<C²: webløg />

Courriel - email address

archives de mars 2003

Avatar Denis

lundi 31 mars 2003
par Denis Boudreau

CYBERcodeur : définitions et politiques

Ouais, je me suis enfin mis à la rédaction de mes politiques d'affichage et d'accessibilité du site, ainsi qu'à ma liste de liens recommandés... largement inspirés de documents existants trouvés chez de bons voisins que je remercie au passage et bonifiés de ma propre expérience, ces documents ont pour objectif de renseigner le visiteur (ça, ce serait vous mes amis) sur les biens fondés, les avantages et les raisons d'être de certaines de mes décisions quant aux orientations de ce site et des projets qui en découlent. Dans la politique d'affichage et de conformité aux standards, j'explique brièvement la raison d'être du site et les choix d'affichage des éléments de présentation (CSS) alors que dans la politique d'accessibilité (loin d'être encore complétée), je décris en détail le travail effectué dans le cycle perpétuel de ce qui a été convenu d'appeler "Dive Into Cybercodeur", un pélerinage passionnant dans le monde de l'accessibilité qui a amené ce site à être considérablement plus structuré et plus... accessible, oui. Bon, c'est pas encore parfait, ça le sera probablement jamais, mais j'y travaille constamment.

Je vous invite humblement à les lire, et qui sait, plus humblement encore, à vous en inspirer pour répandre la bonne nouvelle des standards du W3C. Et lorsque vous en aurez marre de naviguer dans les eaux troubles de ma restructuration, prenez la sortie officielle vers d'autre cieux intéressants.

Denis Boudreau | 2003.03.31 @ 21:48 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 30 mars 2003
par Denis Boudreau

CYBERcodeur : un retour sans trop de mal

Une fin de semaine plutôt stressante qui a vu le serveur hébergeant ce site fondre et griller, pour être aussitôt remplacé par une rutilante machine cadencée à 2,4 gigahertz... Un bien pour un mal me direz-vous, mais une nuit blanche à angoisser sur la possibilité d'avoir perdu tous mes carnets, surtout lorsque j'ai vu réapparaître une version datée du 19 janvier vendredi soir dernier ici même... Imaginez; avoir tout perdu, dont les précieuses bases de données de ce projet, et de ceux qui s'en viennent très bientôt. Enfin, plus de 48 heures plus tard, tout est rentré dans l'ordre... ou presque. Il me reste quelques fichiers à remettre sur pied, quelques problèmes de permissions à régler et nous pourrons repartir de plus belle. Ah! qui a dit que la vie d'un développeur Web était facile ? :)

Denis Boudreau | 2003.03.30 @ 22:42 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

vendredi 28 mars 2003
par Denis Boudreau

Visitez le Strategy Central de devEdge

Avec une introduction comme celle-là au Centre de stratégies de Netscape DevEdge, on ne saurait se tromper :

Why are standards important? How can you reach more visitors, get a better search-engine ranking, shorter download time for your web pages and better accessibility? Could you be saving money by making web site maintenance simpler and reduce vendor lock-in? Get information to help make a business case for standards-based web sites and applications.

Rien de moins qu'une tonne métrique d'information relative aux standards, par les plus influents évangélistes de la planète : Eric A. Meyer, Tristan Nitot, Steven Champeon, Bob Clary, etc. L'équipe de Netscape a le vent dans les voiles, c'est le moins qu'on puisse dire. Répertoriant présentations, études et articles sur l'intérêt des standards du Web, ce micro-site s'affirme comme un incontournable dans le domaine. Parmi les éléments particulièrement dignes de mention, j'aimerais souligner :

  1. Une étude de cas présenté par Eric A. Meyer sur le site ESPN expliquant comment l'utilisation des standards permettra une économie de 730 terabytes de bande passante annuellement pour l'entreprise.
  2. Une présentation conduite lors du SXSW par Nick Fink et Steven Champeon sur le design Web inclusif et son attrait pour la production de sites conformes aux normes et accessibles.
  3. Un article de Tristan Nitot portant sur les avantages du recours aux standards en entreprises pour la livraison de projets Web de qualité tout en étant plus profitables.
  4. Et combien d'autres, qui seraient également dignes de mention...

Et bien sûr, ce n'est pas sans éprouver une certaine fierté que j'ai eu l'agréable surprise d'y découvrir mon tout premier article publié l'année dernière chez SitePoint intitulé "The Importance of Web Standards" que je trouve de façon plutôt amusante, assez dépassé avec le recul, même si toujours d'actualité dans ses grandes lignes. Classé comme cela avec des articles de Zeldman, Dubost, Holovaty, Boutin, YoungPup et pleins d'autres, on m'aurait donné un Oscar que je n'aurais pas été plus heureux.

Denis Boudreau | 2003.03.28 @ 00:02 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 27 mars 2003
par Denis Boudreau

Site Point interview Rachel Andrew

Une belle entrevue vient d'être publiée sur SitePoint avec Rachel Andrew, membre du WaSP (DreamWeaver Task Force) au sujet de l'importance des standards du W3C et de la place de plus en plus importante que ceux-ci occupent dans le quotidien d'un développeur Web. Personnellement, j'aime bien lire ce genre d'insider information, parce qu'ils achèvent de me convaincre de la réelle intention des fabriquants de DreamWeaver à réaliser une application conforme aux normes du Web et à abandonner les pratiques propriétaires qui ne servent aucun intérêt réel, sinon celui des entreprises elles-mêmes.

Bénéficiant d'un avantage certain en terme de fuseaux horaires, Tristan en déjà efficacement fait mention dans son StandBlog, avec traduction à la volée de passages particulièrement intéressants. Je vous conseille d'aller y faire un tour, pendant que je continue mes rénovations et mon ménage du printemps. :)

Au fait, pendant que je vous ai, j'aimerais vous demander un petit service; si vous avez deux minutes, j'apprécierais que vous me fassiez parvenir une capture d'écran de la façon dont CYBERcodeur s'affiche dans votre navigateur (avec la mention du navigateur en question, sa version et votre système d'exploitation). Je fais subir d'importants changements à mes feuilles de style et je veux être en mesure d'évaluer l'impact de ces choix chez les lecteurs. Si vous avez des commentaires ou des insatisfactions à formuler sur la présentation, c'est aussi le temps de le faire; ma boîte à outils est ouverte. Vous pouvez faire parvenir le tout à : denis [at] cybercodeur.net

Allez, à demain!

Denis Boudreau | 2003.03.27 @ 08:18 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 25 mars 2003
par Denis Boudreau

Redesign / restructuration en cours

Comme vous l'avez peut-être constaté, CYBERcodeur.net, inspiré de l'ami Sam, est présentement en rénovation. Subissant d'importantes modifications structurelles, ce site fera relâche quelques heures, dans le but de vous revenir dans une structure plus flexible et plus souple, capable d'accueillir encore plus de contenus diversifiés. À bientôt. Entre-temps, je ne saurais assez vous conseiller de dévorer les articles du nouveau OpenWeb, disponible depuis peu, notamment :

  1. Passer du HTML au XHTML
  2. Pourquoi les standards du W3C ?

Pourquoi ceux là plus que les autres ? Parce que je les ait co-écrit, tout simplement. Un peu de d'auto promotion n'a jamais fait de mal à personne. Lisez ces articles attentivement et prenez des notes; je vous poserai des questions demain. ;-)

Denis Boudreau | 2003.03.25 @ 08:38 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 24 mars 2003
par Denis Boudreau

Made for All : une ressource pour l'accessibilité

Une nouvelle ressource sur l'accessibilité vient de voir le jour et réuni des intervenants de qualité; Anitra Pavka, Tim Roberts, Ian Lloyd... ce collectif a tout pour réussir à percer le marché des sites à vocation promotionnelle de l'accessibilité qui devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure que le temps passe. Pour le moment, Made for All en est à ses premiers soubressauts, si bien que vous n'y trouverez aujourd'hui rien de plus qu'une compilation de ressources déjà massivement publicisées sur le Web. Mais n'ayez crainte, avec un tel calibre d'intervenants, cette nouvelle ressource ne devrait tarder à se faire connaître. À suivre de très près, et avec énormément d'intérêt. On leur souhaite la meilleure des chances. Tout ce qu'on peut espérer, c'est que le travail qui sera effectué sur Made for All sera complémentaire à l'excellent travail déjà compilé sur les sites respectifs des auteurs.

Pour le lancement officiel, Made for All nous propose une entrevue avec Julie Howell du RNIB, conduite par nulle autre qu'Anitra Pavka elle-même. L'entrevue porte sur la vision qu'a Julie de l'accessibilité des sites Web en 2003, des problèmes majeurs et des solutions à ces problèmes... en somme, un solide départ.

Denis Boudreau | 2003.03.24 @ 21:18 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 23 mars 2003
par Denis Boudreau

Pour en finir avec XHTML 2.0

Vous vous rapellerez peut-être les discussions houleuses qui ont sévit ici et il y a quelques semaines à propos de l'éventuelle norme XHTML 2.0 qui avait soulevé un tollé d'indignation de la part des développeurs partout dans le monde, principalement dû au fait que cette nouvelle version du langage annonçait une coupure nette avec les technologies passées pour se tourner de manière irrévocable vers l'avenir et vers le XML, en plus de laisser tomber certaines éléments malgré leur valeur structurelle et sémantique. Plusieurs développeurs (dont moi-même) avions bondi devant la réaction de Mark Pilgrim qui avait rejetté du revers de la main la norme XHTML dans son ensemble pour retourner vers HTML 4.01; loin de moi l'intention de ramener de vieux débats aujourd'hui, mais j'ai toujours eu l'impression que cet intéressant feuilleton n'avait jamais été proprement conclu. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis, de nouvelles associations se sont faites et certains individus aux influentes opinions ont nuancé leur propos. En un mot, les esprits échauffés se sont calmés et certains d'entre nous ont commencé à y voir plus clair et à réfléchir à tête reposée sur la valeur de cette nouvelle norme qui, malgré les mégaoctets de bande passante écoulée, demeure encore à l'état d'ébauche de travail publique.

Afin de faire définitivement la paix avec cette époque pas si lointaine et clore définitivement le débat sur cette tribune, je me devais de vous faire part du commentaire d'Hixie à propos de la norme XHTML 2. Je sais, c'est de l'histoire ancienne, mais il n'est jamais trop tard pour faire la paix avec ses vieux démons. Voici donc pourquoi, en ses mots, nous devrions tous arrêter de critiquer et enfin comprendre pourquoi XHTML 2.0 est une norme intéressante et nécessaire pour l'avenir du Web. Un autre bel exemple de prêt-à-penser; il vous suffit simplement de mastiquer lentement, savourer pleinement et avaler avec plaisir :

  1. N'importe quel élément peut être dorénavant être transformé en hyperlien, simplement en y ajoutant un attribut href.
  2. N'importe quel élément peut être marqué d'un attribut edit pour indiquer qu'il a été soit inséré, supprimé, modifié ou déplacé.
  3. N'importe quel élément peut avoir un attribut cite pointant vers un URI duquel l'information contenue dans l'élément en question a été obtenue.
  4. Les éléments <section> et <h> simplifient grandement la vie des développeurs éditant de volumineux documents ou générant du contenu à la volée puisqu'il n'est plus nécessaire de se souvenir à quel niveau d'imbriquement de tels éléments se situent.
  5. Le solitaire <br/> prend du galon et devient l'élément <l> ... </l>. Dorénavant, plutôt que de simplement définir le bris de ligne, vous pourrez finalement l'utiliser pour baliser le véritable contenu, soit la ligne elle-même.
  6. Les paragraphes pourront dorénavant contenir listes et tableaux au même titre que du texte, de sorte que si votre phrase contient des items à présenter en liste ou en tableau, vous n'aurez plus à traffiquer votre balisage et séparer un même paragraphe en deux éléments distincts, seulement pour y insérer cette information.
  7. L'élément <nl> que l'on attendait depuis si longtemps! Les documents pourront enfin contenir un balisage explicite pour les listes navigationelles. Plutôt que d'avoir recours à de profondes constructions de <div> ou <ol> imbriqués avec une tonne de javaScript pour leur permettre de s'ouvrir et de se refermer, XHTML 2.0 offre un simple élément qui permet de créer une structure arborescente à vos liens navigationnels.
  8. C'est un langage XML pur et dur, ce qui implique que les éléments présents dans le document doivent être correctement imbriqués ou le document ne saura être rendu par le navigateur.
  9. Il utilise les namespace, ce qui signifie qu'il puisse être croisé avec du contenu issu d'autres spécifications du W3C, telles que MathML.
  10. La rétro-compatibilité n'étant pas une préoccupation en XHTML 2.0, cela rend possible l'implantation de la plupart des changements dont HTML avait réellement besoin depuis longtemps.
  11. Sa conception s'allie bien avec les capacités de style des CSS et des autres technologies comme HTC ou XBL. Cela signifie une plus grande facilité à implanter une couche de présentation sur un document Web.
  12. L'attribut style a été retiré, ce qui obligera les auteurs de documents XHTML 2.0 à radicalement séparer le contenu d'un document de ses éléments de présentation une fois pour toutes.
  13. L'élément acronym, qui dupliquait sensiblement les valeurs de l'élément abbr sans réellement rien apporter de plus, est supprimé.
  14. Le éléments img et applet, dépréciés depuis HTML 4.01, sont finalement évacués au profit de l'élément object, qui offre des possibilités supérieures en terme de flexibilité et de support pour les contenus alternatifs.
  15. L'élément q cède sa place à l'élément quote qui confère une sémantique un peu différente en regard aux citations.

