter l'adresse du CAMO :

CAMO pour personnes handicapées
1030, rue Cherrier (bureau 404)
Coin Parc Lafontaine, Montréal
Près du métro Sherbrooke

Au plaisir d'y rencontrer de nouveaux joueurs en grand nombre !

Denis Boudreau | 2003.09.08 @ 06:06 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 07 septembre 2003
par Denis Boudreau

Initiation à la sémantique Web

On entend de plus en plus souvent parler de sémantique dans le cadre d'un développement Web standardisé turbinant sous le couple CSS / XHTML, mais bien rares sont ceux qui pourraient facilement et clairement expliquer le concept de sémantisation d'un document Web. En effet, l'atteinte d'une certaine maîtrise de la sémantique ne se fait pas en criant "ciseau" et nombreux sont ceux qui se brisent les dents sur l'approche du concept, simplement parce qu'ils ne parviennent pas à trouver de source normative leur expliquant ce qui en est de A à Z. L'acquisition s'en fait progressivement, au fil de réflexions et de questionnements. Il ne suffit pas de claquer des doigts. Il faut réfléchir au concept et l'intégrer progressivement, par essais erreurs.

Si, en gros, la réponse à la question serait simplement de privilégier en tout temps l'utilisation d'éléments HTML significatifs au détriment d'éléments HTML vides de sens (par exemple, utiliser un <p></p> au lieu d'un <div></div> pour coder un paragraphe), il faut quand même commencer quelque part. Avec l'avènement des feuilles de style, les développeurs abandonnent peu à peu les éléments HTML et leurs attributs qui engorgeaient les pages, mais les remplacent par du code CSS qu'ils croient naïvement plus propre, mais en fait, qui s'avère tout aussi impropre à la consommation pour un agent utilisateur, que celui-ci opère sur un ordinateur ou un téléphone portable. Ainsi donc, si visuellement un titre de page en times new roman marine de 28 pixels peut être codé de plusieurs manières, certaines sous le capot s'avèrent beaucoup moins significatives -- sémantiques -- que d'autres pour les navigateurs ou certains utilisateurs. D'après vous, pour le même rendu visuel, qu'est-ce qui est le mieux ?

  1. <p><font color="#000080" face="Times New Roman" size="+6">Titre de page</font></p>
  2. <div class="titre">Titre de page</div>
  3. <h1>Titre de page</h1>

Si la réponse est évidente, les possibilités elles, auraient pu être beaucoup plus nombreuses et variées entre le mauvais (élément HTML sémantique et abus de CSS) et le très mauvais (élément HTML non-sémantique et dépréciés, abus de CSS et utilisation d'attributs non-conformes ou propriétaires). Il n'y a qu'une vraie bonne façon d'écrire un titre dans une page, et c'est d'utiliser l'élément HTML approprié (dans le cas présent, l'élément <hx>) et l'habiller par feuille de style afin d'alléger le code et de séparer les contenus (le texte) de leur présentation (sa taille, son style et sa couleur).

Si le sujet vous intéresse, Richard Rutter du site ClagNut en traite justement de manière tout à fait pertinente dans son carnet Web ces jours-ci. Je vous en recommande fortement la lecture.

Denis Boudreau | 2003.09.07 @ 20:47 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 07 septembre 2003
par Denis Boudreau

C² : les enjeux d'une blogosphère distincte

Décidémment, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il me fait réagir cette semaine l'ami Clément avec ses réflexions ! Voici la dernière, dans laquelle il s'intérroge sur l'intérêt de publier ses carnets dans la langue de Shakespeare. Autant en profiter pour prendre officiellement position et expliquer les raisons et motivations qui m'incitent à ne publier mes contenus qu'en francais. Cela me fournira l'opportunité de définir ma position à ce sujet une fois pour toutes. Voyons d'abord ce qu'il avait à en dire :

Enfin troisième et dernière catégorie, les blogs comme ceux de Denis qui refusent obstinément de faire une version anglaise pour promouvoir la cause des standards dans le milieu de web francophone.