Quels sont les points les plus importants à retenir par rapport à XHTML 2.0 ? Tout d'abord, il ne faudrait pas oublier que XHTML 2.0 est une ébauche de travail, un document en cours de production, une spécification incomplète pour laquelle existent encore de nombreux points litigieux. Le groupe de travail XHTML, tout comme les autres groupes du W3C, prêche par la transparence et offre régulièrement une visibilité sur le travail en cours. Il nous importe donc :

  • d'être compréhensif et patient; le document est en cours de production. Il n'est pas officialisé.
  • d'avoir un peu la Foi en leur travail. Les buts du Consortium sont nobles et ne visent qu'à améliorer l'état du Web.

De plus, la création de cette éventuelle recommandation officielle n'entâchera en rien les acquis du passé. HTML 3.2 sera toujours une recommandation officielle pour le balisage des documents Web et tous les documents utilisant ce langage continueront de s'afficher dans les futures versions des futurs navigateurs tant et aussi longtemps que le code contenu dans ces documents sera valide et conforme aux normes établies par le W3C. De plus, la norme XHTML 2.0, qui ne saurait vraisemblablement gagner en popularité avant la fin de la décénnie au rythme où vont les choses, ne sera jamais rien de plus qu'une alternative à la norme XHTML ou HTML dans toutes ses variantes. Finalement, le Web sémantique ne saurait réellement se réaliser sans une structure de document aussi épurée que celle proposée par la norme XHTML 2.0...

Voilà, tout a à peu près été dit. Je peux enfin tourner la page et me sentir en paix avec mes écrits précédents. La prochaine que j'aborderai le sujet de XHTML 2.0, ce sera avec le cœur léger et l'esprit ouvert... :)

Denis Boudreau | 2003.03.23 @ 13:17 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

samedi 22 mars 2003
par Denis Boudreau

Normes W3C : Scalable Vector Graphics

Suite à la présentation de Karl Dubost la fin de semaine dernière à ConstellationW3 sur les normes à venir au W3C (toute de SVG construite svp) j'ai eu envie d'en apprendre un peu plus sur cette "nouvelle" norme du Consortium qui a le mérite de ne pas être un format propriétaire, mais bien un standard ouvert, basé sur le langage XML, pour décrire des images en deux dimensions qui permet de définir trois types d'objets graphiques : les formes graphiques vectorielles, les images et le texte. Bien que l'article introductif que je vous propose à cet effet aujourd'hui date déjà de deux années, l'information qu'elle contient me semble toujours pertinente et cohérente à l'évolution de la norme qui, à l'époque, en était encore seulement à l'état de spécification (SVG devait passer au statut de recommandation officielle le 04 septembre 2001, soit près de 6 mois plus tard).

Dans ce court didacticiel, l'auteur nous apprend à composer avec cette nouvelle technologie, à définir les dimensions d'un dessin SVG, à créer des formes basiques comme des cercles ou des rectangles, à transformer un graphique par translation, redimensionnement ou rotation, à y ajouter du texte, etc. Bref, un menu assez chargé pour un article de seulement deux pages, qui vous aidera à au moins comprendre de quoi la technologie retourne.

Denis Boudreau | 2003.03.22 @ 12:15 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

samedi 22 mars 2003
par Denis Boudreau

Et si Netscape avait gagné la guerre ?

À quelques jours à peine du dixième anniversaire de Mosaic (l'ancêtre de Netscape), une courte perspective de Charles Cooper, éditeur exécutif chez CNet News.com, qui tente de dresser un portrait de ce qu'aurait pu être le Web si Netscape avait gagné la guerre des navigateurs au lieu de MicroSoft (ou du moins, si elle ne l'avait pas aussi irrémédiablement perdu), si AOL ne s'était pas porté acquéreur de Netscape communications, si Netscape avait réussi à transformer le navigateur en une plateforme populaire, si MicroSoft avait encore eu à composer avec un compétiteur pour l'inciter à améliorer son produit, si...

À prendre avec un grain de sel vu les circonstances, mais tout de même, un question des plus intéressantes dans la série des "What if..."; n'eut été du monopole écrasant de MicroSoft dans le domaine du navigateur Web, aurions-nous assisté à un meilleur support des normes du W3C au cours des trois dernières années? Aurions-nous pu bénéficier des avantages induits par le respects des standards ? Le W3C serait-il plus prêt de son but ultime, soit faire assumer au Web son plein potentiel ?

Denis Boudreau | 2003.03.22 @ 11:27 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

vendredi 21 mars 2003
par Denis Boudreau

Le W3C définit sa position face aux brevets

Le World Wide Web Consortium a annoncé mercredi la dernière version de travail de son règlement intérieur relatif aux brevets, et a lancé un appel à commentaires ouvert à tous jusqu'au 30 avril 2003. A l'issue de cette période, le W3C agira en fonction, soit en poursuivant l'étude pour une prochaine version de travail de la spécification, soit en passant la version actuelle à l'état de Recommandation Candidate, l'étape suivante la menant à l'état de Recommandation. Ce document n'est pas anodin: il est réellement important pour le W3C en cela qu'il formalise sa position sur les standards libres de droits, et lui permet ainsi de réduire les menaces des brevets déposés qui pourraient tuer dans l'oeuf ses travaux.

En effet, de plus en plus de brevets sont déposés sur des projets semblables à ceux du W3C. Un brevet étant plus rapide à déposer qu'un document à atteindre le stade de Recommandation, le W3C est de plus en plus susceptible de ne pas pouvoir terminer ses travaux, ou du moins de ne pas en voir la concrétisation sous forme d'applications industrielles. Le document stipule donc que toutes les spécifications créées par le W3C sont libres de droits, mais prévoit des exceptions dans le cas où une technologie brevetée est nécessaire à une spécification. Ce document offre au W3C une certaine flexibilité dès qu'un tel problème survient: contourner le brevet en question, retirer totalement la référence à la technologie, etc.

Une version definitive de ce document est prévue pour mai 2003. [ via Journal du Net ]

Denis Boudreau | 2003.03.21 @ 12:00 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 20 mars 2003
par Denis Boudreau

OpenWeb : salopard et fier de l'être

Jamais de ma sainte vie je n'ai tiré autant de plaisir et de fierté à me faire traiter de salopard. OpenWeb fut un projet magique, avec une équipe extraordinaire. Si tous les projets sur lesquels je travaille étaient comme celui là, je crois bien que je travaillerais bénévolement. :)

Denis Boudreau | 2003.03.20 @ 18:56 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 20 mars 2003
par Denis Boudreau

OpenWeb est finalement lancé

C'est le grand jour! Après des mois de durs labeurs, d'horribles souffrances et des moments de joies sans bornes, après plus de 2000 messages par courriel remplis d'échanges fructueux, le collectif OpenWeb accouche enfin du plus beau projet du monde, conforme aux normes du W3C et conçu avec les technologies Web de pointe; un centre névralgique de promotion des standards Web dans la francophonie. Je vous invite à lire le communiqué de presse associé au lancement.

La mission d'OpenWeb est née d'une envie de faire mieux connaître les avantages des standards Web, envie basée sur plusieurs constats :

  1. la concurrence entre les grands fabricants de navigateurs a rendu inutilement complexe la tâche du créateur de sites, obligé de tester son travail sur un nombre d'interfaces toujours croissant. Les standards Web sont un moyen évident de remédier à ce problème, en garantissant l'interopérabilité des sites, y compris dans des navigateurs trop vieux pour être statistiquement intéressants ou dans des applications qui n'existent même pas encore ;
  2. 2003 est l'Année européenne du Handicap et de l'Accessibilité. OpenWeb compte en profiter pour souligner l'importance d'un design web accessible, car les handicapés sont une population largement négligée sur Internet. Un design accessible est pourtant simple à réaliser, et ce toujours grâce aux standards. Le site proposera des articles sur la façon de rendre un site accessible, et prêchera par l'exemple : il a été conçu pour être entièrement navigable par les handicapés ;
  3. les outils et les recommandations mis à disposition du grand public par le W3C constituent des aides précieuses au développement web. Ils restent néanmoins encore trop ignorés des professionnels, à cause d'un langage trop technique et d'un manque d'exemples concrets. OpenWeb souhaite donc rendre le travail du Consortium accessible au plus grand nombre, en jouant le rôle de relais vulgarisateur pour la francophonie.

Dépêchez-vous à aller y faire votre tour, il reste encore quelques sandwiches sans croutes et des petites pizzas aux tomates! Longue vie à OpenWeb! La francophonie l'a enfin son alistapart!

Denis Boudreau | 2003.03.20 @ 17:16 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 20 mars 2003
par Denis Boudreau

La chronique de la grenouille enragée

Voilà revenue l'heure tant attendue de la chronique de la grenouille enragée, ce moment prisé entre tous les moments où notre ami Sylvain Carle se fend d'une mission "Open Sourcienne". Voyez plutôt :

N'écoutant que mon sens inné de la justice et suivant de mon oeil aiguisé la situation actuelle, que ferais-je? En pensant aux centaines d'entreprises qui sont obligées de confronter ce cancer, ce crime, cet outrage, cet affront, que dis-je, ce scandale qu'est le fait d'utiliser une copie piratée de windoze ou pire de ms-office! Drames et grincements de dents! Cris et larmoiements! Ne craignez rien vaillants entrepreneurs pris de court et travailleurs autonomes confrontés à votre sens du droit, j'ai la solution pour vous! Eh oui, tel un noble pourfendeur du dragon du vice, j'ai trouvé le St-Graal de la liberté de conscience! D'ici la fin du mois de mars (et même en avril), je suis prêt à me rendre dans vos bureaux et à installer gratuitement une copie de Open Office (même à vous laisser le CD avant de partir) à toute PME ou travailleur autonome qui m'en fera la demande (offre limité à la grande région Montréalaise, ou sinon vous payez les frais de transport)! Sous Windows en plus! Eh oui, une alternative qui vous permettra de dormir tranquille, la conscience en paix et le portefeuille libéré de la tyrannie de la mise à jour payante! Je peux m'en porter garant, j'utilise Open Office depuis 3 mois et je n'ai jamais eu besoin de MS-Office.

L'occasion idéale de l'inviter à la maison prendre une bonne bière froide et enfin amorcer mon entrée dans le logiciel libre ? Pourquoi pas en fait ?

Denis Boudreau | 2003.03.20 @ 12:00 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 20 mars 2003
par Denis Boudreau

AI : introduction à l'architecture d'information

Découvert dernièrement sur webMonkey, un didacticiel tout à fait complet sur l'architecture d'information, ce que c'est, ce que ça implique et ce que ça devrait être... Pour tous ceux d'entre vous qui, comme moi, commencent à tourbillonner dans ce domaine ou tous ceux qui estiment que cette expertise ne rime à rien dans la vraie vie. J'aime particulièrement cet article parce qu'il met en lumière l'importance cruciale de cette discipline dans le bon déroulement d'un projet, tout en présentant un cas type d'Application de ces notions. À conserver dans ma liste, et à traduire, dès que le temps me le permettras. Pour vous mettre en appétit, une petite définition de ce qu'est l'AI (architecture d'information, pas intelligence artificielle) :

Information architecture is the science of figuring out what you want your site to do and then constructing a blueprint before you dive in and put the thing together.

Simple et efficace. En quelques mots, définir ce que sera l'expérience utilisateur, à quel public le projet s'adressera et structurer la présentation des contenus sont quelques uns des défis que l'architecte d'information se doit de relever. C'est pas de la tarte. Ce que j'aime de cette discipline, c'est qu'elle ramène l'intérêt d'un projet Web à ses vraies valeurs; pas les technologies, mais les humains. Le Web ne saurait que trop en bénéficier.

Denis Boudreau | 2003.03.20 @ 10:25 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 20 mars 2003
par Denis Boudreau

Sites Flash : vingt-cinq raisons de dire non

Capté au passage sur l'excellente liste de diffusion Interop, un texte de Patrick Murris démontrant en 25 points pourquoi les sites en Flash sont à déconseiller :

  1. Obscure aux outils de recherche
  2. Pas de navigation possible avec les boutons Précédent et Suivant, ni d'historique
  3. Défilement déficient
  4. Difficultés d'impression
  5. Pas de signet, d'URL ni d'adresse de référence
  6. Pas de copier/coller ni de sauvegarde des images
  7. Pas de recherche dans une page
  8. Inapproprié pour les textes
  9. Pas de mise en page dynamique
  10. Utilisation limitée de la mémoire cache du navigateur
  11. Pas de présentation progressive lors du chargement
  12. Pas de traduction possible
  13. Pas de contrôle sur la taille du texte à l'affichage
  14. Pas de changement de couleur des hyperliens après visite
  15. Charge excessive de l'ordinateur client
  16. Pas de statistiques sur l'utilisation interne du site
  17. Support partiel de la diversité des médias
  18. Cookies non standard
  19. Menu associé au clic droit inopérant ou différent
  20. Choix limité d'outils de développement
  21. Risques en matière de sécurité
  22. Pas de feuilles de style
  23. À qui appartiennent les documents originaux?
  24. Flash n'est pas du domaine public
  25. Difficulté de mise à jour, site à usage unique

Je vous invite bien sûr à aller lire le descriptif de chacun de ces 25 points. Mais le texte offre beaucoup plus encore, soit une série de notes et commentaires tout aussi intéressants. Vous conviendrez que certains de ces points sont plus solides que d'autres... notamment au niveau de l'accessibilité des contenus qui ne pose plus un problème aussi criant qu'avant depuis l'avènement de Flash MX (quand on y travaille proprement).

Toutefois, cela contextualise bien la réalité de cette technologie propriétaire qui jouit encore d'une cote de popularité incroyable... à quand un remplacement efficace par les technologies issues du W3C comme SMIL et SVG ?

Denis Boudreau | 2003.03.20 @ 08:30 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mercredi 19 mars 2003
par Denis Boudreau

Journée de deuil international

Des centaines, voire des milliers d'humains seront peut-être tués ce soir, au nom d'une guerre aussi stupide qu'injustifiée... J'aurais plusieurs choses à dire, mais en guise de protestation contre l'invasion américaine du territoire irakien, CYBERcodeur.net fera relâche et gardera le silence jusqu'à demain. Ça ne changera rien au drame qui nous attend, mais ça m'aidera au moins à entrer en contact avec mon humanité. Faut bien que certains d'entre nous se sacrifient et le fassent.

Denis Boudreau | 2003.03.19 @ 23:13 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 18 mars 2003
par Denis Boudreau

W3Québec : la liste de diffusion est prête!

J'en ai beaucoup parlé, tellement que certains d'entre vous n'y croyaient même plus... La voilà enfin, la fameuse liste de diffusion tant attendue du collectif MeetUp qui s'appelle dorénavant W3Qc. Je vous invite à courir vous y inscrire le plus tôt possible, pour ne pas rater les discussions qui y séviront. Si vous êtes intéressés à vous impliquer dans le collectif québécois de promotion des standards du Web, cette adresse est pour vous! Et un gros merci à Sylvain Carle, notre rainette nationale, sans qui cette liste ne saurait encore qu'un projet en devenir. :)

Vous cherchez à connaître l'adresse de la liste ? w3qc [at] interstructure [point] org !!! On vous y attend.

Denis Boudreau | 2003.03.18 @ 19:02 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 18 mars 2003
par Denis Boudreau

XHTML ou HTML; lequel choisir ?

Je travaille pour une des plus grosses agences de Web de Montréal, sinon la plus grosse. Nous sommes environ 160 développeurs, designers, programmeurs, architectes, gestionnaires, etc. dans la division Web de l'entreprise qui compte au total plus de 21 000 employés. Comme je l'ai déjà mentionné par le passé, tous ces gens sont très compétents. Ils produisent des sites de qualité, sont innovateurs, n'ont pas peur de surmonter les défis et aiment particulièrement défier les technologies. C'est une bonne équipe, peut-être la meilleure à Montréal. Le contrôle qualité sur nos projets sont généralement très poussés, si bien que lors de la livraison d'un projet, rares sont les bogues qui n'ont pas été détectés et corrigés. Un projet qui sort de nos fours est habituellement irréprochable. C'est bien. La plupart de mes coéquipiers en retirent une fierté bien compréhensible. C'est normal; quand on a le sentiment du devoir accompli, du travail bien fait, ça aide à mieux dormir le soir.

Évidemment, tout est une question de point de vue. Si vous me posez la question quant à la qualité de notre travail, je vous répondrai différemment. Du moins, je nuancerai. Je ne crois pas que nous faisons du mauvais travail. Mais je crois que notre travail n'est pas à la hauteur de ce qu'il pourrait être. Bien sûr, selon les critères valables au siècle dernier (qui n'est pas si loin, rappelons-le), nos sites sont effectivement irréprochables. Moi-même, jusqu'à il y a environ un an et demi, j'en éprouvais une fierté certaine... jusqu'à ce que je change mon approche du design Web. Tout à commencé avec un problème d'accessibilité.

C'est à ce moment que j'ai eu ma première illumination... les normes... un changement de paradigme... une nouvelle vision du Web. Le combat de David contre Goliath venait de commencer. Faire adopter chez mon employeur et l'ensemble des développeurs le respect des standards, couplé d'une nouvelle vision de ce que devrait être le Web aujourd'hui pour finalement arriver à réaliser le Web de demain. C'est loin d'être chose faite.

Ceux d'entre vous qui me connaissent personnellement savent que je suis un incorrigible idéaliste, un utopiste pragmatique, si une telle chose est possible. Une telle ambivalence m'est aussi utile qu'elle peut m'être fatale. Tout dépend du contexte. Je suis pleinement conscient que pour une entreprise embauchant autant de personnes et dont l'intérêt premier est de faire des profits, amorcer une transition vers une application systématique des normes constitue une lourde décision. Former les développeurs, comprendre les enjeux, embarquer dans la galère. C'est beaucoup demander à une entreprise qui doit systématiquement lever trois comités et six conseils seulement pour changer une carte vidéo dans un ordinateur. Alors, quand vous leur demandez de changer radicalement leur approche de conception, faut pas se surprendre de se heurter à un mur. Un mur qui n'a rien de virtuel, croyez en mon expérience. Bien sûr, il existe certains textes pour aider à évangéliser tout ce beau monde, mais ce n'est pas encore suffisant. Il faut attaquer d'un autre angle, les prendre par surprise, s'immiscer surnoisement dans les vieilles habitudes révolues et les briser, unes à unes. C'est un combat de tous les instants. Au moins, on se tappe pas sur la gueule pour le vrai. Nous sommes civilisés; nous nous confrontons à grands coups d'arguments irréfutables et de discussions animées.

Justement, parlant de discussions animées, j'en ai justement eu une avec un collègue que j'estime beaucoup hier sur l'intérêt de migrer vers XHTML dans nos projets, même si l'on sait pertinemment que pour le moment, HTML ou XHTML, c'est pas mal du pareil au même. En fervent promoteur de ce dernier, je le questionnais à savoir pourquoi il continuait à coder en HTML au lieu d'appliquer les règles pourtant simples du XHTML. Sa réponse était très honnête : "Parce que pour moi, c'est plus rapide". Dans un cadre de recherche de productivité, c'est effectivement un argument qui se vaut très bien. Alors, même si le véritable débat n'est même pas sur l'intérêt d'opter pour un ou l'autre, mais de coder selon les normes établies, j'ai quand même entreprit de recenser quelques avantages de XHTML sur HTML. Je ne parlerai pas des avantages comme la pérrenité des documents ou la rétro-compatibilité puisque ces avantages sont inhérents à tous documents valides. Je me concentrerai seulement sur les avantages de choisir une forme du langage sur une autre :

  1. plus récente norme du W3C
  2. structure logique améliorée
  3. extensibilité et modularisation
  4. portabilité et interopérabilité
  5. conformité technologie XML

Dans un avenir rapproché, je ponderai un texte sur le sujet, poussant chacun de ces concepts plus en profondeur et en présentant probablement d'autres pour bonifier ces avantages. Un futur article pour OpenWeb ? C'est bien possible. L'avenir nous le dira.

Denis Boudreau | 2003.03.18 @ 07:46 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 17 mars 2003
par Denis Boudreau

Vers un carnet Web structuré

Dans la course vers la sémantisation du Web, Sébastien Paquet a produit dernièrement un article sur la structuraton du contenu dans les Weblogs afin de favoriser et de faciliter le repérage des sujets d'intérêts par les lecteurs. Initialement publié sous l'intitulé "Towards structured blogging", l'article a rapidement retenu l'attention de la communauté et tout spécialement de la Grande Rousse qui a même fermé ses portes virtuelles, l'espace de quelques heures, afin de le traduire et ce, pour l'unique plaisir de tous les "nous autres" dans la salle. Un beau travail d'équipe qui a mobilisé plein de gens efficaces et qui démontre, une fois de plus, que le Web a la fantastique faculté de réagir beaucoup plus rapidement que tout autre espace d'information...

Denis Boudreau | 2003.03.17 @ 05:26 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 17 mars 2003
par Denis Boudreau

Cynthia Says : un nouveau validateur d'accessibilité

À peine revenue du SXSW Interactive Festival, Anitra Pavka nous pointe une ressource importante pour tous les défenseurs de l'accessibilité Web dans la salle; Cynthia Says, un validateur d'accessibilité conçu par Cynthia Waddell et ses collègues du International Center for Disability resources on the Internet en partenariat avec HiSoftware et le Internet Society Disability and Special Needs Chapter. En quelques mots retranscrits, les impressions d'Anitra :

I've tried it a couple times and am fairly impressed with it. What I like most is it doesn't give "false positives" that make people believe their site is accessible when they still need to perform manual checks. The accessibility report generated shows the full checklist against which your site was validated. Then, for each checkpoint it identifies if the site passed, did not pass, was not verified, or if it's not applicable. Some checkpoints are left blank. These blank ones seem to be for things that must be manually checked or determined. However, that's nice because if you want to print up a copy of the report, you can write in your evaluation and then keep it for your records. You can validate your site against Section 508 guidelines or the different levels of the W3C's WCAG.

Pour l'avoir également essayé un peu, je dois avouer être agréablement surpris par la qualité du service. Son pplus grand défaut à date ? Une limitation de l'utilisation, comme Bobby, à une validation par minute. Pas toujours pratique, surtout lorsque vous souhaitez valider un truc rapidement. Définitivement parmi les plus intéressants, avec Wave, Bobby et A-Prompt. À essayer.

Et pendant que vous y êtes, profitez-en pour télécharger "Understanding Accessibility", un guide en ligne gratuit (information supplémentaire) pour vous aider à atteindre un niveau de conformité en matière d'accessibilité universelle, offert gracieusemenet par HiSoftware.

Denis Boudreau | 2003.03.17 @ 04:58 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 17 mars 2003
par Denis Boudreau

ConstellationW3 : un panel plus élargi ?

Sur l'heure du dîner à ConstellationW3 ce samedi, je discutais avec quelques amis présents dont Hans-Frederic Fraser, Karl Dubost, Sylvain Carle et Michel Dumais et je leur exposais mon intérêt à voir la brochette de conférenciers invités s'élargir pour ressembler plus aux événements comme SXSW et User Interface 7 West. J'ose à peine imaginer un panel de conférenciers invités composé de Jeff Zeldman, Eric Meyer, Molly Holzschlag, Douglas Bowman, Owen Briggs, Mark Pilgrim, et bien d'autres, venus nous présenter leur vision respective du design Web, des normes et de la conception. Rêves-je en couleurs ? Dieu seul le sait. Toutefois l'idée avait déjà fait son chemin dans la tête des organisateurs de ConstellationW3 qui avait même déjà avancé le nom de NXNE en clin d'œil... Définitivement à ranger dans mon tiroir d'éléments à suivre.

Mais je suis bien d'accord; si ConstellationW3 nous sert à pelleter des nuages, cet éventuel événement devrait jouer dans le plus technique, le plus concret. Bon, suffisamment parlé de ConstellationW3 pour le moment. Il est temps de passer à autre chose. Non mais quand même; il y a des standards à promouvoir, bordel! :)

Denis Boudreau | 2003.03.17 @ 01:25 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 16 mars 2003
par Denis Boudreau

ConstellationW3 revisitée

J'ai pris la journée aujourd'hui pour bien ressasser tout ce qui s'est dit lors des conférences d'hier s'étant déroulées dans le cadre de ConstellationW3. J'avais envie de décrocher de mon quotidien ordiné et me décontextualiser suffisamment pour parvenir à bien décanter les lignes directrices de la journée. Je suis allé jouer dans la neige avec mon petit bonhomme, où nous avons glissé, construits des tranchées et rampé dans des tunnels fraîchement creusés par papa Denis; rien de mieux pour laisser l'esprit vagabonder et me faire une idée claire de ce qui m'a plu et déplu dans l'agenda d'hier.

Tout d'abord, je regrette amèrement ne pas avoir été équippé d'un laptop pour pouvoir blogguer en direct et laisser libre cours à mes impressions au fur et à mesure que celles-ci se bousculaient dans ma cervelle. Une quantité incroyable d'idées et d'opinions ont été exposées hier, et j'aurais aimé pouvoir les recracher en direct pour votre plaisir et aussi le mien. Cependant, certains des gens présents, dont Karl et Sylvain, se sont admirablement chargés de faire des synthèses minutes. Vous n'avez donc pas tout perdu. Croyez-moi, lors de la prochaine édition de ConstellationW3, je serai full-equipped. Je me concentrerai donc ici à n'aborder que certains sujets reliés plus précisément aux champs d'intérêts de CYBERcodeur, et vous en livrer le fond de ma pensée sur cette journé dont les enjeux gravitaient autour des pôles économique, technologique et sociétal. Bien évidemment, ce sont ces deux derniers qui m'ont le plus vivement intéressés.