Hummm... bien que je sois flatté que FastClemmy me cite en exemple plutôt que d'autres confrères carnétistes unilingues français autrement plus influents que moi, il me semble important de souligner que je ne refuse pas obstinémment de faire un cybercodeur.net en version anglaise -- en fait, ce serait plutôt que je subis le contre-coup de ma trop forte propension à produire du contenu. Si cela métait possible, je ferais comme plusieurs autres blogueurs francophones et je publierais dans les deux langues. J'aurais aimé, moi aussi, être lu par ces développeurs et théoriciens anglo-saxons qui m'inspirent et qui m'influencent au quotidien !

Si mon rythme de publication avait été plus raisonnable, il m'aurait été facile de prendre le temps de rédiger mes carnets dans les deux langues avant de les mettre en ligne. J'aurais travaillé très fort pour me tailler une place dans le cercle des Zeldman de ce monde, dans l'espoir de me dégotter un poste au WaSP ou quelque chose comme ça ! En fait, à bien y penser, c'est la tangeante que j'avais prise au départ avec le réseau SitePoint, dans les premières heures de CYBERcodeur; me faire connaitre chez les anglophones. Mais rapidement, j'en suis venu à la constatation que je me dirigeais vers autre chose.

Commençons par reconnaître qu'à la quantité d'information qui sort en ces pages, je serais tout simplement incapable de tenir le rythme à long terme... Ainsi donc, j'ai décidé de m'investir à fond dans la communauté francophone et de délaisser les anglophones qui de toute façon, se débrouillaient très bien sans moi. Au départ, une de mes motivations principales était de contribuer activement à la promotion des normes parmi les miens. Je me rappelle bien qu'il y a un an et demi à peine, il existait beaucoup moins de ressources en français sur les standards Web (ou du moins, s'il en existaient plusieurs, je ne les connaissaient pas) et il était difficile de trouver réponses à nos questions dans notre langue maternelle. Avec les mois, la communauté a pris forme et c'est ainsi que j'ai finit par me rendre compte que la blogosphère francophone était devenue tout aussi intéressante et florissante que l'autre, plus populaire des anglophones.

Quand on regarde aujourd'hui ce que sont devenues des initiatives comme Pompage, OpenWeb ou encore, ConstellationW3, et ce que promettent d'être des initiatives comme W3Québec, on voit bien que celles-ci n'ont plus rien à envier à Evolt, A List Apart ou Meet-the-Makers par exemple. De même, les contributions et réflexions régulières de certains carnétistes en français s'avèrent tout aussi pertinentes que leurs variations sur un même thème, rédigées en anglais, même si elles ne jouissent pas de la même couverture médiatique. Croyez-moi les amis, bien finie est l'époque où la blogosphère francophone n'était qu'un pâle reflet de la blogosphère anglophone ! Nous possédons dorénavant notre propre plateforme dynamique et créative, tout à fait innovante et fonctionelle, qui survit très bien par elle-même et pour elle-même. La liste de discussion de Pompage.net n'en est-elle pas un autre magnifique exemple ?

Donc, bien que la question de la langue de diffusion se soit posée dès les premières heures de ce carnet, cette dernière se pose de plus en plus difficilement maintenant. Aujourd'hui, je publierais dans les deux langues afin de rejoindre plus de gens certes, mais quand j'apprend que des anglophones font des efforts pour venir lire ce qui se passe ici et sur d'autres sites comme celui-ci, je me dis que collectivement, nous commençons à faire une différence significative et qu'il est peut-être non-nécessaire de publier en anglais. Avouons-le; la perspective de faire déplacer des anglophones pour nous lire a quelque chose de gratifiant, c'est comme un juste retour tant attendu du balancier des communications.

Et pour la forme, rappelons-nous que le fait d'être francophone n'a jamais empêché Karl, Olivier et Dominique de devenir d'influents membres du W3C, ou encore Tristan et Daniel des évangélistes reconnus mondialement. Mon conseil donc; continuez de produire du contenu dans votre langue, pour l'avancement de votre propre culture Web et laissez aux autres le soin de prendre soin de la leur. Si la notoriété est pour vous retrouver, au moins, rencontrez-là selon vos termes, en contribuant à l'amélioration des pratiques méthodologiques Web de la francophonie.