La journée a débuté avec une conférence de Philippe Le Roux de VDL2 sur la question du Web. Mais oui, au fait, qu'est-ce que c'est le Web ? Un médium ? Un média ? Une vulgaire boutique ? Selon Philippe (et, toutes réflexions faites, j'abonderais sensiblement dans le même sens), le Web n'est en fait qu'un espace. Un espace d'information qui peut être à la fois boutique, médium, média ou une multitude d'autres choses. Un espace de destinations, composé d'hyperliens qui le tisse en une grande toile, un grand réseau. Dans les faits, un espace tri-dimensionnel composé de pages en deux dimensions. La vision qu'avait Philippe du Web a suscité des discussions enflammées très intelligentes parce qu'évidemment, tout le monde n'était pas de son avis. Quand ça fait des années que l'on représente le Web comme un médium, de telles allégations peuvent en surprendre plus d'un.

Ce que je retiens principalement de ces échanges passionnés, c'est que peu importe l'utilisation que l'on en fait ou la définition que l'on lui donne, le Web est d'abord et avant tout un espace mis à la disposition de l'humain. Pour qu'il puisse être utilisé efficacement, cet espace se doit d'être représenté par un mode de fonctionnement adapté aux buts de l'espace en question (le site Web et ses systèmes). Il n'y a donc pas de vérités toutes faites ou de moules parfaits. Seulement des visions divergentes, animées par des discours engagés.

D'un aspect logistique, par "chance", certains orateurs ont du décommander; dès cette première conférence, les discussions nous entraînent dans un retard de près d'une heure... Une heure que nous n'arriverons bien sûr pas à rattrapper. Dès 10 heures AM, ça sentait dèjà le débordement. S'il eut fallut que tout le monde présente quelque chose, nous aurions dû y passer la nuit.

Deuxième point d'intérêt de la journée, la présentation de Sébastien Paquet sur le Web social et son impact; un sujet passionnant. Sébastien traite de la création de groupes d'intérêt autour de sujets sur et par le Web (dont les Weblogs sont la plus belle représentation) et les nouvelles tendances sociétales qui en émergent. Sa constatation initiale est à l'effet qu'à partir d'un pôle d'intérêt quelconque, un individu autrement anonyme est en mesure de découvrir d'autres individus tout aussi anonymes qui peuvent tisser entre eux des liens très forts, sans jamais se rencontrer physiquement et que curieusement, les thèmes les plus obscurs partagés entre des individus créent par le fait même les liens les plus forts.

Sébastien mit ainsi en lumière un phénomène de personnalisation : par l'intérêt grandissant pour les Weblogs, les internautes passent moins de temps dans les outils grand public, au profit des ressources issues de ce réseau social constitué. J'ai particulièrement apprécié la présentation de Sébastien parce qu'elle dépeignait ma propre expérience du Web avec CYBERcodeur; mes rencontres virtuelles avec les membres du collectif d'OpenWeb, ma collaboration avec le W3C, mes échanges avec le WaSP et la création de W3Québec en sont de parfaits exemples.

Rien de tout cela n'eut été possible sans cette belle invention qu'est le Web.

Plus tard dans la journée vint la présentation de Karl Dubost, coiffé de sa casquette du W3C et fraîchement revenu d'Austin, Texas (le chanceux). Je l'avoue, j'attendais cette conférence depuis le début. De par mes intérêts pour les standards du Web, je me doutais bien que mon bon ami Karl serait celui qui m'en donnerait le plus pour mon argent. En apparence, rien de bien nouveau pour quelqu'un comme moi qui bidouille avec le travail du W3C depuis des années. Cependant, dans sa présentation (toute de SVG construite, svp) sur les prochaines normes du W3C, Karl nous a dépeint ce qui s'en venait comme standards éventuels pour le Web; SVG, SMIL, Web sémantique, SOAP, etc.

Du coup, son diagramme me fait réaliser une chose : et si le Web de demain n'était construit que de normes ? SVG et SMIL pour remplacer Flash, XML pour la structure des contenus, etc... que serait le Web en terme d'interopérabilité et d'accessibilité si plus aucune technologie n'était propriétaire ? Il faudra définitivement que j'en reparle avec lui dans un avenir rapproché. Sa présentation m'a réellement ouvert les yeux sur quelque chose que je n'avais que partiellement envisagé jusqu'à aujourd'hui.

Une nouvelle piste à développer.

Finalement, la présentation de Michel Dumais sur les enjeux du gouvernement électronique. Encore une fois, des discussions profondément intelligentes et éclairés sur l'intérêt du logiciel libre au détriment des technologies propriétaires. On cite en exemple l'histoire d'horreur du format WordPerfect qui a coûté des millions de dollars aux industries lorsque les standards du document électronique sont passés au mains de Microsoft Word. Doit-on accepter que notre gouvernement soit pris en otage par les sociétés qui les emprisonnent dans les dédales de leurs logiciels fermés ou devrait-on revendiquer l'usage du libre et la liberté de choisir ses fournisseurs ? Des dizaines de questions qui demeurent sans réponses, mais une étincelle de doute germe dans mon esprit; et si je me mettais au libre moi aussi ? Hummm...

Mon plus grand regret ? Le débordement de l'horaire, qui m'a contraint à manquer en fin de journée la présentation de René Barsalo du nouveau site de Michel Cartier et tout ce qui a bien pu s'ensuivre... la plus que probable bière dans un bar de la rue St-Denis, le resto, les post-discussions, le feedback, etc... Si on était parvenu à entrer dans les temps, j'aurais pu y participer. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois peut-être. Quoiqu'il en soit, merci encore d'avoir rendu cet événement possible !

Denis Boudreau | 2003.03.16 @ 23:22 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

samedi 15 mars 2003
par Denis Boudreau

ConstellationW3 : une journée bien remplie

Aujourd'hui s'est tenue la seconde édition des journées conférences de ConstellationW3. Un agenda incroyablement chargé, une ébullition incessante de points de vues, d'opinions, et de débats sur les technologies de l'Internet, dans le respect des autres et de leurs idées. Merci à Michel Dumais, Michel Cartier et René Barsalo pour l'organisation, mais aussi un énorme merci à tous les artisans qui, dans l'ombre ou derrière le micro, ont rendu la chose possible (orateurs, programmeurs, techniciens, etc.). Pour l'instant, je décante tout ça et je reviens en force demain avec un compte-rendu.

Denis Boudreau | 2003.03.15 @ 00:00 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

vendredi 14 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : adoption du nom W3Qc

Les réponses sont entrées et la décision a été rendue. Irrévocable ? Probablement, mais je crois qu'elle fera l'unanimité de toute façon. L'initiative qui depuis plus de deux mois se présente sous l'appelation MeetUp évolue, se personnalise et devient W3Qc, pour World Wide Web Québec (un clin d'oeil tout en "subtilité" à vous savez qui). Du coup, la liste de diffusion pourra enfin être finalisée dans les prochains jours (après la tenue de ConstellationW3) et nous entamerons les discussions sur les assises établies la semaine dernière lors de la seconde rencontre. Du coup, le service auquel nous avions tous souscrit pour le webStandards.meetUp.com perd beaucoup de sa raison d'être. Je vous suggère de l'oublier complètement et de ramener la gestion des rencontres à l'interne, via cette liste dont nous disposerons sous peu. Cela facilitera également la logistique, puisque l'expérience nous dit que les choix d'emplacements offerts par MeetUp ne nous conviennent guère. Restez à l'écoute pour les prochains développements.

Denis Boudreau | 2003.03.14 @ 15:07 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

vendredi 14 mars 2003
par Denis Boudreau

Lancement officiel de la version 1.3 de Mozilla

Voilà, c'est fait. La version officielle de Mozilla 1.3 est maintenant disponible pour téléchargement depuis hier en fin de journée. Certains de nos bons voisins l'ont déjà installé et testé pour nous, et le compte-rendu est unanime; cette nouvelle version est excellente, encore supérieure aux précédentes qui étaient déjà remarquables. On la présente notamment comme s'affichant plus rapidement que MSIE, ce qui en dit déjà long sur le niveau de performance en terme de vitesse.

Cette version apporte beaucoup d'améliorations au module Courrier & Forums, dont une classification bayésienne des courriers non sollicités, des vues sur les messages, et des options de filtrage plus sophistiquées. Egalement nouveau le redimensionnement automatique des images, qui réduit les grandes images afin de les faire tenir à l'écran, et vous pouvez maintenant changer de profils sans redémarrer (Outils > Change Profil...). En plus, Mozilla 1.3 offre un début d'implémentation de Midas, une API qui fournit des contrôles d'édition et de mis en forme dans les formulaires HTML. Il y a aussi presque 2 000 autres corrections de bogues. Regardez bien les notes de mise à jour pour plus d'informations et procurez-vite un binaire sur la page de mise à jour de mozilla.org ou le site FTP. [ via MozillaZine ]

Denis Boudreau | 2003.03.14 @ 14:15 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 13 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : proposition de nom pour le collectif

Et W3Qc (W3 Québec), ça vous irait dîtes ? Moi et Tim, on aime bien...

Denis Boudreau | 2003.03.13 @ 22:58 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 13 mars 2003
par Denis Boudreau

Eric A. Meyer se prononce sur les CSS

Dans une entrevue qu'il accordait dernièrement à Josh Porter du "User Interface 7 West" (The Ultimate Conference for Web Designers, Information Architects and Usability Professionals) qui se tiendra du 24 au 27 mars prochains, Eric A. Meyer se prononce sur l'importance et les avantages des CSS dans une stratégie de développement Web et survole quelques-uns des avantages les plus significatifs de cette technologie révolutionnaire pour la prise en charge globale de l'aspect présentationnel d'un document Web. Rien de nouveau en soi sous le soleil, mais de solides arguments tout de même :

"For example, let's assume HugeCorp has a Web site where every page has 30KB of markup devoted to presentation - font tags, tables, and the like. (That's a reasonable number, by the way.) Now let's also say they get a million page views each day. That's thirty gigabytes of bandwidth they're wasting every day, or about a terabyte every month. There's also the extra server load in sending out the extra data, which leads to slower server response times, and also slower rendering times in browsers. So is it worth it? That's up to HugeCorp to decide."

L'économie sur la bande passante est effectivement un argument de poids lorsque l'on s'adresse à une entreprise qui, à priori, est beaucoup plus intéressée par la perspective d'être rentable et de réaliser des profits que par l'aspect de normalisation ou d'accessibilité. Bien que ces derniers arguments puissent facilement convaincre le développeur, mon expérience m'assure que pour un décideur d'entreprise, les standards ne sont intéressants que dans la mesure où ils contribuent à effectuer des économies d'argent ou de temps. Je vous invite donc à vous glisser cet argument sous le coude, dans la mesure où il ne s'y trouve pas déjà.

"There's room for anything the markup language will permit you. Tables are not evil, and never were. The real problem with table-based layouts is the same as it always was: the markup is bloated, complicated, slow, and just generally wasteful. This was true from the moment David Siegel showed us how to nest tables and spacer GIFs to produce compelling layout, but at the time we didn't have another option. Now we do. The challenge is in breaking the old habits, and learning a better way to do things."

Ce commentaire recoupe plusieurs interrogations des développeurs et vient attiser en partie toutes les discussions qui sévissent un peu partout sur le Web à savoir si les tableaux HTML sont meilleurs ou pires que les CSS. Le vrai débat est ailleurs; au même titre que vous n'utilisez pas un marteau pour enfoncer une vis, vous ne devriez pas utiliser les tableaux pour formatter autre chose que des données tabulaires. À chaque outil son utilité et les documents Web seront bien gardés (enfin, quelque chose comme ça).

"The usual breakdown in thinking comes when we think "usable" means "looks exactly the same." That's the hurdle most people have to overcome. To me, "usable" means "the content is readable and easily understood." The page can look a little less sophisticated in a six-year-old browser--that doesn't strike me as a tragedy. Looking the same really was never possible, and will never be possible. Does Amazon look the same in IE6 as it does on a cell phone? Of course not. Therefore, we're already in a situation where different browsers present the site differently. The next step is to embrace that, and work with it to derive maximum benefit for your site."

Incontestablement l'enjeu le plus difficile à faire évoluer dans les mentalités actuelles des développeurs qui, depuis que le Web est Web, ont été endoctrinés à produire et livrer, à grands coups de circonvolutions et de tours de passe-passe souvent vicieux et tortueux, des projets dont l'unique objectif étaient de s'afficher le plus fidèlement possible sous MSIE et Netscape. Le véritable défi de la conception Web en 2003, c'est d'abord et avant tout de lâcher prise avec les idées préconçues du siècle dernier et d'embrasser les technologies et les méthodologies de notre temps. Ce changement paradigmatique ne se fera pas tout seul; il faut tenir le discours sans relâche aujourd'hui pour qu'il soit mis en application demain.

Si comme moi, vous devez assister impuisant au déroulement de ces journées de conférences sans pouvoir y être, je vous invite à vous consoler en dévorant les nombreux articles vedettes associés à l'événement. Si je trouve le temps, je vous en référerai peut-être un ou deux qui se démarquent des autres.

Denis Boudreau | 2003.03.13 @ 22:51 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 13 mars 2003
par Denis Boudreau

ConstellationW3 : réservez votre place !

Plus que deux jours avant la tenue de la seconde édition de ConstellationW3. Vous devinerez sans peine que je suis bien excité à l'idée de m'y rendre; moi qui en avait manqué la première édition l'année dernière, voilà près d'un an que j'attends la tenue de cette deuxième journée conférence, qui promet d'être d'une qualité exceptionnelle... Avez-vous réservé votre place ? Compte tenu qu'il ne reste plus qu'une trentaine de sièges disponibles, il ne vous reste plus beaucoup de temps avant que ne sonne la cloche!

Denis Boudreau | 2003.03.13 @ 22:37 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 13 mars 2003
par Denis Boudreau

Accessible et universelle la toile ?

C'est dans l'air présentement, du moins, ça l'est dans ma petite bulle d'oxygène Web personnelle, celle où je respire, celle qui m'alimente quotidiennement d'opinions réfléchies et de concepts mûris sur les tendances et les directions générales que devrait prendre le Web pour enfin parvenir à assumer son plein potentiel. J'ignore pourquoi c'est ainsi, mais on dirait que tous les textes que je lis dernièrement gravitent autour du concept d'accessibilité véritable de la Toile. Pour couronner le tout ce matin, dans ma petite tournée quotidienne des bonnes tavernes où l'on stérilise encore les verres, je tombe sur une retranscription en version intégrale d'un article qu'un tavernier avait initialement écrit pour Le Devoir il y a quelque temps intitulé "Accessible et universelle la Toile? Pas vraiment!".

Il y a de ces jours où on tombe sur des articles intéressants, qui soulèvent de bonnes idées et de bons débats, puis il y a ces autres jours, où les découvertes vous défrisent littéralement le toupet de par leur criante pertinence et la justesse de leur tir. Je parle de ces articles qui vous font un peu détester ceux qui les ont écrits, parce qu'ils sont si parfaits que vous auriez aimé les rédiger vous-mêmes. Je vous en livre librement une partie de l'introduction, et ne saurait insister suffisamment sur l'intérêt d'aller vous y rafraîchir. Allez-y, je vous attend. :)

[...] Imaginez-vous déambulant dans une grande artère commerciale. Vous apercevez soudainement une boutique qui vend un produit dont vous tombez amoureux. Fantastique vous dites-vous. Toutefois, avant même de franchir la porte de la boutique, vous apercevez une affiche spécifiant que l'accès à la boutique est limité aux seuls clients habillés d'une chemise jaune, âgés de moins de 23 ans et propriétaires d'une mobylette noire Solex 1983.

Invraisemblable? Pourtant, ce genre d'affiche se trouve partout sur la Toile. "Site optimisé pour Internet Explorer 6.0". "Pour une meilleure expérience, veuillez télécharger les fureteurs IE 5.0 ou mieux, et Netscape 7.0". Disons le tout de go, les concepteurs de sites Web qui persistent à développer pour une version spécifique d'un fureteur ont tout faux. En s'obstinant à concevoir des sites qui n'acceptent qu'une seule catégorie d'internautes, ceux-ci ne font que refuser des visiteurs sur leurs sites ou celui de leur client. Mais quelle est la fonction d'un site Internet? Que ce soit pour informer, divertir, vendre un produit ou un service, un site Internet est une présence la grande Toile qui indique que son concepteur veut communiquer. Communiquer. Vendre. Faire du commerce. Échanger. Drôle de façon de faire lorsque l'on limite l'accès à son site à une seule catégorie d'internautes. [...]

Ah! vous revoilà enfin. Je ne sais pas pour vous, mais le contenu de cet article me touche particulièrement parce qu'il dépeint clairement le problème que des milliers de développeurs vivent tous les jours, le tiraillement entre de vieux réflexes usés et de nouvelles volontés pas encore assouvies. Combien de fois avez-vous vous mêmes posés ces gestes, eu ces réflexes, contraints que vous étiez par les circonstances inhérentes à un projet ? Combien de décisions lourdes de conséquences comme celles-là avez-vous prises pour un client sur les seules bases du syndrôme de l'erreur répétitive ?

C'est le genre de texte qui permet de soulever des montagnes et de changer radicalement la mentalité de l'industrie; mais pour ce faire, encore faut-il qu'il soit lu, et lu par les bonnes personnes. Des personnes comme vous qui sont sensibles à la problématique d'accessibilité universelle du web. C'est le genre de texte que l'on ne rencontre jamais assez souvent. Comme quoi que ce ne sont pas que nos voisins du Sud qui produisent de bons maîtres du prêt-à-penser dans ce domaine.

Denis Boudreau | 2003.03.13 @ 12:03 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mercredi 12 mars 2003
par Denis Boudreau

A List Apart 100 : Back to Basics

Toujours dans la catégorie "en attendant qu'Alistapart nous offre un nouvel article à se mettre sous la dent" et en harmonie avec mes montées de lait de la semaine dernière en rapport avec les éditeurs WYSIWYG (1, 2, 3 et 4), j'aimerais vous inviter à lire (ou relire) un article paru dans l'édition 100 du magazine en mars 2001 intitulé "Back to Basics", écrit par Ben Henick. À mon humble avis, cet article compte probablement parmi les plus importants qu'il m'ait été donné de lire, et ce, même s'il en est à célèbrer son deuxième anniversaire ce mois-ci. Pourquoi ? Parce qu'il met en lumière l'importance de revenir aux sources et de comprendre le code qui compose les documents Web. Plutôt que de simplement se satisfaire à "coder" avec un éditeur visuel sans vraiment contrôler le travail qui est effectué derrière, l'auteur nous explique pourquoi comprendre le HTML qui construit l'interface n'est pas un luxe, mais bien une nécessité.

Denis Boudreau | 2003.03.12 @ 23:13 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mercredi 12 mars 2003
par Denis Boudreau

Un gros mois pour Pompage.net !

D'accord, nous sommes en retard sur l'horaire, mais vous saurez nous pardonner en apprenant pourquoi. Pompage.net vous offre pour l'édition du mois de mars un super numéro double sur les standards, avec deux articles canons soit "Comment lire une spécification du W3C" et "Iconologic et les standards", traduits respectivement par messieurs Karl Dubost et Stéphane Deschamps qui se permet également d'en signer l'édito. Et comme si ce n'était pas suffisant, le site a été revu et amélioré par Samuel Latchman que nous remercions tous en cœur au passage, pour l'avoir rendu conforme aux normes XHTML Strict et CSS en plus de lui avoir redonné une nouvelle facture graphique fort appréciable. Et tout ça, pour le doux plaisir de vos yeux et de votre matière grise !

Denis Boudreau | 2003.03.12 @ 03:24 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 11 mars 2003
par Denis Boudreau

Holovaty : se tenir debout pour les standards

En réponse à une question posée innocemment par une journaliste sur le Poynter online-news e-mail list dernièrement, Adrian Holovaty s'est fendu d'une longue tirade en faveur de la défense des standards Web. Un autre beau moment de moniteur, dont la traduction libre est une gracieuseté de votre humble serviteur qui l'a gribouillée rapidement sur un coin de clavier :

En considérant le monopole écrasant d'utilisation par les internautes de MSIE dans ses différentes versions, j'aimerais savoir comment les producteurs de sites de nouvelles décident quels seront les navigateurs supportés sur leurs sites et à partir de quels incitatifs ils prennent la décision de recourir à des applications nécéssitant l'utilisation obligatoire de ce navigateur, excluant pas le fait même tous ceux qui ne s'en servent pas. J'aimerais également que l'on m'explique ce qui motive la tendance à imposer aux utilisateurs la mise à jour des fureteurs vers une version plus récente afin de pouvoir utiliser un site donné. [...] [...] C'est très simple en fait : les designers Web ne devraient jamais s'appliquer à supporter certains navigateurs en particulier au détriment des autres. Ils devraient plutôt se concentrer à organiser leur développement en harmonie avec les standards établis — les normes mises de l'avant par l'autorité en place, le Consortium du World Wide Web.

Le W3C établit à priori les lois entourant le HTML. Il décide quelles balises se doivent d'être ajoutées, lesquelles ne sont plus nécessaires et lesquelles méritent d'être conservées.

Au fur et à mesure que le W3C publie ses recommandations, les fabricants de navigateurs s'efforcent — certains avec plus de détermination que d'autres — à rendre leur produits respectifs conformes aux dites normes. Mais inévitablement, les navigateurs finissent toujours par être lancés sur le marché avec quelques bogues de rendu. Et tout aussi inévitablement, certains fabricants de navigateurs profitent de leur position d'influence pour faire la promotion de leurs propres normes ou visions, en ajoutant ou soustrayant certains éléments ou propriétés à la norme HTML. Multipliez toutes ces inévitabilités par le nombre de fabricants principaux de navigateurs (4 ou 5) et vous obtenez un joyeux mélange de saveurs de HTML différentes, plus ou moins compatibles les unes avec les autres. C'est ce qui explique d'ailleurs pourquoi les développeurs deviennent soit fous à essayer de les supporter tous à l'intérieur d'un même projet, ou lancent simplement la serviette et finissent par se résoudre à n'en supporter que les plus dominants (généralement pas plus de deux ou trois), tout en ignorant les autres.

Dû à cette mise à l'écart, un nombre grandisant d'internautes utilisant des navigateurs moins populaires comme Mozilla, Opera, Lynx ou JAWS sont dès lors incapables d'avoir accès à l'information; incontestablement le plus important bénéfice que nous puissions retirer en ligne. Pour un difuseur de nouvelles, la décision de mettre à l'écart une portion des utilisateurs auss cavalièrement est une pratique tout simplement inacceptable.

Vous écrivez, "J'aimerais savoir comment les producteurs de sites de nouvelles décident quels navigateurs ils doivent supporter." Vous recevrez à cette question bon nombre de réponses de la part de développeurs qui vous affirmeront joyeusement (stupidement) que leurs sites sont conçus exclusivement pour Internet Explorer version 5 et plus ou pour Netscape version 4 et plus. Et vous reprendrez ces propos dans votre article. Et sans l'ombre d'un doute, plusieurs personnes dans l'industrie vous liront et penseront que tel ou tel site de nouvelles ne se soucie que d'Internet Explorer version 5 et plus. Ils conclueront donc que si ce choix technologique s'avère être assez bon pour un site de nouvelles, il sera aussi forcément assez bon pour eux.

Vous voyez où je veux en venir ? Si vous publiez un article détaillant les divers comments et pourquois du support ciblé de navigateurs par les sites de nouvelles — endossant par le fait même ces techniques — vous allez causer un sérieux tort à la communauté des développeurs Web. Développer en fonction d'un navigateur en particulier (ou d'un groupe de navigateurs) est une pratique peu recommandable. Alors, de quoi devriez-vous parler dans votre article ? C'est simple. De l'importance du respect des normes. Il existe une tendance — bien que j'hésite à la qualifier ainsi — qui circule présentement dans les cercles de développeurs Web. On l'appelle le "mouvement de normalisation du Web". Une organisation du nom du Web Standards Project (WaSP) est à la tête de ce mouvement.

Le WaSP et des milliers de développeurs convertis s'investissent quotidiennement à ne recourir qu'à l'utilisation de code conforme au normes du W3C et à abandonner toutes les pratiques non-conformes. Cela fait complètement sens si vous prenez quelques instants pour y féfléchir; pourquoi développer un site Web pour accomoder cinq navigateurs différents quand il est possible de développer pour un unique standard, une norme qui rend vos documents Web accessibles à tous les navigateurs graphiques ou textes, lecteurs d'écran ou autre appareil capable d'interpréter le HTML d'un seul coup ? Voilà en quoi consiste le futur du Web. [...]

Y a t-il quelque chose à rajouter ? Je crois que c'est complet.

Denis Boudreau | 2003.03.11 @ 14:25 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 11 mars 2003
par Denis Boudreau

Macromedia : un design innaccessible

Bénéfice.net met la lumière sur Macromedia qui lançait, il y a quelques jours de cela, son nouveau design de site. Il paraît que les utilisateurs d'Opera et de Safari ne peuvent pas du tout y accéder... Huuummm... commentaires ? Bien sûr ! :)

[...] Conçu pour mettre en valeur sa technologie Flash!, le nouveau site de Macromedia s'attire les foudres de nombreux développeurs. En effet, ceux-ci reprochent à Macromedia de ne pas avoir pensé à valider la nouvelle version du site avec les fureteurs Safari et Opera. Selon les propos tenus par les développeurs dans de nombreux forums de discussion, la nouvelle mouture du site de Macromedia ne s'afficherait pas correctement lorsque l'on y accède avec les fureteurs ci-haut nommés. [...]

[...] Heureusement, les concepteurs du site Macromedia ont écouté avec attention les doléances des développeurs, et selon Al Ramadan, vice-président chez Macromedia, les problèmes actuels devraient être bientôt chose du passé. [...]

Codé avec DreamWeaver, le cheval de bataille de l'entreprise, le site fait un usage quasi indécent de javascript et de code propriétaire qui, à mon sens, allourdissent inutilement le rendu des pages et ont pour résultat de fermer la porte à une partie de sa clientèle potentielle (regardez simplement la page d'accueil avec ses 191 lignes de document.write!). Si Macromedia s'était appliqué à plus respecter les normes du W3C, quitte à paramétrer leur utilisation de DreamWeaver MX, pour être en harmonie avec la version transitionnelle de XHTML 1.0, rien de tout cela ne serait arrivé et tout ce beau monde chanterait la gloire de leur nouvelle image, plutôt que leur...

Une autre belle preuve que l'on est toujours mieux de coder selon les standards que selon une technologie propriétaire, aussi populaire soit-elle.