Denis Boudreau | 2003.09.07 @ 01:15 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 06 septembre 2003
par Denis Boudreau

Citation de la semaine

Une nouvelle tradition sur CYBERcodeur ? Peut-être... Mais quoiqu'il en soit, la palme d'or de la citation de la semaine va à Grettir Asmundarson de Tiny Pinneapple pour son carnet : Zeldminem :

The hat notwithstanding, how in the world could you confuse Eminem with Jeffrey Zeldman? One is a chart-topping artist whose work has redefined an entire genre and who has rabid fans all around the world that will travel thousands of miles to see him whenever he makes an appearance; the other is a rapper.

Un peu cliché j'en conviens, mais tout simplement charmant ! Vous ne trouvez pas ? :)

Denis Boudreau | 2003.09.06 @ 13:55 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 05 septembre 2003
par Denis Boudreau

W3Qc : changement au programme

Les plus observateurs d'entre vous auront peut-être remarqué que les informations relatives à notre prochaine rencontre pour W3Québec ont changé au cours de la journée. En effet, pour ceux parmi vous que la chose intéresse et pour des raisons bassement techniques, cette septième rencontre officielle qui aura lieu lundi le 8 septembre prochain se tiendra dans les bureaux du CAMO pour personnes handicapées au lieu du RAAMM. Veuillez donc prendre note de l'adresse si vous comptez nous faire l'honneur de vous y présenter :

CAMO pour personnes handicapées
1030, rue Cherrier (bureau 404)
Coin Parc Lafontaine, Montréal
Près du métro Sherbrooke

Denis Boudreau | 2003.09.05 @ 23:39 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 05 septembre 2003
par Denis Boudreau

Validation HTML selon Zeldman

Il y a quelques temps de cela, je vous parlais des efforts mis de l'avant par l'équipe de développement du validateur W3 (suite aux pressions de l'ami Zeldman) pour rendre plus conviviaux les messages d'erreurs produits lors de ses analyses des documents Web. Quelques mois plus tard, le projet Zeldman made us do it" avance bien et nous sommes sur le point de récolter les fruits de tout ce travail.

Ceux qui auront eu la chance de tester leurs documents sur la nouvelle version du validateur auront tôt fait de remarquer l'apparente simplification des messages lancés pour nous aider à corriger les erreurs. Une amélioration extraordinaire s'il en est une, qui permet enfin d'espérer que les utilisateurs lambda ne seront pas complètement rebutés par l'apparent hermétisme qui se dégage de la version actuelle. Avec un outil amélioré dans ce sens, l'apprivoisement de la validation, une méthodologie de travail éprouvée, constructive, rentable et fonctionnelle devient enfin beaucoup plus abordable pour le commun des mortels.

L'avenir est prometteur.

Denis Boudreau | 2003.09.05 @ 14:55 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 04 septembre 2003
par Denis Boudreau

Intégristes de la conception en blocs

Et voilà, un de plus de converti. Il n'en reste plus que quelques millions d'autres à éveiller. :)

Denis Boudreau | 2003.09.04 @ 22:37 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 04 septembre 2003
par Denis Boudreau

Les mythes entourant XHTML

Y'a pas à dire, le nouvel article de la série "WaSP asks W3C" au sujet des types Mime à servir à votre XHTML fait brûler beaucoup de bande passante aujourd'hui sur les listes du Consortium. Parmi les nombreux commentaires qui en découlent, en voici un qui m'a particulièrement interpellé, par Isofarro et qui met en lumière les différents mythes entourant le XHTML. Je m'en confesse, j'ai probablement contribué à la propagation de certains d'entre eux dans ces modestes pages à un moment ou un autre. Alors, soyez francs, combien d'entre eux entretenez-vous vous mêmes ?

  • XHTML est plus accessible ;
  • XHTML est plus facile ;
  • XHTML est mieux supporté dans les navigateurs ;
  • XHTML sépare le contenu de sa présentation ;
  • XHTML peut être parsé par les parseurs normalisés.

Toutes ces semi-vérités se retrouvent un peu partout sur le Web, aux quatre coins des listes de diffusion et des carnets indépendants. Qu'est-ce qui peut bien causer autant d'incompréhension, de confusion ? Peut-être serait-il temps de remettre les pendules à l'heure au sujet de ces "légendes urbaines" en publiant un article qui viserait à faire définitivement le tour de la question...