Denis Boudreau | 2003.03.11 @ 12:05 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 11 mars 2003
par Denis Boudreau

RThRemix : allez voir les soumissions

Les soumissions pour la compétition WThRemix sont maintenant disponibles. Allez voir les maquettes qu'une vingtaine de personnes ont soumises dans les dernières semaines, il y en a certaines qui sont vachement intéressantes. Bien que la plupart des soumissionnaires n'ont pas osé trop s'éloigner de la disposition graphique qui prévaut actuellement sur le site du Consortium (et on les comprend), certains s'en sont donné à cœur joie et ont innové de brillante façon. J'aime particulièrement le travail qu'ont effectué Ben Darlow, Radu Darvas (ces deux là pour le travail de CSS) et Stephen Taylor (celui-là parce que j'ai un petit faible pour les designs épurés). Reste encore à savoir lequel les jurys préfèreront.

Denis Boudreau | 2003.03.11 @ 11:46 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 10 mars 2003
par Denis Boudreau

RNIB : campagne pour mieux y voir

Le RNIB est un incontournable défenseur des droits des aveugles sur le Web qui milite sans relâche auprès des corporations en Angleterre afin de les convaincre de l'importance de rendre leurs sites accessibles à l'ensemble de la population. Parce qu'ils sont constamment solicités par les webmestres pour les aider à rendre les sites plus accessibles et également parce que leur mandat implique directement de supporter les entreprises désireuses de franchir le pas, le RNIB a lancé la campagne "See It Right", qui vise à offrir à ces mêmes entreprises tout le support nécéssaire pour atteindre ce noble but — conseils et trucs, certes, mais aussi expertise et tests de performance. Ils ont même développé un logo qu'ils offrent aux entreprises dont le site est "approuvé" par l'équipe de test du RNIB. Pour un temps limité, ils offrent également la possibilité à tout le monde de bénéficier de ce service de validation alors, si vous possédez un site et souhaitez courir la chance de vous voir décerner une certification RNIB, contactez-les sans plus tarder. [ via accessify ]

C'est d'ailleurs exactement ce que je viens de faire; je donnerai suite à tout cela dès que j'aurai des nouvelles d'eux. Et pendant que nous y sommes, la lecture de "Why should I make information accessible?" devrait répondre à quelques-unes de vos interrogations au sujet de l'importance de l'accessibilité universelle.

Denis Boudreau | 2003.03.10 @ 12:05 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 10 mars 2003
par Denis Boudreau

Hack HotBot : un concours américain

Pppffffffff... un autre bel exemple du chauvinisme et de la fermeture qui font la renommée américaine. HotBot lance un concours de redesign de son site pour un support 100% CSS comme l'ont si admirablement fait avant lui AllTheWeb et WThRemix. Le principe est simple, et les prix, alléchants. Prendre le code source de HotBot et lui appliquer une nouvelle feuille de style dans l'espoir de produire la plus originale, la plus jolie, la plus ergonomique et la plus conforme des versions éventuelles de l'engin de recherche populaire. Les prix à gagner ? Un téléviseur 57 pouces, un lecteur mp3 ou un t-shirt. Wow, enfin ma chance de me reprendre pour les opportunité manquées les dernières fois avec AllTheWeb et WThRemix. Et bien non, je devrai passer mon tour et piger deux cartes puisque cette fois-ci, le concours n'est accessible que pour les résidents américains. Oh, ce n'est pas inscrit nulle part; mais essayez de vous y inscrire juste pour voir. Vous verrez comme moi qu'entre autre chose, le modèle d'adresse civique ne se prête pas aux résidents canadiens qui ne font pas parti d'un état américain ou d'un autre (du moins pas pour le moment) et que notre code postal a six caractères et non cinq. C'est également bien dommage pour les européens et tous les développeurs d'ailleurs qui n'ont pas la chance extraordinaire de demeurer au pays des Rednecks et des WarMongers.

J'imagine très bien les gens chez HotBot ne jamais même se poser la question d'ouverture au reste du monde, puisque après tout, le reste du monde, c'est le cinquante-troisième état américain. Désolant... Au moins s'ils avaient eu la décence de l'indiquer que le concours se limitait aux résidents américains, ça aurait bien passé. Mais en laissant la question en suspend, HotBot ne fait qu'alimenter le stéréotype chauvin qui fait la renommée américaine partout dans le monde. En espérant qu'ils vont modifier leur politique parce que moi, le téléviseur 57 pouces, je sais très bien il pourrait aller. Juste là, entre la bibliothèque et le piano, vous voyez ? Avouez que l'endroit est tout indiqué...

Denis Boudreau | 2003.03.10 @ 07:22 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 09 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : concours pour nommer le collectif

Un des points ayant été fortement débattus jeudi soir dernier lors de la seconde rencontre officielle du webStandards MeetUp québécois consistait à s'entendre sur un nom pour ce collectif que nous sommes en train de mettre en place. Outre l'intérêt indubitable de nommer ce groupe auquel certains d'entre vous se sont joint, il importe de s'entendre sur un nom afin d'également baptiser la liste de diffusion qui y est associée. Vous avez des suggestions pour nommer le collectif ? Faites-vous entendre ! Les noms proposés seront compilés sur CYBERcodeur et un vote ouvert auquel vous serez invités à participer déterminera le nom remportant le plus la faveur publique.

À ce jour, nous avons conclu de l'importance de se munir d'un nom sérieux (acronymique ou non) afin de jouir d'un maximum de crédibilité auprès des entreprises avec lesquelles nous seront un jour appelés à discuter. Des suggestions ont été proposées à ce jour, mais nous souhaitons avoir votre avis :

  1. Collectif Québécois de Défense des Normes de l'Internet (CQDNI);
  2. World Wide Web Québec (W3Q); et
  3. Coalition pour les Standards de l'Internet (CSI)

Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à nous les faire parvenir. Celui ou celle dont la proposition sera retenue bénéficiera d'une visibilité à long terme dans les crédits de l'éventuel site du collectif, en plus de profiter de notre amour éternel, d'une bonne tappe dans le dos et qui sait, peut-être même d'un verre si notre budget serré nous le permet. J'attends vos suggestions avec impatience !

Denis Boudreau | 2003.03.09 @ 23:13 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 09 mars 2003
par Denis Boudreau

Avantages du design Web accessible

Le W3C a mis sur pied il y a un bon moment de cela un document intitulé "Auxiliary Benefits of Accessible Web Design", dont la principale raison d'être consiste à servir de point de départ pour l'élaboration d'un business case destiné aux décideurs en entreprise afin de les convaincre des avantages reliés au design Web prenant en considération les principes d'accessibilité mis de l'avant par l'initiative WAI. Bien que ce document ne soit pas une nouveauté (la dernière mise à jour datant de mars 2002), voilà plusieurs semaines déjà que je compte vous en glisser un mot. Ce document comporte des pistes et des éléments appréciables pour la mise en place d'un business case, comme se proposent d'ailleurs de faire les mouvements OpenWeb dans la francophonie et le collectif québécois de défense des standards Web, issu du service meetUp.com qui a fait coulé tant d'octets dans ces pages depuis quelques semaines et qui tarde encore à se prévaloir d'un nom significatif.

Quoiqu'il en soit, si vous êtes à la recherche d'arguments pour convaincre la partie patronale de l'importance de se conformer aux normes du W3C et plus particulièrement aux normes du WAI, ce document demeure, pour l'instant, votre meilleur allié dans la croisade d'évangélisation. En attendant de vous proposer un document plus étoffé, mon conseil demeure de vous en imprégner.

Denis Boudreau | 2003.03.09 @ 22:55 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

samedi 08 mars 2003
par Denis Boudreau

Construire sa navigation avec les CSS

Larisa Thomason signe un troisième article pour le réseau SitePoint intitulé "Build Your Site Navigation With CSS", se penchant cette fois-ci sur l'intérêt de recourir aux CSS pour construire une navigation dans un projet Web plutôt que de tomber dans le piège traditionnel et de se rabattre à tout construire à grands coups d'images et de JavaScript. Cet article ramène un débat au sujet de la pertinence (je ne saurai insister suffisamment sur le concept) de se conformer aux standards du W3C, particulièrement dans le but d'améliorer l'expérience utilisateur des visiteurs et surtout, de promouvoir des méthodes optimisées de traiter la structure de l'information. La dernière partie de l'article, traitant des avantages inhérents à cette pratique, recoupe d'ailleurs très bien un article que j'ai co-écrit avec Tristan Nitot pour le compte d'OpenWeb, qui vous fera l'insigne honneur de se pointer le bout du nez bientôt. En attendant de le lire, vous pouvez toujours vous mettre l'article de Larisa Thomason sous la dent...

Une question toutefois demeure suite à la lecture de cet article; pourquoi les rédacteurs sont-ils incapables de créer des exemples visuellement plaisants ? Où donc se cache la propension esthétique / cosmétique dans la démonstration par l'exemple ? Je vous l'accorde, la mission première d'un exemple est de démontrer la valeur de l'énoncé qui est avancé, et dans ce cas particulier, les exemples remplissent très bien ce rôle. Mais le tappe-à-l'oeil fait, à mon humble avis, beaucoup trop souvent défaut et contribue tout autant à faire changer les mentalités.

Denis Boudreau | 2003.03.08 @ 21:21 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

samedi 08 mars 2003
par Denis Boudreau

Le syndrôme de l'erreur répétitive

"World of Ends" est un site qui se donne comme vocation d'aider l'internaute à réellement comprendre ce qu'est le Web et d'enfin cesser de le méprendre pour autre chose ou pour ce qu'il n'est pas. Les auteurs du site soutiennent que la plupart d'entre nous souffront du "Repetitive Mistake Syndrome" (syndrôme de l'erreur répétitive) lorsque nous établissons un rapport avec le World Wide Web. Afin d'initier un changement épistémologique à cet effet, ils se proposent de nous définir en dix points qu'elle est la vraie nature de l'Internet :

  1. The Internet isn't complicated.
  2. The Internet isn't a thing. It's an agreement.
  3. The Internet is stupid.
  4. Adding value to the Internet lowers its value.
  5. All the Internet's value grows on its edges.
  6. Money moves to the suburbs.
  7. The end of the world? Nah, the world of ends.
  8. The Internet's three virtues:
    • No one owns it.
    • Everyone can use it.
    • Anyone can improve it.
  9. If the Internet is so simple, why have so many been so boneheaded about it?
  10. Some mistakes we can stop making already.

Pour découvrir les concepts philosophiques qui se cachent derrière chacune de ces lignes de pensée, rendez-vous directement sur WorldofEnds. Les idées qui y sont misent de l'avant valent définitivement le détour.

Denis Boudreau | 2003.03.08 @ 12:55 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

vendredi 07 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : premier compte-rendu et mea culpa

La seconde rencontre québécoise sur les standards Web a eu lieu hier soir comme prévu, avec seulement 4 participants présents, dont un nouveau, Tim Fitzgerald, qui s'est joint à nous pour la première fois. Bien que la rencontre elle-même se soit très bien déroulée et que nous en ayons sorti avec le sentiment du devoir accompli, une terrible faille communicationnelle a causé des problèmes à certains d'entre vous et je tiens personnellement à m'en excuser. N'eut été d'une grosière erreur de ma part, nous aurions pu être plus nombreux, mais malheureusement, un imprévisible obstacle s'est glissé dans le déroulement de la soirée... une confusion géographique que je croyais évitée mais qui, dans les faits, ne l'était pas du tout.

Je reviendrai un peu plus tard sur le déroulement de la soirée afin de vous tenir au courant de la progression du projet, mais pour le moment, j'aimerais simplement vous raconter une petite anecdote sur les bienfaits d'une bonne communication... en d'autres mots, exactement tout ce qui à manqué à un bon déroulement des premières minutes de la soirée d'hier.

Tout d'abord, vous connaissez l'histoire; il y avait une hésitation entre un Second Cup et un Tim Hortons. Dans les faits, tout le monde avait raison. Sur les lieux, un Tim Hortons avait effectivement pignon sur rue, mais dans la Gare Centrale (qui est aussi localisée au 895 de la Gauchetière Ouest), il y a une série de restos, dont un Second Cup. C'est ainsi qu'une partie des participants s'est retrouvée au Second Cup, et qu'une autre, par ma faute, s'est retrouvée au Tim Hortons. À 20 heures trente donc, alors que j'attendais déjà les participants depuis une heure au son des lamentations de Céline Dion interprétant judicieusement "All by Myself", un des participants qui poirottaient justement au Second Cup a été traversé par l'éclair de génie de communiquer avec moi sur mon cellulaire, ce qui m'a permit de 1) découvrir qu'un Second Cup existait vraiment, 2) que j'étais complètement dans le champs et un piètre hôte sur ce coup-ci et 3) faire en sorte que nous puissions tous finalement nous rejoindre au même point de rencontre.

C'est ainsi que la rencontre a bel et bien débuté comme prévu, mais avec près d'une heure de retard. Malheureusement, dans la foulée d'autant d'imprévisibilité, certains en ont souffert, dont Jean-Marc et probablement Sylvain qui n'ont jamais réussi à trouver personne, vraisemblablement parce qu'ils ont commis "l'erreur" de se retrouver au bon endroit, c'est à dire au Second Cup alors que l'hôte de la soirée lui, se trouvait au mauvais endroit (ça c'est moi). Je désire donc offrir à tous ceux qui se sont présentés sur place en vain (parce qu'ils ont jugé bon quitter après un certain temps d'attente infructueux) mes plus sincères excuses pour ce malentendu. Je vous promet que le mois prochain, nous serons mieux organisés.

Le compte-rendu de la soirée suivra dans les prochaines heures. Je solliciterai vos commentaires et impressions à ce sujet. Restez à l'écoute.

Denis Boudreau | 2003.03.07 @ 12:42 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 06 mars 2003
par Denis Boudreau

Building Brand into Structure

Je viens de terminer la lecture d'un article très pertinent sur BoxesAndArrows intitulé "Building Brand into Structure". Écoutez, je n'irai pas par quatre chemins; cet article est incontournable et devrait être lu par tout individu qui se considère de près ou de loin comme étant un designer Web, un ergonome d'interface ou encore, un architecte d'information. Nous savons tous que l'architecture d'information d'un site est aussi importante que l'image de marque qu'une entreprise veut faire transparaître dans son projet Web. Le summum de l'art est de joindre les deux dans un même modèle efficace qui sert autant les intérêts du client que ceux des utilisateurs. Comment parvenir à capturer l'essence d'une entreprise et la faire couler dans une interface graphique tout en respectant les règles inviolables d'ergonomie et d'utilisabilité ? Parfois, je dis bien parfois mes chers amis, les règles sont faites pour être brisées — l'important, c'est d'avoir de fichues de bonnes raisons.

Denis Boudreau | 2003.03.06 @ 18:40 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 06 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : ordre du jour officieux

Vous l'attendiez peut-être, mais enfin, le voilà. Voici ce que je propose comme ordre du jour pour cette seconde rencontre officielle, en accord avec les commentaires et suggestions que j'ai reçu de la part de certains d'entre vous. Ce qui ressort principalement de la consultation, c'est tout d'abord de trouver un nom pour ce collectif (et par le fait même, d'affubler la liste de diffusion qui est presque prête du même sobriquet) et ensuite, de proposer la création de factions spécialisées en fonction des intérêts de chacun.

En effet, certains d'entre nous sont plus axés sur les technologies, d'autres sur les communications, d'autres sur les interfaces; il advient que de créer des sous-groupes pour représenter le collectif sous tous ces aspects pourrait effectivement être très pertinent afin de bien nous identifier devant des intervenants Web de divers domaines (développeurs, décideurs, etc.).

Une telle approche comporterait des avantages certains : en créant des groupes et sous-groupes voués à la promotion d'aspects spécifiques reliés aux normes développées par le W3C qui releveraient d'un ou plusieurs titulaires, nous pourrions nous positionner comme référence non seulement au Québec, mais au travers de la francophonie comme représentants / défenseurs / promoteurs du travail effectué par le Consortium. Plusieurs projets sont présentement en branle en Europe; il ne tient qu'à nous de nous impliquer dans ces projets (OpenWeb en étant un excellent exemple) et d'en démarrer d'autres afin de faire rejaillir une peu de lumière sur le travail qui se fait chez nous, de ce côté de l'Atlantique.

Je vois très bien se former des groupes de défense en accessibilité, en promotion des normes d'affichage comme les CSS et le XHTML, des normes de communication Web (xml-rcp, soap, etc.), ou encore, des normes d'échange de contenu ou de metadata comme DublinCore ou RDF, tous regroupés sous la bannière du collectif québécois de promotion des standards Web.

Y'a t-il des rédacteurs ou des communicateurs dans la salle ?

Denis Boudreau | 2003.03.06 @ 11:57 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 06 mars 2003
par Denis Boudreau

Conférence PHP Québec 2003 à Montréal

Vous êtes développeurs PHP ou souhaitez le devenir ? Pourquoi ne pas profiter de la première conférence sur la technologie PHP qui se tiendra les 20 et 21 mars prochains pour en apprendre plus sur cette technologie et obtenir quelques "scoops" bien sentis sur les nouvelles fonctionnalités qui seront présentes dans PHP 5 ? La conférence PHP Québec, présentée par l'École Polytechnique de Montréal, accueillera les plus importants intervenants en matière de PHP, dont Rasmus Lerdorf et Zeev Suraski, co-concepteurs du langage. Un événement à ne pas manquer si vous bidouillez passablement bien déjà avec PHP.

Denis Boudreau | 2003.03.06 @ 11:57 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 06 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : fiez-vous à l'adresse

La saga du resto à la double identité continue; bien que les pagesJaunes nous affirment que le 895 de la Gauchetière Ouest est un Second Cup, Boris lui, nous confirme que c'est un Tim Hortons... Bon. Entre la machine et l'homme, je fais d'emblée beaucoup plus confiance à l'homme. Il semblerait que les doutes de Stephanie soient confirmés par les allégations de Boris. C'est probablement un Tim Hortons alors. Quoiqu'il en soit, fiez-vous à l'adresse. La recontre se déroulera au 895 de la Gauchetière Ouest. Un "resto" ou un autre, ils servent à peu près les mêmes trucs, non ?

Nous serons sur place un peu avant 20 heures pour accueillir les premiers arrivants. La rencontre débutera officiellement à 20 heures et se concluera officieusement à 22 heures. Je vous proposerai un ordre du jour tout aussi officieux que ne l'est l'heure prévue de la conclusion de la rencontre dans le courant de la journée. À ce soir! N'hésitez pas à apporter vos opinions, suggestions et idées avec vous!

WebStandards MeetUp

Vous souhaitez entrer en contact avec moi avant la rencontre pour un truc ou un autre ? Vous aimeriez peut-être vous joindre à nous pour une rencontre stimulante au sujet des standards du Web ? Je vous conseille d'utiliser le formulaire prévu à cet effet. :)

Denis Boudreau | 2003.03.06 @ 07:58 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mercredi 05 mars 2003
par Denis Boudreau

Normes canadiennes en matière d'accessibilité

Un article publié par le Toronto Star le mois dernier contextualise quelque peu la position canadienne en matière d'accessibilité universelle et par le fait même, contribue à m'offrir les éléments de réponse que l'émission d'intérêt public 5 sur 5 de Bernard Derome tarde encore à me donner, plusieurs mois après ma demande officielle. Selon cet article, gracieusement référé par Anitra Pavka, nous aurions au Canada nos propres normes en matières d'accessibilité, semblables (et même plus strictes) à celles de nos voisins du sud avec leur fameuse Section 508, soit les "Common Look and Feel Guidelines" (CLF) et tout particulièrement, la section "Accessibilité" relative aux normes du W3C. Bien que le tout soit principalement adressé au secteur gouvernemental, le secteur privé commence à sentir la soupe chaude. Verrons-nous une recrudescence des sites accessibles d'ici la fin de l'année ou est-il encore trop tôt pour que l'on puisse vraiment sentir l'amorce d'un mouvement? Les prochains mois le diront.

Denis Boudreau | 2003.03.05 @ 12:54 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mercredi 05 mars 2003
par Denis Boudreau

Donnez un coup de main au CSS Working Group

Daniel Glazman et les membres du CSS Working Group demandent l'aide de la communauté de développeurs afin d'évaluer la pertinence des noms choisis pour un certain nombre de propriétés CSS qui figureront probablement dans une éventuelle recommandation associée au CSS-3. Si vous voulez participer à ce test, sachez que vous n'êtes pas autorisés à consulter aucune source de référence pour déterminer ce que sont supposées faire ces propriétés, pas plus que vous n'êtes autorisés à consulter des ressources par courriel sur les listes du W3C ou ailleurs. Vous n'avez droit à rien d'autre que votre matière grise, votre logique et votre imagination. En vous fiant seulement au nom de ces propriétés, tentez de deviner à quoi servent :

  1. white-space-treatment
  2. alt-space-treatment
  3. white-space-discard
  4. white-space-collapse

Vous pouvez envoyer vos réponses directement à Daniel Glazman (prière de ne pas entrer en contact avec lui à ce sujet en utilisant son adresse Netscape). Personnellement, je viens de lui faire parvenir mes réponses. Prendrez-vous quelques instants de votre journée pour faire de même?

Denis Boudreau | 2003.03.05 @ 12:31 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mercredi 05 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : confirmation de l'endroit

Je ne me suis pas rendu sur place, faute de temps, mais j'ai effectué une petite recherche sur pagesJaunes.ca ce matin afin de déterminer si c'était bel et bien un Second Cup ou un Tim Hortons qui avait pignon sur rue au 895 de la Gauchetière Ouest. Il apparait donc que c'est un Second Cup, tel que prévu par le système MeetUp. Comme vous vous en rappellez peut-être, Steph avait un doute à propos de la raison sociale du commerce installé à cet endroit et craignait que nous ne nous retrouvions pas. Tout doute est dorénavant écarté. Merci tout de même à Stephanie Troeth qui a eu la vigilance de soulever la potentialité du problème assez rapidement. Alors, sans plus attendre, voici officiellement les coordonnées de l'endroit. On vous y attend à 20 heures demain soir!

Second Cup
895, rue de la Gauchetière Ouest, Montréal, QC h4B 4G1
Téléphone : (514) 393-1250

Alors pour ceux et celles d'entre vous qui hésitez encore à vous y présenter et pour ceux qui souhaitent y être, mais qui ignorent comment s'y rendre, voici un plan de l'endroit, qui vous aidera à vous repérer facilement.

Denis Boudreau | 2003.03.05 @ 07:21 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 04 mars 2003
par Denis Boudreau

Ébauche finale du module Texte des CSS-3

L'élaboration de la spécification CSS-3 continue et le 26 février dernier, le groupe de travail sur les CSS a publié une seconde version de l'appel final sur l'ébauche de travail du module Texte des CSS-3, incorporant tous les commentaires reçus suite à la publication de la première version de l'ébauche finale datant du 24 octobre 2002. Si vous avez des commentaires à formuler sur cette éventuelle recommendation du module Texte, vous avez jusqu'à demain (soit le 5 mars) pour vous faire entendre. Le module Texte recoupe tout ce qui a trait aux propriétés de formattage de texte dans un document Web. Plusieurs de ces propriétés concernent la gestion des contextes internationnaux, spécialement pour les langues orientales et le texte bidirectionnel. Pour en savoir plus, visitez la page d'accueil des CSS.

Denis Boudreau | 2003.03.04 @ 22:10 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 04 mars 2003
par Denis Boudreau

Éditeurs HTML, suite et fin : DreamWeaver MX ou GoLive 6 ?

Afin de conclure mon coup de gueule des derniers jours à propos des éditeurs HTML WYSINNWYG (What You See Is Not Necessarily What You Get) sur une note semi-positive d'ouverture à la différence, je vous invite à aller lire l'article paru le 26 février dernier sur digital-Web intitulé "Battle of the WYSIWYGs: Adobe GoLive 6 vs. Macromedia Dreamweaver MX", qui compare les deux logiciels les plus importants en matière d'édition HTML automatisée. Vous y apprendrez justement ce que ces outils sont en mesure de (bien) faire, et aussi, ce qu'ils sont moins aptes à réaliser.

Denis Boudreau | 2003.03.04 @ 17:05 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

mardi 04 mars 2003
par Denis Boudreau

Indicateur du mode de rendu des navigateurs, prise 2

Denis tombe par hasard sur un commentaire de François; Tristan répond aux commentaires de ce premier suite aux propositions de ce second, qui réagit à la réponse de Tristan et en remet une couche de plus, pendant que Tristan, non satisfait, consulte un de ses collègues Netscapiens et revient à la charge avec de nouveaux éléments de réponses. Enfin, quelque chose comme ça... :)

Non, mesdames et messieurs, ceci n'est pas un épisode quotidien d'un passionnant téléfeuilleton américain, mais bien une discussion fort à propos quant à la possibilité d'inclure, de visu dans un navigateur donné (appelons-le Mozilla), un indicateur visuel qui spécifierait si la page consultée est effectivement conforme aux normes du W3C ou non. Une idée qui mérite qu'on s'y penche. Et c'est ce que l'ami Tristan a fait. La discussion se rendra t-elle au niveau supérieur? Cela débouchera t-il à une implantation révolutionnaire dans une éventuelle version de Mozilla? Restez à l'écoute pour en apprendre plus.

D'ici là, il ne nous reste plus qu'à espérer que Charles, qui est le neveu anarchiste de la tante hypocondriaque du frère de son vieil oncle Antoine, disparu depuis des semaines alors qu'il (Charles, pas Antoine — non mais faut suivre, hein?) arpentait la forêt amazonienne, n'ait pas été fait prisonnier d'une tribu d'anthropophages affamés alors en quête d'une relique sacrée disparue, capable de faire tomber la pluie pour mettre un terme à la sécheresse causée par les émanations toxiques d'une usine de produits chimiques dirigée par Tom, l'entrepreneur belliqueux richissime qui, il y a longtemps de cela, fut l'amant secret de Catherine, la soeur cadette de Charles.

Denis Boudreau | 2003.03.04 @ 06:03 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 03 mars 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : plus que trois jours avant la seconde rencontre

Le jour de la seconde rencontre sur les standards Web approche à grands pas. Comme vous le savez si bien, cette seconde rencontre aura lieu ce jeudi à 20 heures au Second Cup, situé au 895 de la Gauchetière Ouest à Montréal. Jusqu'à présent, seulement 8 personnes ont confirmé leur présence, mais j'ai bon espoir que nous serons tout de même nombreux à nous y rencontrer. Stephanie Troeth, qui était présente à la première rencontre le mois dernier, me faisait remarquer aujourd'hui qu'il était possible que l'adresse du point de rencontre ne soit pas un Second Cup, mais bien un Tim Hortons (près de la Gare Centrale)... J'essaierai d'élucider ce mystère le plus rapidement possible et vous confirmerez dans les prochains jours.