Denis Boudreau | 2003.09.04 @ 15:53 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 04 septembre 2003
par Denis Boudreau

Type MIME et XHTML

C'est un débat qui remonte à la nuit des temps, à côté des autres guerres saintes et des croisades du Moyen-âge; doit-on servir à notre XHTML le type MIME application/xhtml+xml ou le text/html ? Des développeurs engagés s'entre-déchirent sur la place publique depuis des lustres (du moins en années Web), sans autre forme de référence normative que leur propres convictions ou celles des gourous qu'ils vénèrent. Et bien, depuis ce matin, notre référence normative, nous l'avons enfin ! Le W3C tranche définitivement la question et nous livre son opinion sur le sujet, dans le plus récent "WaSP asks the W3C" qui s'intitule : "Serving XHTML with the Right Mime Type". Dorénavant, vous serez toujours libres de faire à votre tête, mais au moins, nous saurons tous où le W3C se situe par rapport à la question. Et si vous souhaitez faire passer votre XHTML de text/html au plus approprié application/xhtlm+xml, vous trouverez ici-bas une façon en PHP tout à fait idéale de le faire (gracieuseté, soit de l'ami Darken ou de l'ami Anubis, je ne sais plus :) :

<?php
// Indique un Mime type correct si le client accepte le vrai xhtml
	if( stristr($HTTP_SERVER_VARS["HTTP_ACCEPT"], "application/xhtml+xml") ) 
	{
		header("Content-type: application/xhtml+xml");
		echo "<?xml version='1.0' encoding='iso-8859-1'?>\n";
	}
	else 
	{
		header("Content-type: text/html; charset=iso-8859-1");
	}
?>

Chose certaine, c'est que je j'utilises pour servir du vrai XHTML sur CYBERcodeur et ça fonctionne très bien.

Denis Boudreau | 2003.09.04 @ 09:35 | 8 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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mercredi 03 septembre 2003
par Denis Boudreau

L'échange de fichiers simplifié

Le DRM, ça vous dit quelque chose ? Alors qu'une des plus grande brute du monde informatique s'apprête une fois de plus à se remplir les poches et à emprisonner ses utilisateurs dans un format qu'il gère et contrôle (en laissant croire aux utilisateurs que c'est dans leur seul intérêt), certains citoyens de la Toile s'indignent, veillent au grain et prennent la parole. En effet, pour l'utilisateur de logiciels libres ou simplement concurrents à la suite Office de MicroSoft, le coup est cinglant :

Ces nouvelles fonctions d'Office seront également un moyen de lutter contre la concurrence de suites comme Star Office, éditée par le frère ennemi américain Sun Microsystems, ou encore sa version "ouverte", Open Office. Ces suites permettent de lire, de modifier et de créer des documents au format propriétaire de MS Office. Une fois protégés avec la technologie DRM d'Office 2003, ces mêmes documents resteront figés et non accessibles aux logiciels alternatifs.

Nouveau sujet, même vieux débat qu'avec LongHorn 2005. Il est bien difficile de ne pas établir de relations diaboliques entre le Géant de Redmond et l'administration Bush qui tient le peuple dans l'ignorance pour mieux l'abrutir et l'exploiter avec des mascarades publicitaires et commerciales (merci Michael Moore). Je ne suis vraiment pas l'un des plus féroces partisans du logiciel libre, mais j'aime mon OpenOffice et je déteste l'idée que l'on m'empêche de l'utiliser. Je suis tout de même assez partisan pour me rendre compte de ce qui nous pend au bout du nez. Quand les mégacorporations lancent leurs filets partout autour, je ne peux m'empêcher de voir poindre le jour où je ne pourrai plus claquer des doigts sans en demander la permission. Dans une certaine mesure, ces entreprises ont les moyens d'amener l'innovation, mais dans la majorité des cas, ce qu'ils amènent, c'est l'enchaînement à leurs technologies, un enchaînement qui tinte au son des dollars qui s'empilent dans leur coffres. Quelqu'un a dit normes ouvertes ? Encore une fois, l'industrie nous démontre le besoin fondamental de se retrouver autour de telles normes ; RTF, XML, HTML, EPS, PNG, etc.