Au programme ce mois-ci, l'esquisse d'une orientation pour le projet de coalition québécoise sur les standards du W3C, l'élaboration d'une identité et quelques suggestions en ce sens. Rien de défini, mais pleins d'idées prometteuses. Soyez des nôtres pour ne rien manquer. Si vous souhaitez vous inscrire et participer à ces rencontres fort instructives, en plus de faire la connaissance de gens qui partagent vos intérêts, je vous invite cordialement à le faire ; vous ne le regretterez pas !

Denis Boudreau | 2003.03.03 @ 23:46 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

lundi 03 mars 2003
par Denis Boudreau

Coup de gueule sur les éditeurs HTML (3e partie)

Laurent "Navire" réagit à mon coup de gueule des derniers jours à propos des éditeurs HTML et y va d'une longue et intéressante réponse qui vaut la peine d'être lue. J'adore quand je parviens à faire réagir les gens avec mes commentaires plus ou moins passionnés et enflammés. Malheureusement, comme c'est souvent le cas dans des débats comme ceux-ci, les seuls qui réagissent sont toujours ceux qui ne devraient pas se sentir attaqués, ceux à qui le chapeau ne fait pas au départ. D'ailleurs, cela pourrait repartir un autre débat, à l'effet que nous prêchons peut-être tous dans un Web désert si tous les gens qui nous lisent sont déjà des développeurs sensibilisés à la nécéssité de se conformer aux standards Web... mais bon. C'est un autre débat. Pour en revenir à mon ami Laurent, jusqu'à un certain point, je peux être assez d'accord avec lui, parce que je peux comprendre sa position, ses contraintes et ses obligations. Parmi ses remarques, je n'en citerai que deux qui résonnent particulièrement bien à mon oreille. Cependant, je sens dans sa réponse que chaque mot est pesé et réfléchi. C'est pourquoi ça me chagrine un peu de me permettre de le citer hors contexte :

[...] Aujourd'hui, je dirige un département de création de sites Web et tous les postes carburent avec Golive. On a dans notre portefeuille de dossiers, un site de documentation technique destiné à un intranet. Tout en bon vieux HTML avec dans le cahier des charges une compatibilité avec Netscape 4.04 sous Windows 95 (et oui, même en 2002 ! et c'est pour l'une des plus grosses entreprises françaises). Plusieurs milliers de pages truffées de tableaux de données avec tout plein de colspan et de rowspan. Si nous n'avions pas un outil tel que Golive, mais seulement un BBedit, je démissionnerais tout de suite. [...]

Je comprend très bien la position de Laurent, étant moi-même développeur pour une entreprise qui n'a rien à branler de l'application des standards Web et qui n'a jamais réussi, en plus de trois ans, à produire une page conforme aux normes. Si vous demandez à quiconque travaille avec moi, ils vous répondront tous que nous produisons des sites magnifiques, réussis, de première qualité qui gagnent même des prix Boomerang — c'est pas peu dire. Et ils ont parfaitement raison. Cependant, ces sites sont-ils accessibles ou conformes ? Pas du tout. Rendent-ils parfaitement bien en MSIE 6 et NS 4 ? Absolument. Tout est une question de position philosophique sur un vieux débat. Au moins, tout le monde code avec Homesite, ce qui évacue l'horreur des balises propriétaires... et nous gérons plusieurs sites de plusieurs milliers de pages quand même. Les rowspan de 67 fusionnés avec les colspan de 48 dans une structure d'approche beaucoup plus propre au print qu'elle ne l'est au Web, je connais très bien. J'en ai fait plus souvent qu'à mon tour, prisonnier que je suis d'un carcan digne du siècle dernier. Mais j'aspire à autre chose, et j'y travaille sans relâche ; tout comme Laurent d'ailleurs j'en demeure convaincu. :)

[...] Oui, c'est vrai, les éditeurs wysiwyg permettent, entre des mains inexpérimentées, de concevoir les pires calamités. Oui, les éditeurs wysiwyg ne dispensent pas de l'apprentissage du code, et le marketing qui tente de faire croire le contraire est fallacieux. Mais, non, Golive n'est pas une « petite merde innommable », c'est un outil très puissant et très complet, et qui permet de faire des prodiges avec des mains expertes. Il a ses imperfections, la pire étant d'être toujours en retard, et son implémentation du XHTML et des CSS est à mon avis bien décevante. Mais c'est un outil indispensable quand il s'agit décliner et de gérer les centaines de pages de gros sites. [...]

[...] Pour terminer, quelque soit l'outil, c'est l'utilisateur qui fera la différence. [...]

C'est l'utilisateur qui fera la différence... Comment ne pas être d'accord avec lui ? Toutefois, cela ne résoud pas le problème de récupération et d'assainissement de fichiers. Je suis prêt à retirer mes paroles quant à l'aspect merdique de GoLive si effectivement, il peut être paramétrisé pour ne pas produire la tonne de code propriétaire que je l'ai vu produire dans les dernières années. Mais je demande à être confondu... Je vous épargne aussi ma réponse à son commentaire, que vous pourrez également retrouver sur Navire si le cœur vous en dit.

Denis Boudreau | 2003.03.03 @ 09:06 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 02 mars 2003
par Denis Boudreau

Suite du coup de gueule sur les éditeurs HTML

Un peu plus tôt aujourd'hui, mon bon ami Tristan me faisait parvenir quelques liens parmi tant d'autres traitant de l'innommable médiocrité de l'éditeur HTML FrontPage en ce qui a trait à sa capacité à produire du code conforme aux standards (suite à mon commentaire d'hier). J'ai beau me gargariser passionnément avec mon mépris pour cet outil d'édition, à chaque fois, je retombe en bas de ma chaise. C'est tout simplement incompréhensible qu'une entreprise de l'importance de MicroSoft, impliquée qu'elle est dans les activités du Consortium, puisse siéger sur autant de comités comme membre respectable et influent, pour retourner tranquillement par la suite dans ses bureaux et produire un outil aussi peu performant. Pourtant, ce n'est pas une question de budget ou encore de possibilité technologique ; avec un outil potentiellement comparable, MacroMedia a réussi à faire de DreamWeaver MX un éditeur HTML potable et à peu près respectueux des normes. C'est quoi le problème ? MicroSoft n'a t-il pas les moyens d'investir dans un développement moins salopé ? Quel est l'intérêt de maintenir un aussi mauvais produit sur le marché ?

Il y a quelques mois de cela, en fin novembre, Tristan faisait justement état d'une analyse qui avait été faite par Dori Smith de BackUpBrain et membre du WaSP, qui avait justement testé le niveau de performance de plusieurs éditeurs WYSIWYG. Le résultat était soit spectaculaire, soit désolant. Tout dépendait de quel côté vous regardiez la chose :

J'ai trouvé l'argument ultime de la supériorité du code (X)HTML écrit à la main par opposition à du code généré par un outil graphique. C'est Dori Smith, du WaSP, qui a produit deux tableaux comparant la taille et la conformité du code pour une page toute simple avec une image qui change quand la souris la survole. Comparez les résultats de Dreamweaver MX, Frontpage 2002, Adobe GoLive 6, c'est édifiant. Pour résumer les deux extrèmes : la page en FrontPage 2002 fait 16.380 octets, par opposition aux 858 octets (soit 19 fois moins) du codage manuel. Lequel est en XHTML valide, lui...

Mais c'est surtout cette entrée au carnet de Todd Dominey, le populaire "What Do I Know" qui m'a particulièrement touché parce que trop près de mes propres expériences. J'aurais pu, comme plusieurs d'entre vous j'en mettrais ma main à couper, remplacer son nom par le mien et le nom de son client par celui d'un des miens et l'histoire aurait été identique. Voyez plutôt par ce simple extrait :

[...] I had been told most of the site structure was already complete, except for a few dummy images inserted into table cells, some inconsistent formatting, and a few other odds and ends. Opening the directory for the first time, I noticed at the top a group of clustered folders with names like _VTI_CNF, _PRIVATE, and _DERIVED. I knew these characters. I knew their purpose. I knew what lay inside. This was the handiwork of an inexperienced web designer paid far too much for their services. This was the twisted byproduct of an American corporation hell bent on global domination. This, my friends, was FrontPage. [...]

Si vous avez le cœur sensible, éviter d'en lire plus. Mais de grâce, si vous utilisez FrontPage vous-mêmes, allez lire ce que Todd a à raconter.

Denis Boudreau | 2003.03.02 @ 20:56 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 02 mars 2003
par Denis Boudreau

Indicateur du mode de rendu des navigateurs

François Hodierne lance une idée vachement intéressante pour déterminer de visu si une page que vous visitez est conforme ou non aux standards du W3C. Moi, j'achète :

[...] Pourquoi les développeurs des sus-cités navigateurs ne mettraient-ils pas une petite icône dans la page barre d'état (ou ailleurs) indiquant le mode de rendu ? L'idéal serait qu'en cliquant sur l'icône on puisse basculer d'un mode à l'autre. C'est un peu une fonctionnalité d'expert, de développeur, mais je trouverais ca particulièrement agréable. On pourrait aussi étendre cette fonctionnalité en ajoutant un validateur interne. [...]

Maintenant, à l'intention de nos bons amis influents auprès des fabricants de navigateurs ; sentez-vous nos regards implorants se tourner vers vous ?

Denis Boudreau | 2003.03.02 @ 07:42 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

samedi 01 mars 2003
par Denis Boudreau

Coup de gueule sur les éditeurs HTML

Je relance un très vieux débat, mais puisque je n'aurais pas pu faire mieux moi même, je vous glisse un mot sur la découverte d'un texte que je viens de faire. Stéphanie "Tara Star" Booth, rédactrice en chef de Pompage et seule à maîtresse à bord du populaire ClimbToTheStars, donnait un petit coup de gueule en 2001 en faveur de l'édition à la main du code HTML, expliquant en long, en large et en travers pourquoi il était (et est toujours à mon humble avis) préférable d'apprendre à coder son HTML à la main plutôt que de recourir aux éditeurs WYSIWYG comme DreamWeaver (qui est tout de même pas mal depuis la version MX), FrontPage, GoLive et bien d'autres petites merdes innommables. D'abord et avant tout une question de s'approprier la compréhension de la structuration d'un document Web, l'avantage de coder à la main consiste principalement à contrôler les éléments reliés à son travail. Cet extrait du texte de Tara résume très bien ma pensée, ma position et mon expérience de la chose :

[...] Il suffit d'apprendre une dizaine de balises de base (les plus courantes) pour pouvoir "faire du HTML". Une fois qu'on les connaît, écrire un texte "en HTML" ne prend pas plus de temps que le temps qu'il faut pour taper le contenu - il suffit d'ajouter les balises au fil du texte, au fur et à mesure que l'on compose. Bien sûr, il faut un peu d'entraînement, c'est évident. Mais le principe est très simple, et à la portée de toute personne capable de rédiger un texte. [...]

Qu'on me comprenne bien; je n'ai rien contre les utilisateurs de WYSIWYG qui, comme mon bon ami et frère d'armes Emmanuel, savent interpréter le code et qui n'ont pas peur de s'y salir les mains. C'est avec ceux qui croient pouvoir tout régler à grand coups de clics de souris sur des icônes dans une interface visuelle que j'ai un problème. Ceux qui n'ont jamais vu un code source, et qui "codent" des documents sur lesquels je devrai éventuellement me pencher pour en nettoyer l'excédent, l'inutile et le propriétaire (sentez-vous l'influence d'une expérience négative récente ?) afin d'en optimiser le rendu. Quoi qu'il en soit, si vous avez une dizaine de minutes à tuer et souhaiter vous forger une opinion dans ce débat vieux comme le monde (bon peut-être pas si vieux, mais vous comprenez), aller lire "Editeurs HTML".

Denis Boudreau | 2003.03.01 @ 23:17 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

samedi 01 mars 2003
par Denis Boudreau

WebAIM Training Event 2003

Suite au succès sans précédents du "Training Event 2002" dispensé à pareille date l'année dernière, WebAIM en remet cette année et nous offre, du 31 mars au 18 avril prochain, la seconde édition de leur session de formation en ligne destinée à enrichir les aptitudes des développeurs Web en matière d'accessibilité. Que vous soyez un producteur de contenu sur le Web, que vous en gériez la production ou que vous soyiez vous-mêmes formateur, vous ne voudrez pas rater cet événement. Les sessions de formation en ligne inclueront des discussions audio en temps réel, de la vidéo en "streaming", des simulations, des didacticiels, des sessions de clavardage et une liste de diffusion interactive.

Comme vous pouvez le constater, cette session de formation, d'une durée de trois semaines, est un exemple en soi de conception de sites Web accessible. Si l'activité vous intéresse, assurez-vous de vous y inscrire le plus rapidement possible afin de ne pas manquer le bateau. Personnellement, dès lundi matin, je connais un gestionnaire des ressources humaines qui va se faire présenter une petite facture. :)

Denis Boudreau | 2003.03.01 @ 22:48 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page