Que ferons-nous lorsque des documents Word, Power Point ou Excel nous arriveront vérouillés et inutilisables ? Pouvez-vous imaginer le bordel que tout cela causera ? Plus que jamais, il importe de prendre de bonnes habitudes et de tous s'entendre sur des formats ouverts et libres, utilisables par tous. L'article de Sylvain Carle, publié sur le site d'AgentSolo.com ce mois-ci ne pourrait tomber plus à pic. Devrons-nous encore une fois, assister impuissants à la volonté de MicroSoft ou trouverons-nous un moyen d'éviter le désastre ?

Denis Boudreau | 2003.09.03 @ 15:45 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 03 septembre 2003
par Denis Boudreau

WannabeGirl, FirdaMatic

Depuis aussi longtemps que ma déficiente mémoire puisse se souvenir, j'ai toujours adoré le Weblog de Firda Beka. Honnêtement, j'ignore pourquoi. Le sujet abordé n'est pas particulièrement intéressant pour le développeur Web que je suis; après tout ce n'est qu'un carnet personnel de designer Web parmi tant d'autres où une personne livre principalement ses opinions, ses états d'âme et deux cents autres trucs tout aussi personnels qui, en définitive, me passent six cent pieds par-dessus la tête. Pourtant, à toutes les fois que je me retrouve sur ce site, je m'y sens à l'aise, apaisé, zen. Curieux. Est-ce le design épuré, la légèreté qui s'en dégage ? Qu'importe. Chose certaine, les projets CSS de WannabeGirl eux, ne me laissent pas indifférent.

Je vous ai parlé par le passé du CSS Coloring Book, un autre de ces populaires guides pour faire des gabarits XHTML / CSS fluides comme on en rencontre de plus en plus sur le Web. C'est une référence moins connue que d'autres, qui a pourtant le mérite d'être plus soignée et agréable visuellement que, disons, celles de Rob Chandanais ou encore d'Owen Briggs, autrement beaucoup plus populaires. Enfin, là n'est pas le but de mon intervention de ce matin. À chacun ses goûts et les designs Web seront bien gardés. La raison pour laquelle je vous parle de WannabeGirl ce matin, c'est que j'ai récemment découvert qu'elle avait mis en place le sympathique FirdaMatic, une application visant à construire des gabarits XHTML / CSS à la volée, simplement en remplissant quelques champs de formulaire. Essayez-le, vous m'en donnerez des nouvelles. L'application produit des gabarits à deux ou trois colonnes, au look simple et joli qui ne demandent par la suite qu'à être améliorés par vos dix doigts (où serait le plaisir sinon ?). Une bonne base pour développer un design, sans avoir à vous prendre la tête.

Denis Boudreau | 2003.09.03 @ 10:09 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 02 septembre 2003
par Denis Boudreau

Autour de son nombril...

Je n'aurais pas su mieux le dire moi-même :

Vous êtes utilisateur d'un navigateur basé sur Gecko qui sait faire plein de choses géniales mais par pitié, n'en profitez pas pour passer du trop vu "Optimisé pour IE5.x..." à "Optimisé pour Moz..." car c'est la pire chose à faire à mon avis (sauf pour les geeks avec du gel dans les cheveux). Concevoir un site Internet c'est penser à la personne qui possède un 56K, à celle qui utilise Windows 98 avec son 15", au sénior qui doit utiliser un agrandisseur d'écran ou celui qui désactive les images ou encore navigue en mode console. Un peu d'ouverture d'esprit fera de la toile un lieu ouvert pour tout un chacun.

Si tous les Suisses pensent comme Greut, alors voilà le pays où je veux aller m'installer avec ma petite famille. En plus, il paraît que c'est joli là-bas ! :)

Denis Boudreau | 2003.09.02 @ 22:23 | 10 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 02 septembre 2003
par Denis Boudreau

Centrer un DIV dans l'écran

Si je devais choisir une question qui revient constamment dans le positionnement CSS, ce serait bien celle-ci :

J'aimerais savoir qu'elle est la meilleure manière pour positionner un DIV au centre d'une page quel que soit le navigateur ou que celui-ci soit ou non en mode plein écran ?

C'est donc sans surprise que j'ai vu cette question bien légitime rebondir sur la liste de Pompage dernièrement. Il ne fallut ni une ni deux pour que l'ami Sam y aille d'un exemple tout à fait indiqué. Pour comprendre comment le tout fonctione, il vous suffit de cliquer sur le lien "Construction" en bas de page (ou de farfouiller dans le code par un habile "view source", mais ça, ça dépend de votre indice de geekiness. ;)

Denis Boudreau | 2003.09.02 @ 16:41 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 02 septembre 2003
par Denis Boudreau

Des sites jolis et accessibles

Bien rares parmi vous sont ceux qui ne connaissent pas encore aujourd'hui le célèbre CSS Zen Garden de Dave Shea. Grâce à son initiative innovatrice, le mythe des sites conformes qui sont obligatoirement moches tient de moins en moins et devient de plus en plus facile à déconstruire. Par contre, le même type de préjugé pour ce qui est des sites accessibles lui, demeure. Rien de surprenant là-dedans, quand on considère que la grande majorité des sites qui s'efforcent de faire accessible le font souvent par nécéssité et particulièrement dans le but d'aider les gens aux prises avec des limitations visuelles. Quand la majorité des sites qui arborent fièrement un logo du WAI ou de Bobby AAA affichent également une police de caractère en 20 points avec des liens bleu électrique, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour trouver la source de cette idée reçue. Heureusement, là aussi ça change, et peut-être même que Ian Lloyd du site Accessify y sera pour quelque chose.

Je vous laisse deviner la surprise qui fut mienne hier matin lorsque j'ai retrouvé un message de Lloyd dans ma boîte de courriel m'invitant à aller visiter son article. Déjà que je suis le travail de Ian depuis ses premiers articles chez SitePoint, Accessify et WaSP, le fait de le voir citer OpenWeb et CYBERcodeur comme des exemples de sites à la fois jolis et accessibles me comble de satisfaction. Évidemment, étant conscient que mon humble carnet Web est loin d'être parfait, cela m'incite à redoubler d'efforts pour pousser plus encore dans cette direction.

Si vous connaissez des sites accessibles (surtout des sites corporatifs importants, si de telles perles existent), n'hésitez pas à vous rendre sur le forum d'Accessify pour les partager avec Ian et le reste du monde.

Denis Boudreau | 2003.09.02 @ 00:13 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 01 septembre 2003
par Denis Boudreau

Citation sympathique

Honteusement piqué sur un t-shirt de ThinkGeek vantant la valeur de Linux :

Les standards Web ? Il y a moins bien, mais c'est plus cher !

Denis Boudreau | 2003.09.01 @ 19:43 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 01 septembre 2003
par Denis Boudreau

Convertir un document PDF en HTML

Pour faire suite au petit débat que nous avons eu la semaine dernière à propos des formats PDF et HTML, j'ai découvert ce matin sur le site d'Adobe un lien permettant de convertir à la volée un document PDF en HTML, et en français s'il-vous-plait ! Quoiqu'on puisse en penser, Adobe est une de ces entreprises qui prend la question de l'accessibilité très au sérieux. Assez au sérieux du moins, pour dédier une section entière de son site à ce sujet. Il demeure encore à démontrer que l'application de conversion est elle-même accessible à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin, mais l'effort est tout de même là pour offrir une alternative convenable. Chose certaine, les quelques documents PDFs que j'ai lancé en pâture au convertisseur sont ressortis de là tous mignons et dûment fidèles aux attentes (évidemment le code qui est généré ne valide pas, mais bon, voilà longtemps que je ne crois plus au Père Noël).

Denis Boudreau | 2003.09.01 @ 09:11 | 10 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 01 septembre 2003
par Denis Boudreau

Utilisabilité 101 avec Nielsen

Qu'est-ce que l'utilisabilité ? Qu'est-ce que ça bouffe en hiver ? Si vous n'aviez que cinq minutes pour en vendre l'idée à votre patron ou un client, que diriez-vous ? Comment présenteriez-vous cette discipline si cruciale à l'établissement d'une expérience utilisateur digne de ce nom à quelqu'un qui n'y connait rien et qui est disposé à le découvrir ? Jakob Nielsen, dont la réputation n'est plus à faire, répond justement à cette question dans son plus récent AlertBox.

Denis Boudreau | 2003.09.01 @ 00:06 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page